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POPE, JOHN HENRY, fermier, marchand de bois, entrepreneur de chemins de fer et homme politique, né le 19 décembre 1819 dans le canton d’Eaton, Bas-Canada, fils de John Pope et de Sophia Laberee ; le 5 mars 1845, il épousa Percis Maria Bailey, et ils eurent trois enfants, dont deux parvinrent à l’âge adulte ; décédé le 1er avril 1889 à Ottawa.

Les grands-parents paternels de John Henry Pope étaient Loyalistes ; ils avaient quitté le Massachusetts pour les Cantons de l’Est ; plus tard, son père s’était établi dans une ferme, dans la ville actuelle de Cookshire. Pope fréquenta les établissements scolaires locaux, mais sans recevoir une instruction suivie : son écriture, et sans doute ses discours, furent toujours caractérisés par une syntaxe et aussi une force bien personnelles. Sa grande ambition, quand il n’était encore qu’un jeune homme, était d’avoir la meilleure ferme du district ; à l’époque de son mariage, en 1845, il assumait probablement le gros des travaux à la ferme paternelle. La terre familiale était située dans une région où alternaient de grandes vallées et de petites montagnes ondulées, richement boisées : érables, bouleaux, mélèzes, pins et thuyas y abondaient. Tout au long de sa vie, Pope continua de travailler à sa ferme ; il était renommé pour l’amélioration des races de bestiaux, grâce à ses importations d’animaux pur sang.

Pope prit une part active aux affaires locales, représentant le canton d’Eaton au conseil du comté de Sherbrooke dans les années 1840. Au cours de la rébellion de 1837–1838, il avait fait partie de la milice du canton d’Eaton et avait servi comme gardien au palais de justice de Sherbrooke. Il continua de s’intéresser aux affaires militaires, en se joignant à une compagnie de cavalerie de la milice du canton d’Eaton ; en vertu de la loi de milice de 1855, il fut nommé capitaine de la Cookshire Troop of Volunteer Militia Cavalry. Comme officier, il préférait de bons hommes recrutés dans les environs, qui connaissaient la campagne et la façon de vivre des gens, plutôt que des importés britanniques. À l’époque de la crise du Trent [V. sir Charles Hastings Doyle], en 1861, Pope confia à Alexander Tilloch Galt* qu’il ne voulait pas courir le risque « de tomber sous la coupe d’un officier à moitié idiot, retraité de l’armée [régulière], ou d’un Français douillet, ou de quelque vieille baderne comme le colonel du district ».

À l’instar de ses ancêtres, Pope était, d’une façon générale, antiaméricain. En 1849, il avait pris fermement position contre le fort mouvement annexionniste qui se manifestait dans les Cantons de l’Est ; cette option le mit en opposition avec des notables de la région, comme Galt, John Sewell Sanborn*, Hollis Smith* et John Joseph Caldwell Abbott*. En juillet 1849, Pope assista à Kingston, Haut-Canada, à la réunion de la British American League, dont beaucoup de membres étaient favorables à l’annexion aux États-Unis. En se rendant à cette rencontre, il se proposait d’essayer de maintenir le débat dans les limites constitutionnelles ; il y rencontra pour la première fois John Alexander Macdonald*, qui deviendra son ami et son chef politique au sein du parti libéral-conservateur. Aux élections générales de 1851, Pope fit, sans succès, la lutte à Sanborn, qui avait été élu dans le comté de Sherbrooke en 1850, à titre d’annexionniste avoué ; Pope mena encore la lutte, toujours sans succès, contre Galt, lors de l’élection partielle de 1853 dans la ville de Sherbrooke, et contre Sanborn dans le nouveau comté de Compton aux élections générales de 1854. Sanborn ne se présenta pas dans Crompton aux élections de 1857–1858 et Pope fut élu sans opposition. Il représenta ce comté, sans interruption, à l’Assemblée de la province du Canada jusqu’à la Confédération, et à la chambre des Communes jusqu’à sa mort, en 1889. Il fut souvent élu sans opposition et, quand il eut à affronter des adversaires, il obtint chaque fois au moins les deux tiers des voix. En juin 1864, Alexander Morris et lui se firent les intermédiaires entre George Brown* et Macdonald, au début des discussions qui aboutirent finalement à la formation de la Grande Coalition.

