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GATES, HORATIO, homme d’affaires, fonctionnaire, juge de paix et homme politique, né le 30 octobre 1777 à Barre, Massachusetts, fils de Benjamin Gates ; le 2 mars 1814, il épousa à Highgate, Vermont, Clarissa Adams, et ils eurent quatre enfants ; décédé le 11 avril 1834 à Montréal.

Vers 1802, Horatio Gates est lié à quelques marchands dont le principal est Abel Bellows, de Walpole, au Massachusetts. Il semble bien que Gates joue le rôle d’intermédiaire pour écouler des produits agricoles des régions du Vermont et de l’état de New York, qui sont polarisées par la vallée du Saint-Laurent, et dont Montréal constitue le centre naturel. Le 15 décembre 1807, Bellows et Gates louent un magasin, rue Saint-Paul, principale artère commerciale de la ville de Montréal. Gates s’associe en 1810 à la firme Bellows, Cordis, and Jones, de Boston, sous la raison sociale de Bellows, Gates and Company. La guerre de 1812, loin d’interrompre ses activités, lui donne l’occasion de participer à un curieux commerce interlope. En effet, devant l’afflux soudain de militaires dans le Haut-Canada et à Montréal, le commissariat de l’armée britannique arrive mal à trouver tous les vivres dont l’armée a besoin. La viande en particulier se fait rare, et les prix sont à la hausse dans les colonies. Faisant fi des interdictions et avec l’aval des militaires, Gates entreprend d’assurer la subsistance des troupes britanniques avec les denrées provenant du Vermont et de l’état de New York. Grâce à son réseau d’associés américains, il n’a aucune difficulté à remplir ses commandes. L’historien Adam Shortt* rapporte même que dans la région de Kingston, au Haut-Canada, un des responsables du commissariat était parent avec l’officier qui commandait les troupes américaines. Les deux hommes se trouvaient en relations épistolaires constantes pour échanger à mots couverts des renseignements relatifs à ce trafic et organiser avec toutes les précautions nécessaires les rondes de leurs sentinelles respectives, de manière à ne pas troubler les échanges.

La situation se révèle vraiment exceptionnelle. Gates, qui est né aux États-Unis et n’est donc pas sujet britannique, peut se voir soupçonner de déloyauté. En effet, au début de la guerre, le gouverneur sir George Prevost* a exigé de tous les Américains installés dans les colonies qu’ils prêtent le serment d’allégeance. Or, Gates refuse de le faire car il ne veut pas être appelé à prendre les armes contre son pays d’origine. Après certaines hésitations, il s’y résout à la toute fin de 1813 ou au début de 1814, mais obtient d’être dispensé de combattre contre les États-Unis. Face à ce dilemme de taille, Gates était même prêt, semble-t-il, à liquider ses biens et à quitter le Bas-Canada en 1812.

La guerre et les fournitures à l’armée permettent à Gates comme à beaucoup d’autres marchands montréalais de faire de bonnes affaires. Sa fortune personnelle s’améliore nettement. Encore locataire en 1810, il achète coup sur coup en 1816 un terrain rue Notre-Dame avec deux maisons en pierre ainsi qu’un lot sur la rue de l’Hôpital. Il résidera jusqu’à sa mort dans l’une de ces deux maisons. Dans le milieu des affaires, son prestige grandit. Gates signe régulièrement des contrats d’approvisionnement avec le commissariat et ravitaille à un moment ou à un autre, à peu près toutes les garnisons en aval de Québec. Durant la guerre, il agit quelquefois de concert avec le marchand montréalais Reuben Miles Whitney et fournit du bœuf frais. Dans les années 1820, la firme Horatio Gates and Company vend surtout du porc et de la farine. Certains contrats portent sur des quantités substantielles : ainsi en 1826, la Horatio Gates and Company s’engage à livrer 1 000 barils de farine et 900 barils de porc puis l’année suivante les quantités sont de 1 200 barils de farine et d’autant de porc.

