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CLARKSON, THOMAS, marchand, né à Susworth, paroisse de Scotter, dans le Lincolnshire, Angl., le 26 janvier 1802, fils de John et d’Elizabeth Clarkson, décédé à Toronto, Ont., le 4 mai 1874.

Il semble que Thomas Clarkson ait émigré en 1832 à York (Toronto) où on le voit exercer la profession de marchand en 1837 et celle de commissaire-priseur pendant les années 40. À cette même époque, il commença à faire le commerce des denrées et à vendre des articles sur commande, et se spécialisa en outre dans le commerce des grains. Ces différentes activités devaient l’occuper jusqu’à la fin de sa vie. Quelque temps avant 1845_ on le trouve associé à Thomas Brunskill, de Thornhill.

Clarkson prit très tôt une part active au développement financier de la ville, et le fait d’avoir été disposé à accepter la présidence de l’Annexation Association locale, en décembre 1849, semble ne lui avoir nui en rien. Il fut au nombre de ceux qui demandèrent la constitution juridique du Board of Trade de Toronto en 1845 ; en sa qualité de président, de 1852 à 1859, il défendit le principe de la réciprocité, réclama des changements dans les lois sur l’usure et combattit l’augmentation des tarifs. Il fut aussi l’un des fondateurs et le président de la Commercial Building and Investment Society (fondée en 1851) ; il contribua à l’établissement de la Bank of Toronto, dont il fut l’un des premiers administrateurs de 1856 à 1858, et joua un rôle actif à la Toronto Exchange, créée en 1854 « pour les affaires commerciales ». Comme de nombreux autres membres du Board of Trade, Clarkson fut étroitement associé à la Toronto and Georgian Bay Canal Company (qui connut plusieurs échecs), ayant présidé en septembre 1855, à Toronto, une réunion de délégués du Canada et de villes américaines comme Chicago, Milwaukee et Oswego. En 1856, il figure en tête de la liste des fondateurs de la compagnie.

La panique de 1857 et la dépression qui s’ensuivit mirent un terme à des entreprises aussi onéreuses et provoquèrent un déclin général du commerce. Dans son discours de démission comme président du Board of Trade en janvier 1859, Clarkson insista tout particulièrement sur les problèmes du commerce au Canada. L’année suivante, il s’installa à Milwaukee, alors le centre d’une région en pleine expansion. C’est là qu’avec ses fils Benjamin Reid et Robert Guy (1841–1889) il mit sur pied un commerce de denrées et de vente à commission sous le nom de T. Clarkson and Sons. Thomas et Benjamin retournèrent à Toronto en 1864, mais Robert resta à Milwaukee et dirigea l’affaire jusqu’à sa mort. Il devint très connu grâce aux articles qu’il écrivait dans l’Evening Wisconsin sous le pseudonyme de Tommy Dodd.

À Toronto, Thomas réorganisa son affaire, qui avait cessé de fonctionner, après une brève existence, sous le nom de Clarkson, Hunter, and Company. Il devint syndic officiel des faillites pour la province, assumant ainsi la responsabilité d’entreposer et de vendre la marchandise des faillis. En 1869, il prit la succession du bail d’un grand silo auquel il donna le nom de Clarkson’s Elevator et joua un rôle actif dans le Produce Merchants Exchange de la ville.

Clarkson fut obligé de se retirer des affaires en 1872, à la suite d’une attaque de paralysie. À sa mort, deux ans plus tard, son affaire fut divisée en plusieurs parts : Benjamin qui était déjà son associé reprit le silo et le commerce des grains ; la charge de syndic fut confiée à ses autres associés, Thomas Munro et un autre de ses fils, Edward Roper Curzon Clarkson (1852–1931), qui créa plus tard un bureau d’expertise comptable maintenant connu sous le nom de Clarkson, Gordon and Company.

Anglican et paroissien de la cathédrale St James, Clarkson était aussi un adepte de l’observance du dimanche. En 1858, il fut élu président d’une société nouvellement réorganisée, la Toronto Sabbath Alliance, qui réclamait pour les fonctionnaires l’exemption du travail dominical. Il joua un rôle actif dans la St George’s Society de Toronto et, en 1871, il devint membre de la York Pioneer Society. En 1821, il avait épousé en premières noces, Elizabeth Farnham (décédée en 1829) dont il eut deux enfants ; en 1834, après son arrivée au Canada, il épousa Carrie Brunskill qui lui donna quatre enfants ; en 1844, enfin, il prit comme troisième épouse Sarah Helliwell (1824–1878) et en eut dix enfants. Un de ses fils, John Brunskill Clarkson (1835–1903), devint ministre méthodiste, et un de ses petits-fils, John Reed Teefy*, fut supérieur du collège catholique St Michael de Toronto.

Frederick H. Armstrong

PAO, W. H. Merritt papers, 22 nov. 1854 ; Toronto city council papers, 6 juill., 18 juill. 1836.— The annexation movement, 1849–50, A. G. Penny, édit., CHR, V (1924) : 236–261.— Statutes of the Province of Canada, 1856, c. 118.— Commercial Herald (Toronto), 6 mars 1845.— Globe (Toronto), 17 janv. 1859, 26 juin 1860, 21 mai, 28 mai 1866.— Mail (Toronto), 5 mai, 6 mai 1874.— Directory of the city of Milwaukee [...] 1860–61 (Milwaukee, 1860).— Milwaukee city directory for 1863 [...], A. Bailey, compil. (Milwaukee, 1863).— Edwards’ annual director to [...] the city of Milwaukee for 1865, Richard Edwards, édit. (Milwaukee, 1865).— On a consulté en outre les Directories de Toronto, 1837–1873.— The roll of pupils of Upper Canada College, Toronto, January 1830, to June 1916, A. H. Young, édit. (Kingston, Ont., 1917), 170s.— [A. J. Little], The story of the firm, 1864–1964 : Clarkson, Gordon & Co. (Toronto, 1964), 3–13.— Middleton, Municipality of Toronto, I : 488, 504.— Joseph Schull, 100 years of banking in Canada : a history of the Toronto-Dominion Bank (Vancouver, Toronto et Montréal, 1958).— Douglas McCalla, The commercial politics of the Toronto Board of Trade, 1850–1860, CHR, L (1969) : 51–67.

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Frederick H. Armstrong, « CLARKSON, THOMAS », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 18 déc. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/clarkson_thomas_10F.html.

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Auteur de l'article:   Frederick H. Armstrong
Titre de l'article:   CLARKSON, THOMAS
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1972
Année de la révision:   1972
Date de consultation:   18 décembre 2014