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SHIELS, ANDREW, forgeron, poète et magistrat, né le 12 mars 1793 dans la paroisse d’Oxnam, Roxburghshire, Écosse, décédé à Dartmouth, N.-É :, le 5 novembre 1879.

Andrew Shiels émigra en Nouvelle-Écosse en 1818 et travailla comme forgeron à Halifax. Dix ans plus tard, il alla s’établir sur la rive opposée de la baie, à Dartmouth, où il possédait une ferme, et continua d’exercer son métier à Ellenvale Tavern. En 1834, il avait installé un atelier de cardage à Ellenvale, ainsi nommé en l’honneur de sa femme Ellen. Celle-ci mourut en 1846 et Shiels épousa en secondes noces Isabella Blair. Il fut père de nombreux enfants, mais la plupart d’entre eux moururent en bas âge.

Andrew Shiels, qui était un partisan de Joseph HowE, fut nommé, le 20 novembre 1848, juge de paix du comté de Halifax, au sein de la commission instituée par les réformistes, après l’obtention de la responsabilité ministérielle. En 1857, la Cour des sessions trimestrielles du comté le nomma magistrat « stipendiaire » et, en 1860, il fut nommé membre, pour le comté de Halifax, de la commission d’assistance aux débiteurs insolvables.

Shiels laissa dans la région le souvenir d’un personnage pittoresque qui, en hiver, allait drapé d’un long plaid écossais. On se souvient de lui comme d’un homme aux opinions bien arrêtées, qui prit une part active au affaires publiques, tout en étant un magistrat respecté. À sa mort, le Presbyterian Witness écrivit : « Il n’existait pas d’ami plus fidèle, ni d’ennemi plus implacable que lui. » Il appartint pendant presque toute sa vie à l’Église presbytérienne mais, à la suite d’un désaccord avec les membres de la congrégation, il adhéra à l’Église méthodiste.

Shiels, qui était surtout un autodidacte, lisait beaucoup et avait une excellente mémoire. Ses œuvres furent influencées par l’histoire, les contes et l’imagerie populaire du pays frontalier où il avait passé son enfance, ainsi que par la poésie de Robert Burns. Ses poèmes populaires, très goûtés des lecteurs, parurent fréquemment pendant 50 ans dans les journaux de Halifax, sous les pseudonymes d’ « Albyn » et de « The Bard of Ellenvale ». Son ouvrage intitulé The witch of the Westcot ; a tale of Nova-Scotia, in three cantos est plus ambitieux : c’est un poème épique sur le massacre perpétré par les Indiens à Dartmouth en 1751. Dans la préface, l’auteur souligne la difficulté pour lui d’adapter le patois qu’il avait appris sur la frontière anglo-écossaise à l’anglais parlé en Nouvelle-Écosse ; il note également le peu d’attrait des habitants de la colonie pour la poésie, attribuant cet état de choses à leurs rudes conditions de vie. Ses écrits satiriques ne manquent pas de force. Ses poèmes les plus remarquables sont ceux qui sont consacrés à la nature et ceux dans lesquels il tente de s’inspirer de l’histoire et du caractère pittoresque de sa patrie d’adoption.

Phyllis R. Blakeley

Parmi les œuvres d’Andrew Shiels [Albyn], citons : Dupes & demagogues : a souvenir (Halifax, 1879) ; Eye to the ermine : a dream (Halifax, 1871) ; John Walker’s courtship : a legend of Lauderdale (Halifax, 1877) ; Letter to Eliza (Halifax, 1869) ; My mother : in memorium (Halifax, 1868) ; The preface, a poem of the period (Halifax, 1876) ; Retribution : a literary contribution to the Nova Scotia Department of the Philadelphia Exhibition (Halifax, 1875) ; Rusticating in reality : a Pierian paraphrase (Halifax, 1873) ; Sabbath in Dartmouth (Halifax, 1870) ; The witch of the Westcot ; a tale of Nova-Scotia, in three cantos ; and other waste leaves of literature (Halifax, 1831). To the late Honourable Simon Bradstreet Robie, Sun (Halifax), 7 janv. 1858.

Woodlawn Cemetery (Dartmouth, N.-É.), pierres tombales de la famille Shiels.— Morning Chronicle (Halifax), 6 nov. 1879, 8 avril 1885.— Presbyterian Witness (Halifax), 8 nov. 1879.— M. J. Katzmann (Mrs William Lawson), History of the townships of Dartmouth, Preston and Lawrencetown ; Halifax County, N.S., Harry Piers, édit. (Halifax, 1893), 101s.— J. P. Martin, The story of Dartmouth (Dartmouth, N.-É., 1957).

Bibliographie générale

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Phyllis R. Blakeley, « SHIELS, ANDREW », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 31 oct. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/shiels_andrew_10F.html.

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Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1972
Année de la révision:   1972
Date de consultation:   31 octobre 2014