À un moment ou à un autre, Gates s’associe avec des marchands pour faire des affaires à Québec. En 1815, par exemple, il forme avec John Jones et Whitney la firme John Jones Jr and Company, qui existera jusqu’en 1818. En 1830, il utilise la Jones, Murray and Company comme intermédiaire. Le port d’entrée principal est toujours Québec car Montréal ne le deviendra qu’après 1830. Mais l’entreprise principale de Gates reste la firme montréalaise Horatio Gates and Company, formée de Nathaniel Jones, de Charles Bancroft et de Gates lui-même. Cette société a sans doute fait suite à la Horatio Gates and Nephew, qui réunissait Gates et son neveu Nathaniel Jones, et qui existait en 1818.

Vers 1815, Gates semble relativement actif dans le secteur des importations. Dans les journaux montréalais, il annonce qu’il a à vendre du thé, des assortiments de tissus, des châles, des couvertures et même des tables « de la meilleure fabrication londonienne ». Il offre aussi en magasin du porc, du beurre américain et du tabac, ce qui montre l’importance de ses activités d’importation avec les États-Unis.

Dans le secteur des exportations, Gates vend surtout de la potasse, du blé, de la farine, du porc ainsi que de petites quantités de douves. En 1818, la Horatio Gates and Company figure déjà au rang des exportateurs montréalais et, sept ans plus tard, elle est, avec ses 6 726 barils, le plus important expéditeur de potasse. La potasse constitue alors le premier produit monnayable du défrichement d’une terre. Fabriquée à partir du lessivage des cendres de bois franc, elle est indispensable au blanchiment des étoffes, et son importance ne déclinera que dans la seconde moitié du siècle avec le développement de la chimie. Gates fait encore partie en 1832 des gros exportateurs de Montréal. En fait, d’après des compilations tirées des journaux, il aurait été le cinquième en importance. L’année suivante, il apparaît toujours spécialisé dans le commerce de la potasse, du porc, du bœuf, du blé, de la farine et du beurre. Selon sa publicité, ces produits proviennent tant des États-Unis que du Canada. En 1834, Gates est en relation avec Festus Clark, de Sackets Harbor, dans l’état de New York, de qui il achète une quantité importante de porc.

Les activités commerciales de Gates s’étendent aussi aux moyens de paiement, ce qui ne saurait surprendre. En effet, en commerçant avec les États-Unis, le Haut-Canada et sans doute aussi en partie avec le Bas-Canada, il a acquis une très bonne connaissance des principaux moyens utilisés pour payer les échanges et a développé un important réseau de correspondants. Dès 1815, il précise dans une de ses annonces qu’il continue à échanger, moyennant commission, des billets de banque, du numéraire et des lettres de change. Il ajoute qu’il a en main pour £10 000 en lettres de change du gouvernement britannique et £5 000 en lettres de change privées.

Ce n’est donc pas étonnant que Gates participe à la fondation de la Banque de Montréal. Pour la communauté marchande de Montréal, l’absence d’une banque se faisait de plus en plus sentir. En effet, à partir du moment où l’économie urbaine en vient à reposer de moins en moins sur la fourrure et de plus en plus sur un commerce diversifié avec l’arrière-pays alors en plein développement, des établissements pour régler les questions de crédit et permettre les échanges d’effets de commerce deviennent indispensables. Après une tentative infructueuse en 1808, à laquelle Gates aurait peut-être participé, les marchands de la ville s’organisent en société privée en 1817 pour créer une banque.

Outre qu’il est un des membres fondateurs, Gates se voit charger avec d’autres de réunir le capital de la Banque de Montréal. Sa position d’agent de la banque new-yorkaise Prime, Ward, and Sands et ses contacts aux États-Unis s’avèrent précieux, puisqu’il réussit à placer près de 50 % des actions à New York, à Boston et ailleurs en Nouvelle-Angleterre. C’est dire toute l’importance du capital américain dans cet établissement et du rôle stratégique de trait d’union joué par Gates. Ce dernier participe aussi à divers comités de la banque dont il est d’ailleurs un des administrateurs. À ce titre, il s’occupe du recrutement du personnel, de la location du premier immeuble, de l’achat du terrain et de la construction du premier édifice. Il sert également comme président de la banque en 1826 puis de 1832 jusqu’à sa mort et travaille avec John Fleming et Peter McGill* à sa réorganisation entre 1830 et 1834.