Pope sut combiner ses devoirs d’homme politique avec ses travaux de fermier ; il s’intéressa de surcroît à une grande variété de grosses entreprises dans le monde des affaires. En société avec Cyrus S. Clarke, de Portland, Maine, Pope fut propriétaire de la Brompton Mills Lumber Company, qui exploitait de vastes scieries à Brompton Falls (Bromptonville), dans l’est du comté de Compton. L’une de ses premières initiatives, comme député, fut de parrainer un projet de loi visant à amender la charte, octroyée en 1855, de la Banque des townships de l’Est, de façon que cette dernière pût être mise en opération. Les banquiers de Montréal voyaient d’un mauvais œil cette entreprise des Cantons de l’Est, mais Pope et d’autres promoteurs de la banque s’arrangèrent pour obtenir localement près de la moitié du capital. La banque fut une réussite, et Pope en resta jusqu’à sa mort l’un des membres du conseil d’administration. En 1866, Pope fut, avec Andrew Paton, l’un de ceux qui obtinrent la constitution juridique de la Compagnie manufacturière Paton de Sherbrooke, qui exploita une usine de lainages. Deux ans plus tard, George Stephen* se joignit à eux ; c’est alors que commença pour Pope sa longue association avec ce dernier et les principaux capitalistes de la Banque de Montréal. En 1872, la manufacture de Sherbrooke employait 500 ouvriers. Pope fit aussi partie du conseil d’administration de la Compagnie des pouvoirs d’eau de Sherbrooke, de la Sherbrooke Gas and Water Company et de la Compton Colonization Society ; il fut aussi président honoraire et l’un des gros actionnaires de l’Association agricole des Cantons de l’Est.

À la fin des années 1850, Pope avait commencé à s’intéresser à l’exploitation des mines de cuivre dans le canton d’Ascot, comté de Compton ; au cours des années 1860, il acquit, dans le canton de Ditton, situé dans le même comté, des terres dont on tira de l’or jusqu’à leur épuisement presque complet au début des années 1890. Au cours des années 1870, on accusa Pope d’avoir obtenu 4 200 acres, dans le canton de Ditton, sous de fausses représentations, sinon d’une manière frauduleuse. Toutefois, une enquête menée par le gouvernement provincial, en 1877, blanchit Pope en concluant qu’il avait acheté ces terres d’un homme qui les avait lui-même acquises sans payer les droits habituels d’établissement et sans que fussent réservés les droits coutumiers de la couronne sur les mines d’or. Il existe des indices qui permettent de croire que la forme des lettres patentes fut modifiée pour la circonstance et que Pope avait probablement acquis ces terres légalement, bien qu’à la limite de la légalité, sans compter que l’enquêteur nommé par la province fut Richard William Heneken, un collègue de Pope au sein de plusieurs conseils d’administration de compagnies des Cantons de l’Est. On peut présumer que Pope était conscient de s’en être tiré à bon compte. Il allait constamment porter une grosse chaîne en or, et aurait l’habitude de dire : « J’ai travaillé bien des années pour acquérir cette chaîne – et encore l’ai-je obtenue au prix de gros. »

La construction de chemins de fer fut peut-être la plus significative des entreprises diverses auxquelles toucha Pope. À la fin des années 1860, on accordait fréquemment des chartes pour l’établissement de petites lignes destinées à acheminer les produits vers les marchés ; mais Pope songeait à un chemin de fer plus étendu, qui, traversant le comté de Compton, eût relié Sherbrooke au Maine, et, de là, à Saint-Jean, Nouveau-Brunswick. Certes, ce chemin de fer eût desservi le comté dont il était député, tout en favorisant ses exploitations forestières. C’est ainsi que la Compagnie du chemin de fer international de Saint-François et Mégantic reçut sa charte fédérale en 1870 ; l’année suivante, le gouvernement provincial lui accordait une concession foncière et une subvention pour les travaux de construction. Mais la concurrence de lignes rivales et la difficulté de recueillir des capitaux compromirent la réalisation du projet. Pope jugeait indispensable la participation des gouvernements locaux : il réussit à obtenir du conseil du comté de Compton qu’il souscrivit plus de $225 000 au projet. Cette décision fut annulée quand on la soumit aux contribuables ; le conseil adopta néanmoins un autre règlement, sanctionné par les contribuables, qui favorisait la contribution du comté au projet. Cette nouvelle initiative fut contestée devant les tribunaux, et l’on ne put émettre d’obligations pour le chemin de fer. Pope investit alors ses propres deniers dans l’entreprise et, en 1875, on avait posé des rails sur une distance de 22 milles. Pope y laissa presque sa santé et sa fortune, et, cette même année, la concession foncière accordée au chemin de fer retourna au gouvernement. La compagnie reçut une subvention fédérale en 1883 et, en 1887, elle fut absorbée par la Compagnie du chemin de fer canadien du Pacifique. L’associé de Pope, George Stephen, qui agit, de 1881 à 1888, à titre de président de cette dernière, affirma plus tard que sa compagnie n’avait pris en charge la « courte ligne » de Sherbrooke à Saint-Jean que pour décharger Pope de ses engagements personnels dans ce projet.

