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ALLEN, sir JOHN CAMPBELL, officier de milice, avocat, auteur, fonctionnaire, homme politique et juge, né le 1er octobre 1817 dans la paroisse de Kingsclear, Nouveau-Brunswick, fils de John Allen et d’Ann Blair ; le 3 juillet 1845, il épousa à Portland (Saint-Jean, Nouveau-Brunswick), Margaret Austen Drury, et ils eurent au moins neuf enfants ; décédé le 27 septembre 1898 à Fredericton.

Tory, adversaire de la Confédération et gentleman, John Campbell Allen fut le dernier juge de la Cour suprême du Nouveau-Brunswick à devoir son poste en bonne partie à son rang social plutôt qu’au jeu de la politique partisane. Durant les 20 années où il fut juge en chef, années qui coïncidèrent avec une période de difficultés internes et de défis jurisprudentiels sans précédent, sa présence donna de la crédibilité au tribunal. Dans les dernières décennies de sa vie, ceux qui déploraient les bouleversements que la Confédération avait engendrés dans la société des Maritimes virent en lui l’incarnation des vertus loyalistes d’une époque révolue.

Petit-fils d’Isaac Allen, qui avait été, à l’époque de la fondation de la province, juge à la Cour suprême durant 22 ans, John Campbell grandit dans la ferme familiale, située sur l’emplacement d’un ancien campement malécite au nord de Fredericton, Aukpaque. Il ne fréquenta pas le collège mais fut stagiaire au cabinet de John Simcoe Saunders*, fonctionnaire provincial doté d’une modeste expérience mais très versé en droit. Reçu attorney le 13 octobre 1838 et admis au barreau le 15 octobre 1840, Allen, au lieu de s’établir à Saint-Jean – qui offrait les affaires les plus lucratives – choisit la paisible ville de Fredericton, où il allait passer toute sa carrière. Selon son successeur au poste de juge en chef, William Henry Tuck*, il était sans contredit « l’avocat le plus connu du comté d’York ». Pourtant, d’après l’historien et homme de loi James Hannay*, il « ne gagna jamais beaucoup d’argent en pratiquant le droit, parce qu’accumuler des richesses ne l’intéressa jamais assez ». À ses débuts, il fut notamment secrétaire de tournée du juge George Frederick Street*, qui était « sourd comme un pot ».

Du temps où il fut avocat, Allen ne se signala pas tant par ses plaidoiries ou ses avis juridiques que par son travail d’éditeur. En 1847, il publia, à compte d’auteur, la première édition annotée des règles de procédure des divers tribunaux de la province. Deux ans plus tard, son érudition se manifesta dans un recueil jurisprudentiel abondamment annoté des jugements rendus de 1825 à 1827 par les tribunaux d’appel du Nouveau-Brunswick, recueil qu’il avait préparé à l’aide des notes manuscrites prises à l’époque par le juge Ward Chipman* fils, un cousin de sa femme. En 1848, il succéda à David Shank Kerr au poste de sténographe officiel de la Cour suprême. Quoique cette fonction ait été pénible et mal payée, y accéder était le signe que l’on était bien vu du gouvernement. Pendant qu’il l’exerça, Allen produisit six volumes de recueils jurisprudentiels qui englobaient les années 1848 à 1866. Quand on le nomma juge à la Cour suprême en 1865, il quitta le poste de sténographe, mais son dévouement au barreau était tel qu’il compila les recueils durant une autre année, jusqu’à ce que Hannay le remplace. En outre, il prêta le manuscrit de ses deux derniers volumes (dont la publication se fit longtemps attendre) à James Gray Stevens* afin qu’il puisse préparer le répertoire du droit jurisprudentiel du Nouveau-Brunswick, qui parut en 1874, et il contribua à la difficile tâche de résumer les causes. Fait significatif, Stevens dédia l’ouvrage à Allen plutôt qu’au juge en chef alors en poste ; même en 1894, le sténographe de la Cour suprême allait remercier Allen de son aide et de ses encouragements.

