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McCALL, DUNCAN, marchand, homme politique, juge de paix et officier de milice, né le 18 novembre 1769 à Basking Ridge, New Jersey, fils de Donald (Donell) McCall (McColl) et d’Elsie Simpson ; il épousa Jemima Fairchild (décédée en 1798), et ils eurent un fils et une fille, puis en secondes noces Mary Lockwood, qui était veuve, et de ce mariage naquit un fils ; décédé le 25 novembre 1832 à York (Toronto).

Donald McCall quitta l’Écosse pour l’Amérique du Nord comme simple soldat dans le 42nd Foot (Royal Highland Régiment), puis fut affecté au 77th Foot (Montgomery’s Highlanders) en 1762. Après la guerre de Sept Ans, il s’établit dans le New Jersey et y éleva une famille. Il servit de nouveau pendant la Révolution américaine. À la fin du conflit, il tenta de se réinstaller dans le New Jersey mais, après quelque temps, il partit pour le Nouveau-Brunswick. Comme d’autres loyalistes tels que Samuel Ryerse* et Thomas Welch*, il ne s’y plut guère ; comme eux aussi, il se laissa attirer par les possibilités qu’offrait la nouvelle province du Haut-Canada. Le 26 juin 1795, le Conseil exécutif de la colonie approuva la requête dans laquelle McCall, son fils John et Patrick Haggarty demandaient une étendue de terre sur la rive nord du lac Érié « pour l’établissement d’au moins une centaine de colons » venant du New Jersey. McCall et ses fils, dont Duncan, reçurent chacun une concession de 600 acres, tandis que chaque colon qu’ils amenaient devait recevoir 200 acres. La famille McCall arriva en 1796, sans Duncan, et s’installa sur sa terre, dans le canton de Charlotteville. Lui-même la rejoignit l’année suivante avec une cargaison de provisions et de marchandises en provenance de New York. Pendant de nombreuses années, Duncan McCall tint un magasin dans le canton ; de plus, en 1816, il exploitait déjà 60 acres de ses terres.

Les McCall étaient une famille en vue dans la région de Long Point et se trouvèrent mêlés aux dures querelles qui caractérisaient la vie politique de l’endroit avant la guerre de 1812. Ainsi, John McCall avait appuyé Benajah Mallory* dans sa lutte contre l’élite qui monopolisait les charges publiques et dont Ryerse et Welch étaient des membres importants. Welch considérait John comme « un personnage dépravé [...] habitué à échapper aux châtiments de la justice au New Jersey, où il [était] accusé de rien de moins que de vol qualifié ». Il disait aussi de lui qu’il était « vraiment un mauvais sujet ». Au début de 1810, comme on envisageait de confier un poste à Duncan McCall, Ryerse exprima ses inquiétudes au juge en chef Thomas Scott. D’une part, McCall était un commerçant qui séjournait régulièrement aux États-Unis, d’autre part, ce qui était tout aussi troublant, on l’avait vu dans une taverne, « absorbé dans un jeu de hasard (jetant des dés et lançant des dollars), ce qui sembl[ait] indiquer chez lui un penchant pour les fréquentations peu recommandables ». Inutile de dire que McCall n’obtint pas le poste en question.

Duncan McCall n’en fit pas moins sa marque plus tard, comme homme politique. Il fut élu à l’un des deux sièges de la circonscription de Norfolk en 1824, 1828 et 1830. Il s’occupa surtout de lois touchant sa région. Parmi ses principales réalisations, il faut noter la reconstruction de la prison et du palais de justice de Vittoria après l’incendie de 1825 ainsi que la construction d’un phare à l’extrémité de Long Point. Il assista à la naissance d’une opposition solide à l’Assemblée et à la montée des querelles politiques. Il entretint des liens étroits avec des leaders de l’opposition comme John Rolph* et fut l’un des premiers souscripteurs du Colonial Advocate de William Lyon Mackenzie*. Même si des questions comme celle des non-naturalisés [V. sir Peregrine Maitland*] le touchaient de près, il fit preuve d’indépendance chaque fois qu’il eut à voter, se rangeant le plus souvent du côté des députés des circonscriptions voisines. Bref, son attitude reflétait la préoccupation première des législateurs pour le développement matériel des régions qu’ils connaissaient le mieux. Selon le Liberal de St Thomas, journal d’Asahel Bradley Lewis, McCall se montrait « toujours l’ami ferme, intransigeant et vigilant des lois équitables, de la justice équitable et des opinions libérales [...] l’ami inflexible du peuple, tout aussi indifférent aux froncements de sourcils qu’aux sourires du petit fonctionnaire d’York ».

Officier de la lst Norfolk Militia, juge de paix à compter de 1829 et presbytérien, Duncan McCall mourut en novembre 1832 après avoir souffert pendant plusieurs jours de diarrhée et de fièvre. La session de l’Assemblée n’était pas terminée. Selon le Courier of Upper Canada de George Gurnett*, il était le plus âgé des députés. Il laissait dans le deuil sa femme et ses trois enfants.

Elwood H. Jones

AO, MS 75, Thomas Welch à Russell, 31 janv. 1805.— APC, RG 4, B47, 3, naturalization reg., 1832 ; RG 5, A1 : 4658–4660 ; RG 68, General index, 1651–1841 : 465.— Eva Brook Donly Museum (Simcoe, Ontario), Norfolk Hist. Soc. Coll., Walsh (Welch) papers.— Charlotteville Township assessments for the years 1808–1811, W. [R.] Yeager, édit. (Simcoe, 1976).— Corr. of Lieut. Governor Simcoe (Cruikshank), 4 : 31, 77.— « Grants of crown lands in U.C. », AO Report, 1929 : 101.— Pioneers of Charlotteville Township, Norfolk County, 1798–1816, W.[R.] Yeager, édit. (Simcoe, 1977).— « The roster of Capt. John Reid’s company of the 42nd Regiment of Foot, taken at Lake George Camp, 24th October 1758 », Mary McCall Middleton, édit., Ontario Reg. (Lambertville, N.J.), 3 (1970) : 223–230.— Transcript of the McCall-Fairchild cemetery, W. [R.] Yeager, édit. (Simcoe, 1978).— Colonial Advocate, 18 nov. 1830.— Liberal (St Thomas, Ontario), 6 déc. 1832, 10 janv. 1833.— Death notices of Ont. (Reid), 136.— Sources in McCall genealogy, W.[R.] Yeager, édit. (Simcoe, 1978).— Wills of the London District, 1800–1839 : an abstract and index guide to the London District Surrogate Registry registers [...], W. R. Yeager, édit. (Simcoe, 1979).

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Elwood H. Jones, « McCALL, DUNCAN », dans FR:UNDEF:public_citation_publication, vol. 6, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 30 sept. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/mccall_duncan_6F.html.

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Titre de la publication:   FR:UNDEF:public_citation_publication, vol. 6
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1987
Année de la révision:   1987
Date de consultation:   30 septembre 2014