À l’époque même où il se trouvait profondément engagé dans les affaires, pendant les décennies 1870 et 1880, Pope fut aussi l’un des principaux ministres des gouvernements consécutifs de sir John A. Macdonald. D’abord nommé ministre de l’Agriculture en octobre 1871, il conserva ce ministère jusqu’à la démission du gouvernement lors du scandale du Pacifique, en novembre 1873. Sa conception du Canada ne différait pas de celle de sir Charles Tupper* : le pays constituait un marché national est-ouest. Au parlement, Pope parla fréquemment de la nécessité de maintenir une juste balance entre l’expansion démographique et la disponibilité des marchés ; il s’opposait à ce qu’on acceptât plus d’immigrants qu’on n’en pouvait absorber. En 1876, il endossa les idées de Macdonald et de Tupper qui seraient à l’origine de la Politique nationale : si les Américains étaient résolus d’écarter les produits canadiens des marchés des États-Unis, le Canada devait, à son tour, restreindre l’accès des Américains aux marchés canadiens.

Macdonald allait trouver en Pope un précieux allié. Imposant, de haute taille, Pope avait un ton d’autorité et des propos incisifs ; s’il lui arrivait parfois d’être brusque, il s’emportait rarement et, en général, il se montrait tolérant envers ses adversaires. À l’instar du « bûcheron réaliste », comme il se qualifia lui-même un jour, il donnait fortement l’impression d’avoir de l’énergie en réserve. Homme d’action sagace et sûr, d’une immense capacité de travail, il était bien peu enclin aux loisirs. Dans ses discours à la chambre, il prônait la loyauté et s’opposait au favoritisme. Il n’aimait pas l’intervention des gens d’Église dans les élections, même si cela devait compromettre la victoire des conservateurs. En janvier 1875, il appuya la proposition d’amnistie d’Alexander Mackenzie* en faveur de Louis Riel et d’Ambroise-Dydime Lépine*, jugeant quand même stupide d’assortir cette mesure d’un bannissement d’une durée de cinq ans. Il voulait qu’on leur accordât un « pardon complet et entier », puisqu’il n’y avait « aucune raison de les persécuter si le pays n’en devait tirer rien de bon ».

Macdonald de retour au pouvoir en 1878, Pope redevint ministre de l’Agriculture ; à ce titre, il avait désormais la responsabilité supplémentaire de la bibliothèque du parlement, des toutes récentes archives publiques et du recensement. Il s’acquitta bien de sa tâche, même s’il dut fréquemment assumer par intérim le ministère des Canaux et Chemins de fer en l’absence de Tupper. Pope fut bientôt reconnu comme l’un des plus ardents partisans, au sein du gouvernement, d’un chemin de fer qui s’étendrait jusqu’au Pacifique. En 1879, au moment où personne encore n’était prêt à entreprendre la réalisation de ce projet, il pensa à mettre lui-même sur pied une compagnie à cette fin. Après d’infructueuses tentatives faites en 1879–1880 par Macdonald, Tupper et lui, en vue de trouver des capitalistes à Londres pour financer la construction de ce chemin de fer, Pope suggéra que George Stephen, Donald Smith* et leurs associés du St Paul, Minneapolis and Manitoba Railway fussent invités à le faire. En 1878–1879, ce groupe avait réussi, financièrement, un coup de maître en faisant l’acquisition de ce chemin de fer, et Pope insistait pour que l’on encourageât leur intérêt évident avant qu’ils investissent leurs profits ailleurs. Sa démarche réussit et, le 21 octobre 1880, fut signé le contrat pour la construction du chemin de fer canadien du Pacifique. Ami et associé de Stephen, Pope se révéla un ardent partisan de ce chemin de fer pendant les cinq années que durèrent sa construction et ses difficultés financières. Il n’hésita pas, toutefois, à critiquer Stephen et ses associés, en 1882, au sujet des prix excessifs qu’ils exigeaient des fermiers de l’Ouest pour le transport de leurs grains sur la ligne reliant le Minnesota au Manitoba. Par ailleurs, c’est en grande partie grâce à Pope que la Compagnie du chemin de fer canadien du Pacifique survécut à une crise financière majeure, en janvier 1884 ; Pope parvint alors à convaincre Macdonald, qui n’y était absolument pas enclin, à faire fi de l’opposition des libéraux, de certains de ses ministres et d’une bonne partie des membres du caucus conservateur, et à aider la compagnie en lui prêtant $30 000 000. Reconnaissant, Stephen, le 4 septembre 1884, dans une lettre à Macdonald, se préoccupait de la santé de Pope : « Il se désintéresse criminellement de lui-même, et, à moins que vous ne le preniez en main [...], il va s’effondrer. On ne saurait trop estimer sa vie et les services qu’il rend au Canada en ce moment ; en cela, il ne le cède qu’à vous. »

