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PARKE, EPHRAIM JONES, avocat, homme d’affaires, fonctionnaire et juge, né le 1er novembre 1823 à York (Toronto), fils aîné de Thomas Parke* et d’une prénommée Sarah ; le 4 février 1869, il épousa à St Thomas, Ontario, Mary Helen Southwick, et ils eurent un fils et deux filles ; décédé le 13 novembre 1899 à London, Ontario.

Ephraim Jones Parke arriva à London avec sa famille en 1832, et il fit ses études à la London District Grammar School sous la direction de Francis H. Wright, titulaire d’une maîtrise ès arts du Trinity College de Dublin. En 1842, à l’époque où son père, un réformiste, était arpenteur général de la province, Parke réussit à obtenir un poste de stagiaire en droit au cabinet de John Alexander Macdonald à Kingston. Il y demeura jusqu’en 1845 puis termina son stage de clerc de cinq ans sous la direction de John Wilson* à London. En 1846, il commença à exercer à titre de solicitor à Woodstock, dans le Haut-Canada. Admis au barreau l’année suivante, il s’associa à Thomas Scatcherd* en 1848. Ce dernier demeura à London et Parke s’occupa du bureau de la firme à Woodstock. En 1852, ils mirent fin à leur association et Parke retourna à London, où il pratiquerait le droit jusqu’à son décès en 1899. Il eut comme associés, entre autres, son frère Edward Deane Parke, David Mills*, Thomas Hunter Purdom et le fils de ce dernier, Alexander.

Au cours de sa carrière, Parke représenta les intérêts d’un certain nombre d’entreprises de London et du sud-ouest de l’Ontario, dont la London and Port Stanley Railway Company (de 1856 à 1872), la Commercial Bank of Canada et la Banque des marchands du Canada. Il remplit la fonction de solicitor pour le comté de Middlesex de 1869 à 1899 et, à l’occasion, agit à titre de conseiller de la couronne et de juge adjoint du tribunal de comté. Il fut également magistrat de police pour la ville de London de 1882 à 1899. Comme de nombreux avocats ontariens qui connurent le succès à la fin du xixe siècle, il se servit de son cabinet comme tremplin pour s’engager dans le milieu des affaires et du commerce. Il lança la London and Port Stanley Railway Company et lui obtint une charte en 1853 ; avec ses associés Mills et Thomas Hunter Purdom, il fonda la Northern Life Assurance Company, dont il était vice-président au moment de son décès.

Membre bien en vue du barreau de London (il devint conseiller de la reine en 1885), Parke participa aux activités de la Middlesex Law Association. À titre de vice-président puis de président de cet organisme, il fit valoir les intérêts des représentants locaux de sa profession. Ces intérêts entraient souvent en conflit avec ceux du barreau de Toronto, qui dominait les activités juridiques et judiciaires de la province. Au nom de l’association, il exerça des pressions auprès du gouvernement provincial afin que les avocats des régions aient davantage l’occasion de plaider, grâce à la décentralisation de l’administration judiciaire. À cette fin, il préconisait la hausse des montants qui relevaient de la compétence des tribunaux de comté, ou encore l’augmentation du nombre de sessions locales des tribunaux supérieurs. En 1894, il contribua par ses efforts à persuader le gouvernement de sir Oliver Mowat* d’adopter un règlement qui prévoyait des sessions hebdomadaires de la High Court of Justice à London et à Ottawa, malgré les objections vigoureuses lancées dans deux périodiques torontois spécialisés en droit, le Canada Law Journal et le Canadian Law Times.

En politique, Ephraim Jones Parke était libéral. Le London Advertiser, journal du parti libéral, dit de lui dans une notice nécrologique qu’il avait été « formé à la meilleure école politique, car son père avait fait partie du groupe énergique qui, au sein du corps législatif du Haut-Canada, lutta pour les libertés populaires ». Contrairement à son père, cependant, et malgré sa situation bien en vue, Parke ne fut jamais candidat à un poste politique. Sur le plan religieux, il appartenait à l’Église d’Angleterre ; il semble qu’il y ait adhéré à l’âge adulte, après avoir été élevé dans la foi méthodiste wesleyenne. Il se maria dans une église anglicane de St Thomas en 1869 ; c’est George Mignon Innes, doyen du diocèse anglican de Huron, qui célébra ses obsèques.

Curtis Cole

Une photographie d’Ephraim Jones Parke a paru dans London and its men of affairs (London, Ontario, s.d.), 152.

Middlesex Law Assoc., Library (London), Minute-book, 1 : 44–47.— UWOL, Regional Coll., Middlesex County, Ontario, Solicitor, public records, box 34, Parke à T. E. Robson, 29 janv. 1891 ; Middlesex County, Ontario, Surrogate Court, administration bonds, 1870–1902, box 60 : 154, n° 6563.— Daily Times (St Thomas, Ontario), 14 nov. 1899.— London Advertiser, 4 févr. 1869, 14 nov. 1899.— London Free Press, 14–16 nov. 1899.— Canadian men and women of the time (Morgan ; 1898).— Cyclopædia of Canadian biog. (Rose et Charlesworth), 1.— Ontario law directory (Toronto), 1880 : 135.— Hist. of Middlesex, 957–958.— D. J. Hughes et T. H. Purdom, History of the bar of the county of Middlesex [...] ([London, 1912]), 7, 49.

Bibliographie générale

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Curtis Cole, « PARKE, EPHRAIM JONES », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 12, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 22 août 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/parke_ephraim_jones_12F.html.

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Auteur de l'article:   Curtis Cole
Titre de l'article:   PARKE, EPHRAIM JONES
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 12
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1990
Année de la révision:   1990
Date de consultation:   22 août 2014