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HUMPHREYS, JAMES DODSLEY, chanteur et professeur de musique, né aux environs de 1811 à Mansfield, dans le Nottinghamshire, en Angleterre, fils de Francis Humphreys et de Mary Hardwick Unwin, décédé à Toronto dans la nuit du 23 au 24 février 1877.

On connaît peu de chose des premières années de la vie de James Dodsley Humphreys. Il a bien affirmé, à un certain moment, qu’il avait été « autrefois de la Royal Academy of Music », mais il n’existe aucune preuve à l’appui de cette prétention. Les premiers documents qui font mention de Humphreys sont de 1835 ; il chanta cette année-là à deux « réunions musicales », auxquelles participa le célèbre compositeur de chansons Henry Russell.

Beaucoup considéraient Humphreys comme le « ténor préféré » de Toronto. Il prit part à un plus grand nombre de concerts pendant un plus grand nombre d’années que tout autre artiste de Toronto, au cours du deuxième tiers du xixe siècle. Il semble que la diversité de son répertoire lui ait permis de satisfaire ses différents auditoires de Toronto. La plupart du temps, il interprétait des chansons et des romances ou encore il participait à un ensemble vocal de trois ou quatre parties ; souvent aussi, il inscrivait à son programme des extraits d’opéras italiens ou d’oratorios de Hændel et de Haydn. Il chanta dans le premier acte de Lucrèce Borgia de Donizetti en 1853, interprétant la partie d’une basse, et aussi dans Judas Macchabée et dans la Création en 1858.

Humphreys appartenait à plusieurs sociétés musicales de Toronto soit comme musicien soit comme membre du conseil d’administration. Il dirigea la Toronto Choral Society en 1845, fut président de la Metropolitan Choral Society de 1858 à 1860 et dirigea la Societa Armonica en 1861–1862 et la St Cecilia Society en 1864–1865. En 1850 il remplit par intérim la fonction de maître de chant à Upper Canada College ; il continua à faire partie du personnel du collège jusqu’en 1854 et il est possible qu’il y ait enseigné le chant jusqu’à sa mort. Il était aussi maître de chant dans des maisons d’enseignement pour jeunes filles et donnait des leçons privées ; en outre, au cours des années 40, il dirigea la chorale, formée d’amateurs, de la cathédrale St James.

En 1843, J. F. Nunns de New York publia bon nombre de compositions musicales de Humphreys, parmi lesquelles il y avait quatre valses et plusieurs romances, dont l’une, When we two parted, était dédiée à Mary Jane Hagerman, la plus connue de ses élèves. La publication de cahiers de musique commença en 1844 ou en 1845 à Toronto, après qu’Abraham Nordheimer* et son frère Samuel* eurent ouvert leur maison d’édition de musique ; leur première publication, Beautiful Venice de Joseph Philip Knight, mentionnait que cette pièce avait été « chantée avec beaucoup de succès par M. Humphreys ». Jusqu’à présent, une seule de ses dernières compositions, la chanson The junior warden’s toast, a été retrouvée.

Humphreys donna ce qu’on croit être son dernier concert en 1873 ; près de 40 ans s’étaient écoulés depuis ses débuts à Toronto. « Moins d’un an avant sa mort, sa belle voix de ténor conservait encore beaucoup de sa puissance. » En 1876, on donna, à son bénéfice, un concert auquel participèrent les plus grands musiciens de Toronto, dont Frederic Herbert Torrington* et Waugh Lauder*. On disait de Humphreys qu’il était « un musicien de grand talent, un homme affable et un ami sincère », et « non seulement un bon professeur mais peut-être le meilleur artiste de son milieu ».

Devenue veuve, la mère de Humphreys avait épousé à Toronto, en 1838, Samuel Smith Ridout*, veuf lui aussi ; Humphreys épousa la fille de Ridout, Caroline Amelia, qui lui donna plusieurs fils et une fille.

Helmut Kallmann

La Canadian Music Library Association (Association canadienne des bibliothèques, Ottawa) prépare la liste des publications de J. D. Humphreys.

Anglo-American Magazine (Toronto), II (1853) : 334.— Belford’s Monthly Magazine (Toronto), I (1876) : 711.— Correspondent and Advocate (Toronto), 31 déc. 1835.— Globe (Toronto), 26 févr. 1877.— Mail (Toronto), 26 févr. 1877, 21 déc. 1878.— Mail and Empire (Toronto), 7 nov. 1896.— Toronto Patriot, 14 févr. 1844.— Rowsell’s city of Toronto and county of York directory for 1850–1 [...], J. Armstrong, édit. (Toronto, 1850).— C. C. Taylor, Toronto « called back » from 1886 to 1850 [...] (Toronto, 1886).— Samuel Thompson, Reminiscences of a Canadian pioneer for the last fifty years ; an autobiography (Toronto, 1884).— Chadwick, Ontarian families, I : 39s.— J. R. Robertson, Landmarks of Canada, a guide to the J. Ross Robertson Historical Collection in the Public Reference Library, Toronto, Canada (Toronto, 1917), 562.— F. N. Walker, Sketches of old Toronto (Toronto, 1965).— D. J. Sale, Toronto’s pre-confederation music societies, 1845–1867 (thèse de {{m.a}}., University of Toronto, 1968).

Bibliographie générale

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Helmut Kallmann, « HUMPHREYS, JAMES DODSLEY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 31 juill. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/humphreys_james_dodsley_10F.html.

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Auteur de l'article:   Helmut Kallmann
Titre de l'article:   HUMPHREYS, JAMES DODSLEY
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1972
Année de la révision:   1972
Date de consultation:   31 juillet 2014