En septembre 1885, deux mois avant la fin de la construction de la ligne du chemin de fer canadien du Pacifique, Pope se vit nommé ministre des Canaux et Chemins de fer. Il prit ce ministère en main avec son habituelle ténacité, mais, après que Stephen eut démissionné comme président de la Compagnie du chemin de fer canadien du Pacifique, en 1888, Pope dut faire affaire avec un Américain, William Cornelius Van Horne*. Ces deux personnages, acharnés et entêtés, se querellèrent violemment pendant la longue période d’arbitrage relatif à la section de la Colombie-Britannique du chemin de fer transcontinental, – section qui avait été construite par le gouvernement au début des années 1880 et que la Compagnie du chemin de fer canadien du Pacifique devait prendre en charge. Il faut aussi dire que Pope était malade à cette époque. Sa famille essayait depuis 1887 de le convaincre de prendre sa retraite, mais il trouvait qu’il y avait trop à faire. En août 1888, assurant la permanence comme il le faisait si souvent quand Macdonald allait rejoindre sa famille à Rivière-du-Loup, Pope se traîna jusqu’à Montréal, plus mort que vif. George Stephen, qui l’y vit, dit qu’il avait l’air « diminué et usé au-delà de toute expression ». Pope resta néanmoins comme collé à son bureau, qu’il ne quitta que deux semaines avant sa mort, d’un cancer du foie, le 1er avril 1889.

Pope laissait une fortune substantielle : $130 000 en argent, ainsi que des terres, des bestiaux, des constructions de ferme et sa maison. Ses héritiers furent sa femme, son fils Rufus Henry*, qui succéda à son père comme député de Compton, et sa fille Elizabeth, épouse de William Bullock Ives*, député conservateur de Richmond et Wolfe depuis 1878. Elizabeth reçut de l’argent « pour son usage personnel, sans aucun droit de regard de la part de son époux ». Ses trois petits-fils et la communauté anglicane de Cookshire eurent aussi part à l’héritage.

John Henry Pope était un homme d’une capacité peu ordinaire. Son visage peu engageant cachait un esprit d’une grande pénétration et beaucoup de jugement. Sa façon d’agir à la chambre des Communes, si elle manquait d’élégance, était d’une rare efficacité. Tout comme Macdonald, il n’avait rien d’un réformateur, et il considérait les hommes et les situations comme des réalités qu’on devait plier dans le sens de ses objectifs. Ses arguments étaient frappants, et peu d’hommes eurent une si profonde influence sur Macdonald. Pendant la crise du chemin de fer canadien du Pacifique, en 1884, par exemple, Pope se montra froid et sans pitié. « Vous devrez leur prêter l’argent, dit-il à Macdonald, parce que, [si] un jour la Compagnie du chemin de fer canadien du Pacifique saute, le lendemain, c’est le parti conservateur qui saute. » C’était peut-être le seul argument auquel Macdonald pouvait être sensible.

P. B. Waite

Plusieurs suggestions du professeur Andrée Désilets ont été mises à profit lors de la préparation de cette biographie, et la Bibliographie d’histoire des Cantons de l’Est ([Sherbrooke, Québec], 1975), qu’elle et ses collègues ont compilée, constitue un point de départ indispensable de toute étude historique touchant cette région.

