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DODD, EDMUND MURRAY, avocat, homme politique et juge, né à Sydney, Cap-Breton, le 9 janvier 1797, fils d’Archibald Charles Dodd et de Susannah Gibbons, décédé à Cow Bay (Port Morien), N.-É., le 27 juillet 1876.

Au cours de la guerre de 1812, Edmund Murray Dodd servit dans la marine britannique en qualité d’aspirant et fut prisonnier de guerre pendant un certain temps. Durant les années 1820 il exerça le droit à Sydney. En 1826, il épousa Mary Ann Sarah Weeks, qui mourut quelques années après et, en 1830, il épousa en secondes noces Caroline Maria Ritchie, dont il eut plusieurs enfants.

Dodd fut élu à l’Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse en 1832 et devint ainsi le premier député à représenter le canton de Sydney. Il se joignit bientôt aux tories James William Johnston, Mather Byles Almon, Alexander Stewart* et Simon Bradstreet Robie*. Ce groupe s’opposait aux tentatives de Joseph HowE et d’Herbert Huntington* qui voulaient instaurer dans le gouvernement le système des partis. Il semble que, malgré leurs opinions politiques divergentes, Dodd et Howe aient été des amis personnels. Lorsqu’en 1833, Howe fut provoqué en duel, il demanda conseil à Dodd, peut-être parce que celui-ci s’était battu à Halifax peu de temps auparavant et que le duel s’était terminé sans effusion de sang.

La nomination de Dodd au Conseil exécutif en 1838 et son accession au poste de solliciteur général, six ans plus tard, cimentèrent son alliance avec les tories. Pendant la période du gouvernement de coalition formé par le lieutenant-gouverneur Falkland [Cary*], les relations de Dodd avec Howe et les réformistes se détériorèrent sans arrêt. En 1842, Dodd essaya de réconcilier les tories et les réformistes au sein du Conseil exécutif en déclarant que le conseil était à la fois responsable devant le gouverneur et devant l’Assemblée. Malgré cette « profession de foi » – l’expression est des réformistes – Dodd dirigea bientôt l’attaque des tories contre les réformistes qu’il considérait comme une bande de trublions en quête d’emplois. Avec un humour noir, Howe répliqua que Dodd n’était qu’un laquais du gouverneur et une de ces « poules » dont les « caquetages » avaient brisé la coalition.

De 1842 à 1848, Dodd fut simultanément juge à la Cour d’enregistrement et d’examen des testaments et solliciteur général. En 1848, il fut nommé juge puîné de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse et il se retira ainsi de la scène politique. Malgré les capacités qu’on lui reconnaissait comme avocat, il ne fit pas une carrière particulièrement remarquable dans la magistrature. Une surdité croissante jointe à une tendance aux discours ennuyeux et diffus le handicapèrent à la cour. Sa vie de famille fut endeuillée par un événement tragique : son fils, avocat, fut assassiné à Sydney par le père d’une jeune fille que le fils Dodd avait violée et qu’il refusait d’épouser. Les infirmités de la vieillesse ralentirent l’activité de Dodd au cours des cinq dernières années qu’il passa à la Cour suprême. Le gouvernement libéral, qui tenait rigueur à la plupart des avocats et des juges de leur prise de position en faveur de la Confédération, refusait de nommer de nouveaux magistrats. Dodd resta donc à la Cour suprême jusqu’en 1873, alors qu’on l’autorisa enfin à prendre sa retraite.

A. A. Mackenzie

(Joseph Howe], Speeches and letters (Chisholm), II : 160, 210, 387, 456–459, 467s., 515–517, 522.— Directory of N.S. MLAs (Fergusson).— David Allison, History of Nova Scotia (3 vol., Halifax, 1916), II : 704.— Beck, Government of N.S., 288.— [Joseph Howe], Joseph Howe, voice of Nova Scotia, J. M. Beck, édit. (Toronto, 1964), 87.— George Patterson, Studies in Nova Scotian history (Halifax, 1940), 78 ; More studies in Nova Scotian history (Halifax, 1941), 65, 87.— Benjamin Russell, Reminiscences of the Nova Scotia judiciary, Dal. Rev., V (1925–1926) : 499, 509.

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A. A. Mackenzie, « DODD, EDMUND MURRAY », dans FR:UNDEF:public_citation_publication, vol. 10, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 18 avril 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/dodd_edmund_murray_10F.html.

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Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1972
Année de la révision:   1972
Date de consultation:   18 avril 2014