Avec James A. MacLauchlan, Allen s’était vu confier en 1845, par le gouvernement provincial, la mission de régulariser les titres fonciers des colons, acadiens pour la plupart, qui s’étaient établis comme squatters du côté néo-brunswickois du territoire qui, dans la vallée du haut Saint-Jean, avait fait l’objet d’un litige [V. sir John Harvey*]. Probablement devait-il cette nomination à l’influence de son père, propriétaire terrien et fidèle député conservateur de la chambre d’Assemblée durant 36 ans, qui entra au Conseil exécutif en 1845. Le même motif pourrait expliquer son accession, en 1851, au poste de greffier du Conseil exécutif, qu’il occupa jusqu’à son entrée en politique provinciale. La même année, il devint le premier maire élu de Fredericton. Fils et petit-fils de colonels de milice, il suivit la tradition familiale et s’enrôla à 20 ans dans le New Brunswick Regiment of Artillery, où il avait le grade de capitaine au moment de son entrée à la Cour suprême. En 1844, le lieutenant-gouverneur, sir William MacBean George Colebrooke*, personnage controversé, le choisit comme aide de camp. Anglican, Allen fut d’abord un partisan modéré de la Basse Église – il fréquentait l’église paroissiale de Fredericton plutôt que la cathédrale de l’évêque John Medley, mais ses vues s’élargirent avec le temps, comme celles de la plupart des anglicans du Nouveau-Brunswick. À preuve, il ne quitta pas l’église paroissiale quand, en 1873, le nouveau rector, George Goodridge Roberts*, suivant les engouements du mouvement d’Oxford, instaura le chant, installa une croix au-dessus de l’autel et décida que le célébrant se tournerait vers l’est pendant l’office. Lorsque les différends paroissiaux que soulevaient ces pratiques tournèrent au litige en 1887, c’est lui qu’on proposa comme médiateur.

Allen entra en 1856 à la chambre d’Assemblée en qualité de député de sa circonscription natale, York, et la représenta jusqu’à son accession au titre de juge. Il fut solliciteur général en 1856–1857 dans l’éphémère gouvernement conservateur de John Hamilton Gray*, et son élection, en 1863, à la présidence de l’Assemblée, où dominaient les smashers, témoigne du respect qu’il inspirait aux députés de toutes tendances. Après les élections de 1865, il fut procureur général durant plusieurs mois dans le gouvernement opposé à la Confédération d’Albert James Smith*.

Malgré son intelligence, ses victoires électorales et l’estime qu’il suscitait, Allen ne montra aucun désir de devenir le chef dont les conservateurs avaient besoin après leur défaite historique de 1854 [V. Charles Fisher*]. Il est même l’un des rares procureurs généraux du Nouveau-Brunswick qui, de 1851 à 1970, ne fut pas premier ministre. Comme bon nombre des membres de familles conservatrices qui connurent la période qui suivit l’instauration de la responsabilité ministérielle, il n’avait que mépris pour le favoritisme de bas étage qui cimentait les partis. Dans ce qui est probablement son discours le plus célèbre à l’Assemblée, il accusa les habitants de sa circonscription de commettre « la plus malheureuse profanation du droit de suffrage » en vendant leurs votes. L’esprit partisan à outrance le rebutait et, si c’était là ce qu’engendrait le gouvernement responsable, alors « il devenait vite dégoûté de tout le régime ». Cependant, il lui arrivait d’être radical. Bien qu’il ait été alarmé de la corruption électorale, il était prêt à soutenir le suffrage masculin quasi universel, et ce à une époque où même les smashers affirmaient l’entrevoir avec horreur. S’il s’opposait au projet d’union coloniale mis au point à la conférence de Québec, ce n’était pas, contrairement à l’avis de Smith et de Timothy Warren Anglin, parce qu’il minait l’autonomie provinciale mais, comme le pensait le lieutenant-gouverneur Arthur Hamilton Gordon*, parce que c’était un « fragile substitut de l’union législative ».

Gordon avait une très haute opinion d’Allen, qui était l’un de ses avocats personnels. Il le tenait pour le personnage le plus respecté d’un gouvernement opposé à la Confédération qui comprenait pourtant le distingué William Hunter Odell et un homme aussi droit qu’Arthur Hill Gillmor*. Pourtant, Allen ne joua pas un rôle très visible dans le régime. Il n’assista qu’à la session législative de 1865 à titre de procureur général, et il y prit la parole rarement, et jamais sur la Confédération. En outre, il accompagna Smith à Londres dans le vain espoir de convaincre le ministère des Colonies que l’union suscitait, au Nouveau-Brunswick, une opposition intransigeante. Presque dès le début du gouvernement, on dut tenir pour acquis qu’il accéderait à la Cour suprême aussitôt que le juge en chef, sir James Carter*, démissionnerait. Son droit à un siège était quasi indéniable. Par convention, les procureurs généraux des Maritimes, tout comme leurs homologues en Angleterre, avaient de sérieuses prétentions à la première fonction judiciaire acceptable. De toute façon, Allen était considéré comme le candidat le plus probable dans la province, abstraction faite de toute considération politique. Sa nomination en septembre 1865 eut donc l’assentiment de tous.

