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COOK, WILLIAM FRANCIS, négociant, constructeur de navires et fonctionnaire, né le 4 février 1796 à Guysborough, Nouvelle-Écosse, ou dans les environs, troisième enfant de Benjamin Cook et de Philomela Hull ; il épousa le 5 mai 1822 Eliza Cunningham (décédée en 1850) dont il eut huit enfants, puis, au milieu des années 1850, en secondes noces, Caroline Brown, qui lui donna un enfant ; décédé le 8 avril 1862 à Canso, Nouvelle-Écosse.

Il semble que Francis Cook fit son apprentissage et reçut son éducation auprès de Thomas Cutler*, marchand de Guysborough ; il finit d’ailleurs par devenir associé de sa maison de commerce. En 1816, vraisemblablement grâce à l’influence de Cutler, il fut nommé greffier responsable des licences par la Cour des sessions trimestrielles ; il remplit également les fonctions de vérificateur des poids et mesures, de préposé à la mise en fourrière des porcs égarés ainsi que d’inspecteur et de sélectionneur de poisson séché et salé. En 1822, Cook quitta la R. M. Cutler and Company et s’établit à son compte à Guysborough. Il y tint un « magasin général » ; sans doute achetait-il du poisson qu’il envoyait à Halifax d’où il était réexpédié aux Antilles par des maisons plus importantes. Il se peut que Cook l’ait expédié lui-même aux Antilles. Il possédait aussi des seines et se lança dans la pêche à son propre compte. Entre 1836 et 1849, ses chantiers de construction navale lancèrent de nombreux bricks, schooners et trois-mâts barques.

Francis Cook fit partie du conseil d’administration de l’église Christ (Église d’Angleterre) de Guysborough, d’avril 1822 à mars 1823. Par ailleurs, en 1823, il fut inscrit sur la liste des professeurs de l’école méthodiste du dimanche qui venait d’être créée ; en 1830, sa femme et lui faisaient partie des sept familles de Guysborough qui avaient fondé la « Society of People called Methodists ». En 1837, Cook fut nommé juge de paix, en 1838, juge des plaids communs et, en 1840, juge suppléant de la Cour inférieure des plaids communs et de la Cour des sessions trimestrielles. Il fit fonction d’administrateur de la Guysborough Academy en 1848 et fit partie des dirigeants de la société de tempérance locale, dont il fut président en 1848–1849.

Ses affaires furent des plus prospères pendant des années ; en 1842, il venait en quatrième place parmi ceux qui payaient les impôts les plus élevés du comté de Guysborough. Mais vers la fin des années 40, il eut de graves difficultés financières et ne put rembourser les prêts que lui avaient surtout consentis des négociants de Halifax. Au début de 1850, grevés d’hypothèques d’environ £1 000, ses biens furent remis entre les mains de syndics, et, en 1851, son exploitation de Guysborough fut vendue pour dettes par le shérif. En 1850, après la mort de sa femme, Cook partit pour Canso où il réinstalla un commerce. En mai, la Cour des sessions trimestrielles le nomma peseur officiel de farine de la ville de Canso et, en 1853, il fut chargé de secourir les débiteurs insolvables et de recueillir leurs déclarations sous serment de tenir parole. À la fin des années 50, nous le retrouvons dans la pêche, avec un bateau et quatre hommes sous ses ordres. Il possédait également la petite ferme familiale crue presque tous les habitants de la Nouvelle-Écosse, quelle que soit leur condition sociale, trouvaient commode, sinon indispensable.

Si Francis Cook n’est qu’une figure relativement secondaire d’une communauté dont l’importance allait décroissant, il n’en reste pas moins intéressant parce qu’il incarne parfaitement le marchand intermédiaire engagé dans l’industrie de la pêche en Nouvelle-Écosse. L’exportation de poisson était un commerce fort aléatoire où des centaines d’hommes d’affaires de la province trouvèrent ou la fortune, ou la ruine.

John N. Grant

Christ Church (Anglican) (Guysborough, N.-É.), records (mfm aux PANS).— Guysborough County Registry Office (Guysborough, N.-É.), deeds.— Guysborough United Church (Guysborough, N.-É.), records (mfm aux PANS).— PANS, MG 20, no 98 ; RG 1, 175, 449 ; RG 12, census of Nova Scotia, 1860–1861 ; RG 34–311, P1–P4, 1785–1879.— Eastern Chronicle (Pictou, N.-É.), 1862.— Provincial Wesleyan (Halifax), 1862.— Royal Gazette (Halifax), 1851.— Belcher’s farmer’s almanack, 1824–1862.— H. C. Hart, History of the county of Guysborough (2e éd., [Windsor, N.-É., 1895]).— A. C. Jost, Guysborough sketches and essays (Guysborough, N.-É., 1950).

Bibliographie générale

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John N. Grant, « COOK, WILLIAM FRANCIS », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 9, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 20 déc. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/cook_william_francis_9F.html.

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Auteur de l'article:   John N. Grant
Titre de l'article:   COOK, WILLIAM FRANCIS
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 9
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1977
Année de la révision:   1977
Date de consultation:   20 décembre 2014