Les activités bancaires de Gates ne s’arrêtent pas là cependant. En 1818, soit un an après la création de la Banque de Montréal et pendant qu’il fait partie de ses divers comités, Gates participe à la fondation de la Banque du Canada. Il signe l’acte d’association et est président de l’établissement de 1826 à 1831. D’après Shortt, cette banque devait à l’origine se spécialiser dans le commerce avec les États-Unis comme en témoigne la participation de Gates et du marchand montréalais Jacob De Witt*. En 1822, les deux banques reçoivent leur charte du gouvernement. Dès l’année suivante, Gates travaille à la fusion des deux établissements, qui sera réalisée en 1831. Manifestement cependant, le besoin d’une autre banque subsiste puisque, dès 1835, De Witt s’associe à Louis-Michel Viger* pour fonder la Banque du peuple.

Gates s’intéresse également au secteur des communications et des transports. Sur le plan des communications, il s’occupe durant plusieurs années de faire connaître aux États-Unis, par sa correspondance et ses circulaires, les conditions générales du commerce canadien. Ses textes, qui donnent des renseignements sur les prix, les récoltes et les stocks, sont repris par plusieurs journaux américains et canadiens. Mais Gates ne s’en tient pas qu’aux strictes questions commerciales. Par exemple, au moment de l’épidémie de choléra en 1832, la Horatio Gates and Company, qui croit de son devoir de prévenir les correspondants de l’imminence du danger, ne cache pas la gravité de la situation et ses répercussions sur le commerce de la ville. Par ailleurs, la compagnie fait également office d’agent de renseignements sur le crédit des hommes d’affaires de Montréal et de Québec. Gates est bien placé pour remplir cette tâche. Non seulement est-il lié à la Banque de Montréal, mais encore ses propres activités marchandes le mettent en contact avec tout ce qui compte dans le commerce montréalais. Un coup d’oeil sur les actes notariés de l’époque donne une idée du nombre impressionnant d’hommes d’affaires qui sont, d’une façon ou d’une autre, en relation avec lui. Son importance dans le milieu est aussi attestée par le rôle qu’il joue comme syndic dans certaines grandes faillites. Par exemple quand, victime de la crise de 1825, la firme montréalaise Maitland, Garden, and Auldjo fait une faillite retentissante en 1826 [V. George Auldjo*], Gates est l’un des fiduciaires lors de l’opération de composition des dettes.

Dès 1810, Gates s’intéresse au port de Montréal et cherche vainement avec ses associés à obtenir la permission d’y construire des quais. Devant les résistances qu’il rencontre, il se tourne vers la navigation, secteur en plein développement avec l’introduction du vapeur. Il participe au boom de la navigation sur le Saint-Laurent, qui se développe à partir de 1815 et se termine en 1822 par la mainmise de la famille Molson sur l’ensemble du secteur. Gates possède des actions entre autres dans le Telegraph et le Car of Commerce. Son intérêt pour les transports l’incite aussi à prendre part à un projet de canalisation qui aurait permis de joindre Saint-Jean (Saint-Jean-sur-Richelieu) à Longueuil ou à Laprairie (La Prairie). En 1826, il signe une pétition qui est présentée à la chambre d’Assemblée afin de demander une loi à cet effet. Deux ans plus tard, le projet est modifié en faveur d’un chemin de fer, et Gates figure encore au nombre des promoteurs. Cet intérêt ne saurait surprendre, puisque Gates est mêlé depuis longtemps aux travaux d’amélioration de la route entre Montréal et la frontière américaine.

Comme beaucoup de marchands, Gates est actif dans le domaine de la propriété foncière. En 1825, il possède des biens-fonds qui lui procurent un rapport de £320 par année, ce qui le classe parmi les grands propriétaires de Montréal. À son décès, il a en propre six emplacements dans la ville. Ses activités commerciales l’ont conduit à faire des transactions foncières. Ainsi, lorsqu’il a cherché à construire des quais au port de Montréal en 1810, il a eu soin de s’acheter une ferme à la limite est de la ville, puis, devant l’échec de la tentative, il a loué cette ferme avant de la vendre en 1820.