Allen siégea 31 ans à la Cour suprême. Il faisait des tournées dans la province afin de présider des procès et restait à Fredericton quand la Cour suprême y siégeait en pleines assises pour entendre des appels. Règle générale, seules ces causes donnaient lieu à un jugement écrit, et en consultant ces textes on constate que, durant ses dix premières années, Allen fut un assistant précieux pour le juge en chef William Johnston Ritchie. Les recueils jurisprudentiels laissent deviner que tous deux portaient presque seuls le fardeau de la rédaction, car les autres juges étaient des nullités ou presque. Quand, en 1875, Ritchie passa à la Cour suprême du Canada, qui venait d’être instituée, Allen devint automatiquement juge en chef. Il était le plus ancien et le plus compétent des juges puînés, mais le fait que Smith et Anglin, qui avaient combattu la Confédération à ses côtés, étaient alors devenus d’influents libéraux fédéraux ne nuisit sûrement pas.

Durant le mandat d’Allen, la Cour suprême dut examiner les lois en tenant compte de la façon dont l’Acte de l’Amérique du Nord britannique répartissait les pouvoirs entre le Parlement fédéral et les provinces. Plusieurs des causes constitutionnelles les plus importantes de la fin du xixe siècle furent d’abord entendues au Nouveau-Brunswick, et dans l’ensemble la cour s’acquitta bien de son travail. En 1869, sous le juge en chef Ritchie, elle avait énoncé ce qui allait devenir la théorie acceptée au Canada, soit le contrôle judiciaire de la validité des actes législatifs. Il en avait résulté de vives contre-attaques de la part du Parlement du Nouveau-Brunswick aussi bien que d’un pamphlétaire et juge d’un tribunal de comté. Elle fut aussi le premier tribunal d’appel à se prononcer sur la constitutionnalité de l’Acte de tempérance du Canada, qui était extrêmement controversé [V. sir Richard William Scott*]. Dans l’affaire Barker contre la municipalité de Fredericton, en 1879, le juge en chef Allen s’allia à trois autres juges pour déclarer la loi fédérale invalide. Dans cette première tentative de réponse à l’énigme qu’était la répartition des pouvoirs, ils adoptèrent, ce qui était prévisible, une interprétation littérale, en analysant la fédération comme une structure composée de « sphères distinctes », mais ils la tempérèrent en reconnaissant franchement l’importance du contexte historique et contemporain. Le fait que la Cour suprême du Canada annula finalement leur jugement en dit moins long sur la qualité de leur raisonnement que sur le caractère sibyllin de l’acte constitutionnel. L’affaire Barker déclencha, dans le milieu juridique de Saint-Jean, une guerre journalistique entre partisans et adversaires de la loi fédérale sur la tempérance. Cette guerre inspira à Jeremiah Travis* un ouvrage paru à Saint-Jean en 1884 et qui fit sensation, A law treatise on the constitutional powers of parliament, and of the local legislatures, under the British North America Act, 1867. Une bonne partie de sa véhémence était dirigée contre l’« absurde » jurisprudence constitutionnelle établie par la Cour suprême du Nouveau-Brunswick, donc notamment par le juge en chef Allen.

Outre qu’il assista à la naissance d’importants litiges sur la répartition des pouvoirs, le Nouveau-Brunswick de la fin du xixe siècle fut le théâtre de la première crise des écoles séparées qui éclata après l’union des provinces [V. John Costigan*]. La Cour suprême devait décider si les écoles catholiques financées à même les deniers publics au moment de la Confédération étaient des écoles « confessionnelles » existant à ce moment « en vertu de la loi », ce qui leur aurait assuré la protection de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique. Dans Ex parte Renaud, en 1873, la Cour suprême, parla voix du juge en chef Ritchie, se prononça à l’unanimité contre les catholiques. Le jugement fut confirmé à tous les paliers d’appel. Quand les protestations contre l’imposition de taxes scolaires en 1875 provoquèrent des pertes de vie à Caraquet, c’est le juge Allen qui eut la lourde responsabilité de présider l’audition des procès pour désordre et meurtre, et par la suite, en qualité de juge en chef, la révocation de ses propres jugements sur des causes ayant été jugées recevables en appel.

