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DANGÉ, FRANÇOIS, musicien accepté comme pensionnaire par les Jésuites de Québec en 1662. Le père Jérôme Lalemant, dans le Journal des Jésuites, épelle le nom de famille « dangé » et « d’Auger » ; J.-E. Roy le donne comme « d’Augé » ou « d’Auger ».

        Les Jésuites commencèrent en 1659 à accepter des étudiants pensionnaires à leur collège ; leur projet consistait à accepter « chaque étudiant à titre gratuit seulement pour une période d’un an, afin de pouvoir répartir leur aide entre plusieurs élèves. » (Gosselin, dans Canada and its Provinces, XVI : 362, parle du « séminaire », mais comme ce dernier n’a pas été fondé avant 1663, il doit faire allusion au « collège ».) Le collège des Jésuites comprenait « environ une vingtaine » de pensionnaires en 1663. Lalemant écrit, pour le mois de novembre 1662 : « Environ ce temps nous receusmes aux pensions françois dangé musicien & la Marque par charité ne sçachant que devenir. » À Noël de la même année, les chanteurs reçurent une généreuse libation de bière et de vin. « Cela enruma Amador, qui ne put plus ensuite chanter les festes, aussy bien que d’autres musiciens françois d’Anger, &c. » La dernière allusion de Lalemant à Dangé mentionne que « le 15. ou le 16. [décembre 1663] revint françois le musicien, que nous entreprismes de nourir par charité, et Mr. l’Evesque ou la paroisse a luy fournir vestitum (le vêtement). » La façon dont les Jésuites traitèrent ce jeune musicien montre le grand état qu’ils faisaient des dispositions pour la musique.

Helmut Kallmann

JR (Thwaites), XLVII : 293, 295, 311.— Amédée-E. Gosselin, Education in Canada under the French régime, dans Canada and its Provinces (Shortt and Doughty), XVI : 361–373.— J.-E. Roy, Chant et musique, BRH, II (1896) : 157s.