La stature de Gates dans l’économie montréalaise l’amène à occuper certains postes dans les organismes liés au monde des affaires. Aussi est-il membre de la commission d’examen des candidatures aux postes d’inspecteurs des farines, de potasse et de perlasse à Montréal. Cette responsabilité correspond tout à fait aux bases de son commerce. Gates est également nommé gardien de la Maison de la Trinité qui assure la gestion des activités portuaires, commissaire du canal de Lachine et syndic chargé de la construction du marché à Montréal. En 1822, lorsque la communauté marchande éprouve le besoin de se doter d’un organisme qui lut soit propre, Gates participe au mouvement et devient membre du conseil d’administration du Committee of Trade, ancêtre du Bureau de commerce de Montréal.

Gates ne s’est jamais porté candidat à des élections ; il a toujours été nommé aux postes qu’il a tenus. En sa qualité de juge de paix, il s’est occupé de la gestion de la ville de Montréal. Celle-ci, en effet, n’a pas de pouvoir autonome avant 1840 et, sauf pendant l’intermède où Jacques Viger* est maire, de 1833 à 1836, elle est dirigée par des juges formant une cour spéciale. En 1833, Gates est appelé à siéger au Conseil législatif ; Louis-Joseph Papineau* entretient, semble-t-il, des doutes quant à sa loyauté. Manifestement, dans certains milieux on n’a pas oublié la situation trouble des années 1812–1815. Pourtant, dans les années 1820, Gates a apparemment joué un rôle de conciliateur entre le parti de Papineau et les marchands montréalais en amenant les deux groupes à collaborer sur la question de l’érection de la ville en municipalité, et sur celle de la reconnaissance d’une plus grande autonomie pour le port de Montréal. En 1823, il a fourni à Papineau et à John Neilson*, délégués en Angleterre pour empêcher l’adoption du projet d’union des Canadas proposé par les milieux d’affaires, une lettre de recommandation pour un de ses correspondants à Londres. Cependant, Gates demeure fermement dans le camp loyaliste comme en témoigne sa participation au mouvement constitutionnel.

Par son engagement religieux, social et culturel, Gates est bien intégré dans la société montréalaise. Membre de la congrégation St Gabriel Street entre 1808 et 1813, il s’associe après 1813 aux activités de l’église St Andrew. Comme beaucoup de membres de la bourgeoisie de la ville, il fait partie de la Montreal Auxiliary Bible Society. Il joue un rôle dans la création du Montreal General Hospital et, en 1820, figure parmi les administrateurs de l’établissement. Il s’occupe également de la Maison d’industrie dont il est syndic en 1829. Membre de la franc-maçonnerie, il exerce plusieurs fonctions, dont celle de trésorier de la Grande Loge provinciale du district de Montréal et de William Henry. Il fait partie du comité chargé de mettre sur pied le Theatre Royal et, en 1825, agit en qualité de syndic de ce théâtre. Enfin, il collabore à la fondation de l’Institut des artisans de Montréal en 1828 et, à la même époque, préside la Société d’école anglaise et canadienne de Montréal.

La mort de Gates, à la suite d’une attaque d’apoplexie, plonge la communauté d’affaires de Montréal dans la consternation. Ses funérailles, le 14 avril 1834, rassemblent une partie de la bourgeoisie, et pendant la cérémonie, des coups de canon sont tirés de minute en minute par deux navires. Le Canadien rapporte qu’ « une grande partie des magasins était fermée et [que] sa mort semblait avoir jeté un voile de deuil sur la ville entière qui le perdait ». Peu après, Charles Bancroft, un des associés de Gates, meurt en laissant Nathaniel Jones seul à la tête de la Horatio Gates and Company. L’inventaire de la succession de Gates montre un passif considérable, et sa veuve y renonce tant pour elle-même que pour ses enfants. D’autre part, la société procède, dès juillet 1834, à sa liquidation.

La carrière de Horatio Gates illustre à merveille le développement économique de la ville de Montréal durant le premier tiers du xixe siècle. À partir d’une faible base économique, la bourgeoisie urbaine accroît ses possibilités commerciales en exploitant un arrière-pays en voie d’expansion, tranformant ainsi cette petite ville en centre névralgique d’échanges pour une partie importante du bassin de la vallée du Saint-Laurent. Ces marchands profitent d’un enrichissement personnel, mais travaillent aussi à développer la puissance économique de la ville. Gates a su saisir très tôt l’importance pour le groupe des marchands de se doter d’institutions et d’instruments qui permettent un fonctionnement plus efficace des affaires.