Quoique la jurisprudence constitutionnelle établie à la fin du xixe siècle par la Cour suprême ait été digne d’éloges, jamais, depuis que les juges Ward Chipman* père et John Murray Bliss* avaient tenté de régenter la province dans les années 1820, le prestige de la magistrature n’avait été aussi bas. De l’avis unanime, le juge en chef Allen n’était pas un juriste aussi remarquable que Ritchie l’avait été, mais le vrai problème, c’étaient les autres membres du tribunal. À la Cour suprême du Nouveau-Brunswick, la connaissance des aspects techniques du droit faisait tristement défaut : la Cour suprême du Canada révoquait ses jugements dans 42 % des cas, proportion inquiétante. Cependant, la personnalité même des juges était plus encore à blâmer. Durant le mandat d’Allen, les nominations se multiplièrent : au total, il siégea avec 12 juges moins anciens que lui. Tous sauf un furent nommés après la Confédération, et de ceux-là un seul n’était pas un conservateur fédéral. Pour la première fois, à la fin des années 1870, les juges du Nouveau-Brunswick étaient majoritairement des hommes choisis pour des raisons de politique partisane et non pour leur compétence en droit. Les commentaires ne tardèrent pas. En 1882, Jeremiah Travis dépeignit sans détour ce groupe de « vils incapables ». Allen lui-même, malgré sa « bienveillance », était « simplement un avocat passable » qui, par indolence, reportait ses jugements de plusieurs « années, littéralement ». Les autres se tiraient moins bien de l’évaluation. Par exemple, Andrew Rainsford Wetmore, « grossièrement et honteusement malhonnête », était le « pire juge qui [eût] jamais déshonoré la magistrature de [la] province ». Charles Duff avait une « belle intelligence », mais ses « années de débauche » l’avaient presque rendu fou. Acalus Lockwood Palmer était un « avocat généraliste » compétent, mais il trempait dans tellement de transactions financières louches que « personne n’a[vait] la moindre confiance en son intégrité ». Parmi ceux que l’on nomma par la suite, John James Fraser fut accusé publiquement de se présenter souvent au tribunal en état d’ébriété, ce qui ne fut jamais démenti de façon convaincante ; on disait, probablement avec raison, que les jugements de William Henry Tuck étaient empreints de partisannerie. Ces deux derniers incidents menèrent à l’emprisonne ment de rédacteurs en chef, et les journalistes ne tardèrent pas à laisser entendre que, si les verdicts d’outrage au tribunal étaient alors si fréquents, c’était parce que les juges de la Cour suprême avaient bien des motifs d’être chatouilleux, tant à cause de leur vie publique que de leur vie privée. À la fin du siècle, le barreau du Nouveau-Brunswick n’échappait pas non plus au mécontentement populaire. Inquiets de voir chuter la cote de la magistrature et du barreau, des hommes de loi fondèrent en 1892 la Saint John Law School (aujourd’hui la faculté de droit de la University of New Brunswick), dont le juge en chef Allen était le parrain. Celui-ci opposa cependant son veto lorsque le barreau, dans l’espoir de rehausser le prestige de l’appareil judiciaire, proposa d’imiter d’autres provinces et de s’adresser aux juges en leur donnant le titre ronflant de « Milord » plutôt que celui de « Votre Honneur », traditionnellement employé au Nouveau-Brunswick.

Tout au long de ces difficultés, Allen lui-même reçut des témoignages de respect nombreux et sincères ; on trouva tout à fait juste qu’en 1889 il soit fait chevalier. Il participa avec enthousiasme au renouveau loyaliste des années 1880 et se vanta même tant de son lignage qu’un de ses parents par alliance en vint à se moquer de lui, en privé, en le traitant de « freluquet présomptueux » et de « blanc-bec impertinent ». En 1883, il fut l’un de ceux qui commandèrent un recueil de courts portraits loyalistes à son vieux compagnon tory et antifédéraliste Joseph Wilson Lawrence, et personne n’exerça autant de pression que lui pour que l’ouvrage Judges of New Brunswick soit achevé. Il se porta volontaire pour organiser le financement du travail et offrit même « d’aider de [son] mieux à la rédaction de ce qui [pouvait] en être considéré comme la partie juridique ».

Quand Judges of New Brunswick paraîtrait enfin, en 1907, soit bien longtemps après la mort de sir John Campbell Allen et de Lawrence, on n’y trouverait que le résumé de la carrière des juges nommés avant la Confédération et, en guise de conclusion, le chapitre sur Allen. Cet agencement était bien conforme à ce que l’on croyait alors : la retraite d’Allen, en 1896, avait mis fin à l’époque coloniale distinctive du Nouveau-Brunswick. Presque dès sa nomination, des commentateurs avaient fait observer que jamais plus la Cour suprême ne pourrait inspirer aux gens de robe et à la population l’estime dont elle bénéficiait avant 1867, car la politique partisane était désormais la seule voie d’accès à la magistrature. Songeant à ce qu’était la magistrature d’alors, James Hannay disait avec nostalgie, en 1892, que « dans ce temps-là » il y avait des « géants parmi les hommes de loi ». Dans un hommage à Allen, un autre historien et juriste, William Kilby Reynolds*, versait aussi dans le romantisme en décrivant sa carrière comme la fin d’une époque. Prenant bien soin de souligner qu’Allen avait été « nommé juge parce qu’il était digne d’en être un », Reynolds terminait par cette conclusion fameuse : « il importe que ceux qui viendront après nous se souviennent que, quel que soit le calibre des hommes qui siégeront à l’avenir dans les tribunaux, nous avons au moins eu, au poste de juge en chef du Nouveau-Brunswick, des juristes comme Chipman [fils], [Robert Parker*], Carter, Ritchie et Allen ». La disparition d’Allen mettait un terme à cette succession de patriciens.

