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SPIKE, JAMES, imprimeur et éditeur, né en 1807 (baptisé le 10 juin) à Halifax, N.-É., sixième enfant de Daniel Spike et de Grace Cullimore ; en 1831, il épousa Elizabeth Kerr (veuve de son cousin, Francis Leston) dont il eut deux enfants et, en 1842, Mary Elizabeth Metzler dont il eut 12 enfants ; décédé le 29 mars 1879 à Halifax.

La mère de James Spike était apparentée de loin à la famille des Howe et il semble que c’est avec eux que son fils apprit le métier d’imprimeur. En 1826, Spike et Joseph Howe, alors âgé de 22 ans, achetèrent à l’oncle par alliance de Howe, William Minns, le Weekly Chronicle. Ils changèrent le nom du journal qui devint l’Acadian and General Advertiser et qui parut le 5 janvier 1827. C’était la première fois que Howe se lançait dans les affaires et c’est en grande partie grâce à cette association que l’on se souvient de Spike. Leur journal prit une position modérée et légèrement progressiste et l’on y sent l’influence de son éditorialiste Howe. À la fin de l’année, Spike désintéressa son associé, mais ne le paya jamais, et changea le nom du journal qui devint l’Acadian. De toute évidence il tenait plus de l’imprimeur que du journaliste car il annonça qu’il avait « confié la rédaction à quelqu’un de tout à fait compétent ». Aux Public Archives of Nova Scotia le dernier numéro du journal est daté du 9 mai 1834. Après leur séparation, les opinions de Spike et de Howe divergèrent ; l’un se tourna vers la droite, l’autre vers la gauche. « Simple dans ses manières et généreux », Spike ne semblait pas à sa place dans l’atmosphère de fanatisme politique des journaux de l’époque.

Le 6 juin 1838, James Spike devint le premier imprimeur et le premier éditeur d’un bon journal d’information, le Guardian, organe officieux de l’Église d’Écosse. Sa carrière journalistique prit fin, dix ans plus tard, lorsque le Guardian changea d’éditeur le 30 juin 1848.

Spike fut nommé inspecteur municipal de l’hygiène à Halifax, le 16 octobre 1854, et ne cessa d’exercer cette fonction que lorsqu’il fut atteint d’un cancer qui le terrassa. Dans les notices nécrologiques, on rappelle surtout le rôle important qu’il joua au sein du mouvement de la tempérance.

C. St. C. Stayner

Brunswick Street Church (Halifax), Records.— St Luke’s Church (Halifax), Records.— St Paul’s Church (Halifax), Records, 1769, 1787, 1807.— Acadian (Halifax), 28 mars, 9 mai 1834.— Acadian and General Advertiser (Halifax), 5 janv., 12 janv., 28 déc. 1827.— Acadian Recorder (Halifax), 8 juill. 1826, 9 juill. 1831, 29 mars 1879, 10 mars 1919.— Guardian (Halifax), 6 juin 1838, 30 juin 1848.— Halifax Daily Reporter and Times, 29 mars 1879.— Morning Chronicle (Halifax), 31 mars 1879.— Novascotian (Halifax), 13 sept. 1827.— J. A. Roy, Joseph Howe, a study in achievement and frustration (Toronto, 1935).— J. J. Stewart, Early journalism in Nova Scotia, N.S. Hist. Soc. Coll., VI (1888) : 91–122.

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C. St. C. Stayner, « SPIKE, JAMES », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 28 juill. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/spike_james_10F.html.

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Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1972
Année de la révision:   1972
Date de consultation:   28 juillet 2014