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HAWS, JOHN, constructeur de navires, juge de paix et fonctionnaire, né vers 1798 dans les Highlands, Écosse ; le 18 octobre 1823, il épousa Calista Calvert, fille cadette de Richard Calvert, marchand de Saint-Jean, Nouveau-Brunswick, et ils eurent quatre fils et quatre filles ; décédé le 11 décembre 1858 à Liverpool, Angleterre.

On ne sait pas grand-chose de la jeunesse de John Haws, sauf qu’il grandit à Halifax. Parlant autant le gaélique que l’anglais, il servit apparemment de traducteur et d’interprète auprès des Écossais et des Irlandais qui arrivaient dans la colonie. Il travailla probablement quelques années aux chantiers navals de Halifax. Après la guerre de 1812, il fit du commerce pendant quelque temps dans les Antilles, puis, en 1819, il s’installa au Nouveau-Brunswick, à Portland (Saint-Jean). Cinq ans plus tard, il commença à construire des bateaux. L’historienne Esther Clark Wright a établi que, de 1824 à 1848, Haws construisit 32 navires jaugeant 15 896 tonneaux.

Comme la plupart des constructeurs de navires de Saint-Jean à cette époque, Haws s’engagea d’abord par contrat à construire des bateaux pour des expéditeurs de la région, tel John McNeil Wilmot*, de même que pour des expéditeurs de Liverpool. Avant 1840, il n’en construisit que rarement pour son propre compte ; Wright n’en rapporte qu’un seul. Mais, après cette date, il construisit la plupart de ses navires pour lui-même. Il lui arriva parfois de faire office de courtier lors de ventes particulières à des expéditeurs britanniques, et, en d’autres occasions, il utilisa des navires pendant plusieurs années avant de les vendre. Selon certaines sources, Frederick Smith et John Haws fondèrent une association en 1853, mais il s’agissait plus probablement de John Haws fils.

Haws se joignit à la franc-maçonnerie pendant qu’il vivait à Halifax et, à Saint-Jean, il devint un membre important de cette organisation. À partir d’un certain moment, au début des années 1840, il servit à titre de juge de paix du comté de Saint-Jean et exerça la fonction de garde-feu pour la région de Portland. Le 1er décembre 1858, en route pour l’Angleterre, il eut une attaque d’apoplexie ; dix jours plus tard, il mourut de paralysie à Liverpool, à l’âge de 61 ans.

On évalua sa succession à plus de £20 000. Ses biens comprenaient un chantier naval valant environ £4 000, une maison en brique et un terrain à Saint-Jean, d’une valeur de £4 500, d’autres propriétés dans cette ville, évaluées à £2 100, et le Calista Haws, navire qui fut vendu pour £8 000. Son testament stipulait qu’un fidéicommis de £6 000 devait être placé au bénéfice de ses filles, qui en recevraient l’intérêt leur vie durant et pourraient le distribuer par testament. Le reste de la succession fut divisé également entre ses fils.

La famille Haws garda des liens étroits avec les activités reliées au commerce maritime. Trois des filles de John Haws épousèrent des constructeurs de navires ou des officiers de marine et ses quatre fils furent associés au transport maritime. Ses deux fils aînés, John et Richard Calvert, s’installèrent par la suite à Liverpool, probablement à cause du déclin de l’industrie de la construction navale au Nouveau-Brunswick au début des années 1860. À Liverpool, Richard devait fonder la Haws Line qui portait également le nom de Diamond H Line.

T. W. Acheson

APNB, RG 7, RS71, 1859, John Haws.— BLHU, R. G. Dun & Co. credit ledger, Canada, 9 : 31.— GRO (Londres), Death certificate, John Haws, 11 déc. 1858.— Liverpool Record Office (Liverpool, Angl.), Toxteth Park Cemetery, reg. of burials, no 5008.— Musée du N.-B., Reg. of marriages for the city and county of Saint John, book A (1810–1828) : 312 (mfm aux APNB).— G. W. Haws, The Haws family and their seafaring kin (Dunfermline, Écosse, 1932).— E. C. Wright, Saint John ships and their builders (Wolfville, N.-É., 1976).

Bibliographie générale

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T. W. Acheson, « HAWS, JOHN », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 8, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 24 oct. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/haws_john_8F.html.

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Auteur de l'article:   T. W. Acheson
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Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 8
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1985
Année de la révision:   1985
Date de consultation:   24 octobre 2014