Formé au séminaire des Missions étrangères de Paris, Nicolas Foucault (mort en 1702) débarque à Québec en 1688. Mgr de Saint-Vallier l’ordonne prêtre l’année suivante, puis l’envoie dans la paroisse de Batiscan, où il le nomme curé en 1693. Le séminaire de Québec le choisit en 1700 pour devenir missionnaire au Mississippi. L’abbé Foucault séjourne chez les Tamarois et les Arkansas (Quapaws), avant d’être tué par des Coroas alors qu’il se rendait chez les Chicachas.

FOUCAULT, NICOLAS, originaire de Paris, prêtre du séminaire de Québec, curé, missionnaire, mort en 1702.

Nicolas Foucault intégra le séminaire des Missions étrangères à Paris et il était encore séminariste lorsqu’il débarqua à Québec en juin 1688. Mgr de Saint-Vallier [La Croix] lui conféra les ordres mineurs et le sous-diaconat, le 22 août et le 30 novembre de la même année, et la prêtrise le 3 décembre 1689. Lévêque retint également ses services comme secrétaire.

Après son ordination, l’abbé Foucault fut envoyé dans la paroisse de Batiscan qu’il desservit à la satisfaction de ses supérieurs puisque Mgr de Saint-Vallier le nomma curé en titre le 23 septembre 1693. Reconnu pour sa rigueur, il entra néanmoins en conflit avec plusieurs officiers militaires stationnés dans sa paroisse, notamment Jacques de Mareuil* et François Desjordy Moreau de Cabanac. En 1700, le séminaire de Québec le choisit pour rejoindre l’abbé Marc Bergier chez les Tamarois. Il faut croire que le choix des candidats était restreint car l’abbé Henri-Jean Tremblay* écrivait au supérieur du séminaire ne pas comprendre comment on avait pu envoyer Foucault au Mississippi. « Il est d’une santé ruinée, disait-il, je crains qu’il ne tombe bientôt en ce pays là ». Le procureur reconnaissait, néanmoins, que Nicolas Foucault avait toutes les autres qualités pour y « travailler avec succès ».

L’abbé Foucault arriva à la mission des Tamarois le 28 avril 1701, mais n’y séjourna pas longtemps. À la demande de Bergier ou à l’invitation de Pierre Le Moyne d’Iberville, il se rendit chez les Arkansas (Quapaws). À lété de 1702, il quitta cette communauté indifférente à son enseignement pour fonder une mission chez les Chicachas. En cours de route, les voyageurs, malades, s’arrêtèrent chez les Coroas afin d’y louer les services d’hommes pour conduire leur canot. Ces Coroas, convoitant le coffre garni de l’abbé Foucault, profitèrent du sommeil des voyageurs pour les tuer. Labbé Albert Davion, qui s’était porté à la rencontre de Foucault, trouva peu après les cadavres. Deux ans plus tard, les Arkansas vengèrent sa mort lors d’une expédition punitive de grande envergure.

Noël Baillargeon

AAQ, Registres d’insinuations A, 235, 281.— ASQ, Lettres, O, 28, 29 ; N, 121, 122 ; R, 50, 53, 60, 62 ; Paroisses diverses, 31 ; Polygraphie, IX : 24, 27.— Giraud, Histoire de la Louisiane française, I : passim.

Bibliographie de la version modifiée :
L. C. Jones, « Nicolas Foucault and the Quapaws », The Arkansas Hist. Quarterly (Fayetteville, Ark.), 75 (2016), no 1 : 4–26. J. P. Key, « The calumet and the cross : religious encounters in the lower Mississippi valley », The Arkansas Hist. Quarterly, 61 (2002), no 2 : 152–168.

Comment écrire la référence bibliographique de cette biographie

Noël Baillargeon, « FOUCAULT, NICOLAS », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 2, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 8 août 2026, https://www.biographi.ca/fr/bio/foucault_nicolas_2F.html.

Information à utiliser pour d'autres types de référence bibliographique


Permalien: https://www.biographi.ca/fr/bio/foucault_nicolas_2F.html
Auteur de l'article:    Noël Baillargeon
Titre de l'article:    FOUCAULT, NICOLAS
Titre de la publication:    Dictionnaire biographique du Canada, vol. 2
Éditeur:    Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:    1969
Année de la révision:    2026
Date de consultation:    8 août 2026