D. G. Bell

John Campbell Allen est l’auteur, vraisemblablement avec James A. MacLauchlan, de : Report of awards made on the upper Saint John under fourth article of the Treaty of Washington (Fredericton, 1848), cependant on ne trouve aucun exemplaire de cet ouvrage. Il a édité N.-B., Supreme Court, Rules of all the courts, and a collection of statutes relating to practice, with notes, and an appendix of fees (Fredericton, 1847), et a aussi préparé l’édition de Reports of cases determined in the Supreme Court of New Brunswick, by the Honorable Ward Chipman [...] (Fredericton, 1849), d’après le manuscrit de Chipman qui se trouve actuellement au Musée du N.-B., A365. Une édition révisée concernant la période qui va jusqu’en 1835 est toujours en vente et est généralement désignée comme le volume 1 de New Brunswick Reports (Saint-Jean et Fredericton). En sa qualité de sténographe judiciaire de la Cour suprême, Allen a édité six volumes de Reports of cases argued and determined in the Supreme Court of New Brunswick (Saint-Jean et Fredericton, 1850–1879). Les nouvelles éditions sont toujours en vente et sont connues comme le volumes 6 à 11 de New Brunswick Reports.

AN, MG 23, D1, sér. 1, 80 ; MG 24, A20, 3 (transcriptions) ; MG 27, I, D15, 21.— APNB, MC 1156 ; RG 5, RS32, C, 8.— Musée du N.-B., F71 ; I. A. Jack papers, diary ; New Brunswick Loyalist Soc. records, application book ; Tilley family papers, box 9.— N.-B., House of Assembly, Journal, 1846 ; Reports of the debates, 1857–1858, 1865 ; Supreme Court, New Brunswick equity cases (Toronto), 1 (1876–1893) ; New Brunswick Reports, 12–16 (1867–1877).— [W. K. Reynolds], « Sir John Campbell Allen », New Brunswick Magazine (Saint-Jean), 1 (juill.–déc. 1898) : 233–234 (portrait face à la page 233).— [James] Steadman, Opinion of judge Steadman of the York County Court, delivered in 1868, upon the power of the judiciary to determine the constitutionality of a law enacted by the parliament of Canada or a provincial legislature [...] ([Fredericton, 1873]).— Daily Telegraph (Saint-Jean), 23, 27 déc. 1892.— Progress (Saint-Jean), 5 mai, 13 oct. 1888, 16 févr., 2–9 mars 1889.— St. John Daily Telegraph and Morning Journal (Saint-Jean), 12 août 1869.— Saint John Globe, 16 mai, 12, 18 juin 1888, 23 févr. 1901, 13 déc. 1911.— Elections in N.B.— The New Brunswick militia commissioned officers’ list, 1787–1867, D. R. Facey-Crowther, compil. (Fredericton, 1984).— Lawrence, Judges of N.B. (Stockton et Raymond).— MacNutt, New Brunswick.— J. G. Snell, « Relations between the Maritimes and the Supreme Court of Canada : the early years », Law in a colonial society : the Nova Scotia experience, P. [B.] Waite et al., édit. (Toronto, 1984) : 143–163.— P. M. Toner, « The New Brunswick separate schools issue, 1864–76 » (thèse de m.a., Univ. of N.B., Fredericton, 1967).— G. F. G. Stanley, « The Caraquet riots of 1875 », Acadiensis (Fredericton), 2 (1972–1973), n121–38.

Bibliographie générale

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D. G. Bell, « ALLEN, sir JOHN CAMPBELL », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 12, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 26 oct. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/allen_john_campbell_12F.html.

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Auteur de l'article:   D. G. Bell
Titre de l'article:   ALLEN, sir JOHN CAMPBELL
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 12
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1990
Année de la révision:   1990
Date de consultation:   26 octobre 2014