Il n’existe aucune grande collection de documents relatifs à John Henry Pope. Tous les papiers de famille semblent avoir disparu, ce qui explique en partie la pénurie de renseignements sur ce personnage. La source particulière la plus riche est formée de la correspondance entre Pope et sir John Alexander Macdonald que l’on peut consulter dans les papiers Macdonald aux APC (MG 26, A). Une petite mais néanmoins intéressante collection de lettres de Pope se trouve parmi les papiers de la famille Morris, au musée McCord, à Montréal : elles portent surtout sur la Compagnie du chemin de fer international de Saint-François et Mégantic, 1871–1873. Il existe aussi des lettres de Pope dans les papiers de sir Alexander Tilloch Galt aux APC (MG 27, I, D8) et dans le fonds de la famille Langevin aux ANQ-Q (AP-G-134). Des journaux des Cantons de l’Est ont publié des comptes rendus des discours de Pope : le Stanstead Journal (Rock Island), la Sherbrooke Gazette and Eastern Townships Advertiser, le Sherbrooke News et le Pionnier de Sherbrooke. Le Franc-Parleur (Montréal) soulève, le 2 février 1877, certaines questions relatives à des transactions foncières de Pope.

On trouvera une abondante correspondance dans les archives du département des Terres de la couronne du Québec (ANQ-Q, PQ, TF) au sujet de l’acquisition par Pope d’une portion de terre dans le canton de Ditton, où l’on prétendait qu’il se trouvait de l’or. Les archives concernant les terres du comté de Compton, au bureau d’enregistrement de Cookshire (BE, Compton (Cookshire) contiennent une grande variété de références aux transactions foncières de Pope, de même que son testament.

Une étude élaborée sur Pope a été publiée par son ami Charles Herbert Mackintosh*, rédacteur en chef de l’Ottawa Daily Citizen et plus tard lieutenant-gouverneur des Territoires du Nord-Ouest, dans l’ouvrage de L. S. Channell, History of Compton County and sketches of the Eastern Townships, district of St. Francis, and Sherbrooke County [...] (Cookshire, 1896 ; réimpr., Belleville, Ontario, 1975), 155–165. Cet ouvrage est précieux par ses renseignements sur les conditions de l’exploitation agricole et sur le développement des chemins de fer qui influencèrent autant Pope que le comté dont il fut député. Mackintosh donne aussi son opinion sur Pope dans un article nécrologique de l’Ottawa Daily Citizen du 2 avril 1889. Le certificat de mariage de Pope est conservé aux AC, Saint-François (Sherbrooke), État civil, Épiscopaliens, Episcopal Church (Eaton), 5 mars 1845. Sur le canton d’Eaton, V. C. S. Lebourveau, A history of Eaton ; being an historical account of the first settlement of the township of Eaton [...] (s.l., 1894 ; réimpr., Sherbrooke, 1965) ; sur les Cantons de l’Est en général, on consultera utilement The Eastern Townships gazetteer and general business directory [...] (St Johns [Saint-Jean-sur-Richelieu], Québec, 1867 ; réimpr., Sherbrooke, 1967).

Il est juste de dire que Pope a été négligé ces dernières années, même si on trouve de nombreuses références à son nom dans les ouvrages suivants : Cornell, Alignment of political groups ; Creighton, Macdonald, old chieftain ; J. Hamelin et Roby, Hist. économique ; M. Hamelin, Premières années du parlementarisme québécois ; W. K. Lamb, History of the Canadian Pacific Railway (New York et Londres, 1977) ; Terrill, Chronology of Montreal ; et Waite, Canada, 1874–96. La seule étude moderne consacrée à Pope est celle de W. S. Laberee, « Hon. John Henry Pope, Eastern Townships politician » (thèse de m.a., Bishop’s Univ., Lenoxville, Québec, 1966).  [p. b. w.]

Bibliographie générale

Comment écrire la référence bibliographique de cette biographie

P. B. Waite, « POPE, JOHN HENRY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 11, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 30 oct. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/pope_john_henry_11F.html.

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Auteur de l'article:   P. B. Waite
Titre de l'article:   POPE, JOHN HENRY
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 11
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1982
Année de la révision:   1982
Date de consultation:   30 octobre 2014