Jean-Claude Robert

Le minutier du notaire Henry Griffin, conservé aux ANQ-M sous la cote CN1-187, constitue une source indispensable pour l’analyse détaillée des affaires de Horatio Gaies. Il contient près de 150 actes divers concernant Gaies entre 1815 et 1834 et même au delà à cause de sa succession.  [j.-c. r.]

ANQ-M, CE1-125, 30 août 1816, 14 avril 1834, 26 avril 1842 ; CN1-7, 22 févr., 10 mars 1827, 14 juill. 1832, 6 mai, 24–25 juin, 12 juill. 1834, 23 févr. 1836 ; CN1-194, 15 déc. 1807 ; CN1-295, 13 mai 1822, 18, 20 juill., 10 oct., 29 déc. 1823, 15 juill., 29 oct. 1824, 28 mai, 8 juill. 1825, 16 sept., 11 nov. 1826, 10, 13 mars 1827.— APC, MG 24, B2 ; MG 30, D1 : 730–752.— McGill Univ. Libraries, CH334.S294 ; CH34 1. S301.— Election of the West Ward of the city of Montreal, 27 March 1810, from the poll books alphabetically arranged (Montréal, s.d.).— Canadian Courant and Montreal Advertiser, 23 avril 1830, 15 juin 1833.— Le Canadien, 18 avril 1834.— La Gazette de Québec, 1er mai 1818.— La Minerve, 14 avril 1834.— Montreal Gazette, 1er juin 1815, 4 sept. 1822, 12 avril 1834.— Montreal Herald, 7 janv., 4 févr., 20, 27 mai 1815.— Patriot (Toronto), 2 mai 1834.— J. D. Borthwick, History and biographical gazetteer of Montreal to the year 1892 (Montréal, 1892).— Desjardins, Guide parl.— Montreal almanack, 1829–1830.— Montreal directory, 1820.— Quebec commercial list (Québec), 1818 ; 1825 ; 1832.— F. W. Terrill, A chronology of Montreal and of Canada from A.D. 1752 to A.D. 1893 [...] (Montréal, 1893).— Turcotte, le Conseil législatif.— Baudoin Burger, l’Activité théâtrale au Québec (1765–1825) (Montréal, 1974).— R. Campbell, Hist. of Scotch Presbyterian Church.— J. S. Chambers, The conquest of cholera, America’s greatest scourge (New York, 1938).— Christie, Hist. of L.C.— E. A. Collard, The Montreal Board of Trade, 1822–1972 : a story (Montréal, 1972).— Denison, Canada’s first bank.— E. A. [Kerr] McDougall, « The American element in the early Presbyterian Church in Montreal (1786–1824) » (thèse de m.a., McGill Univ., Montréal, 1965).— J.-C. Lamothe, l’Histoire de la corporation de la cité de Montréal depuis son origine jusqu’à nos jours (Montréal, 1903).— H. E. MacDermot, A history of the Montréal General Hospital (Montréal, 1950).— Robert Rumilly, Histoire de Montréal (5 vol., Montréal, 1970–1974), 2.— L. J. Ste Croix, « The first incorporation of the city of Montreal, 1826–1836 » (thèse de m.a., McGill Univ., Montréal, 1971).— G. [J. J.] Tulchinsky, The river barons: Montréal businessmen and the growth of industry and transportation, 1837–53 (Toronto et Buffalo, N.Y., 1977).— Alfred Dubuc, « Montréal et les Débuts de la navigation à vapeur sur le Saint-Laurent » Rev. d’hist. économique et sociale (Paris), 45 (1967) : 105–118.— Adam Shortt, « Founders of Canadian banking : Horatio Gates, wholesale merchant, banker and legislator » Canadian Bankers’ Assoc., Journal (Toronto), 30 (1922–1923) : 34–47.

Bibliographie générale

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Jean-Claude Robert, « GATES, HORATIO », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 6, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 22 déc. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/gates_horatio_6F.html.

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Auteur de l'article:   Jean-Claude Robert
Titre de l'article:   GATES, HORATIO
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 6
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1987
Année de la révision:   1987
Date de consultation:   22 décembre 2014