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McCOLL, EBENEZER, instituteur et surintendant des affaires indiennes, né le 13 août 1835 dans le canton d’Aldborough, Haut-Canada, huitième des 11 enfants de Samuel McColl et de Mary Leitch ; le 9 septembre 1879, il épousa à Middletown, New York, Ella Beebe, et ils eurent deux fils et six filles ; décédé le 30 octobre 1902 à Winnipeg.

Ebenezer McColl grandit sur la propriété que son grand-père, son père et son oncle avaient défrichée en arrivant d’Argyll en 1819. Sa mère venait aussi de cette région d’Écosse et avait immigré dans le Haut-Canada quand elle était enfant. Les McColl appartenaient à la Covenanted Baptist Church of Christ (dont les membres s’appelaient aussi « baptistes primitifs » ou « baptistes de l’ancienne école »). L’oncle de McColl, qui était ministre de cette Église, exerça beaucoup d’influence sur lui.

McColl fit des études avancées pour l’époque. Après avoir fréquenté des écoles locales, il partit en 1859 pour le Fort Edward Institute, de Fort Edward, dans l’État de New York. Il y passa trois trimestres et reçut des éloges pour son application et l’excellence de son travail. Ensuite, il enseigna deux ans dans le comté haut-canadien d’Elgin, puis poursuivit ses études en 1864 à la University of Michigan. Cependant, la maladie l’obligea à abandonner au bout de six mois et, une fois remis, il retourna à l’enseignement. En 1875, il cessa d’enseigner pour occuper un poste d’agent au journal de George Brown*, le Globe de Toronto.

En septembre 1877, McColl devint inspecteur des agences et comptes à la Direction des affaires indiennes du département de l’Intérieur. On lui confia la surintendance du Manitoba, qui s’étendait du lac Supérieur à Cumberland House (Saskatchewan) et où vivaient plus de 3 000 autochtones. Moins de trois mois plus tard, sur la recommandation de son supérieur, le ministre de l’Intérieur David Mills, il fut nommé par le gouverneur général lord Dufferin [Blackwood] à une commission d’enquête sur de prétendues fraudes commises au bureau de la Direction des affaires indiennes à Winnipeg. McColl et l’autre commissaire, l’avocat W. H. Ross, ouvrirent les audiences le 18 décembre. À l’issue de l’enquête, le surintendant suppléant, Joseph-Alfred-Norbert Provencher*, fut destitué.

Chaque printemps, en qualité d’inspecteur, McColl entreprenait la tournée des réserves de sa surintendance, ce qui l’obligeait à parcourir des centaines de milles par voie de terre et en canot. Son inspection portait sur tous les aspects des réserves : écoles, récoltes, bétail, équipement de pêche, conditions de vie et santé des résidents, distribution des fournitures gouvernementales, comptes et dossiers des agents de la direction. À l’occasion, il devait régler des différends ou entendre les griefs dont la direction ou les employés de cette dernière étaient l’objet. À la fin de chaque tournée, il envoyait un volumineux rapport à Ottawa. McColl était un homme plein d’humour, et l’on trouve, dans les nombreuses lettres qu’il envoya à sa famille, des observations intéressantes sur ses voyages et son travail. En 1883, après avoir terminé un rapport de 150 pages, il signala que son commis avait été pris d’une crampe dans la main en transcrivant un double du document. « Pareille chose, ajoutait-il, guette le cerveau de ceux qui, à Ottawa, seront assez fous pour le lire – et je ne parle pas des conséquences fatales qui attendent ceux qui tenteront de le critiquer. »

En 1890, Ebenezer McColl fut nommé surintendant des affaires indiennes pour le Manitoba et les Territoires du Nord-Ouest. Bon nombre de ceux qu’il rencontrait au cours de ses voyages n’avaient que de l’estime pour ce travailleur infatigable et consciencieux. Horace Bélanger*, agent principal à la Hudson’s Bay Company, comptait parmi ses grands amis. McColl inspirait aussi le respect à beaucoup de chefs autochtones, dont Henry Prince, de la réserve indienne St Peter, et William Berens, de la réserve indienne de Berens River, qui déclara, bien des années après, que McColl était « le meilleur inspecteur que les Indiens avaient jamais eu depuis la signature du traité ». McColl eut des crises d’apoplexie en 1890 et en 1900 ; à cause de cela, il avait du mal à écrire, mais il resta en poste jusqu’à sa mort en octobre 1902.

Frances McColl

Cette biographie repose entièrement sur notre ouvrage, Ebenezer McColl, « Friend to the Indians, » superintendent of Indian affairs for Manitoba and Northwest Territories : a biography, 1835–1902 (Winnipeg, 1989), qui contient la liste des principales sources consultées.  [f. mcc.]

Bibliographie générale

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Frances McColl, « McCOLL, EBENEZER », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 13, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 22 oct. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/mccoll_ebenezer_13F.html.

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Auteur de l'article:   Frances McColl
Titre de l'article:   McCOLL, EBENEZER
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 13
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1994
Année de la révision:   1994
Date de consultation:   22 octobre 2014