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THIBAUDEAU, ISIDORE (baptisé Pierre-Isidore), homme d’affaires et homme politique, né le 30 septembre 1819 et baptisé le même jour à, Pointe-aux-Trembles (Neuville, Québec), fils de Pierre-Chrisologue Thibaudeau et d’Émilie Delisle ; le 4 septembre 1849, il épousa à Charlesbourg, Bas-Canada, Laure Drolet ; décédé le 18 août 1893 à Québec.

D’origine acadienne, la famille Thibaudeau conduit à Cap-Santé des activités marchandes. Lui-même fils de marchand, Pierre-Chrisologue acquiert bientôt parmi les villageois une position influente, tant dans le commerce que dans la politique locale. De son mariage en 1818, le couple Thibaudeau-Delisle a au moins 13 enfants dont Isidore, Joseph-Élie* et Joseph-Rosaire. Les filles se marient le plus souvent à des marchands de la région de Cap-Santé ou de Québec. Le père et les fils poursuivront des carrières commerciales, politiques et administratives parallèles.

À la fin de janvier 1836, Isidore Thibaudeau entre pour cinq ans et à petit salaire comme apprenti commis chez Masson, LaRocque, Strang and Company, succursale québécoise de la Robertson, Masson, LaRocque and Company de Montréal. Cet engagement n’a rien de surprenant puisque le père d’Isidore est depuis plusieurs années un bon client de cette maison d’importation en gros d’articles de mercerie et d’exportation de potasse et de blé. Les frères William et Hugh Robertson de Glasgow, en Écosse, avaient fondé cette entreprise en 1803, sous la raison sociale de Hugh Robertson and Company. En 1810, ils avaient établi une succursale à Montréal ; William se chargeait de la portion écossaise et Hugh du nouvel établissement. Un jeune commis, Joseph Masson*, s’était joint à eux en 1812, était devenu simple associé puis, avec le retour de Hugh en Écosse en 1815, associé principal à Montréal.

Après avoir conduit ses affaires par l’intermédiaire d’agents à Québec, la Robertson, Masson, LaRocque and Company y avait établi en 1830 une succursale que dirigeait John Strang. Au décès de celui-ci en 1841, Charles Langevin, ami et homme de confiance de Masson à Québec et son associé dans les faits à partir de 1831, administrera seul la succursale de Québec, sous la raison sociale de Masson, Langevin et Compagnie.

Le jeune Thibaudeau fait donc son apprentissage dans une maison de première force et sous l’experte supervision de Langevin. Graduellement, il acquiert la confiance de ce dernier et se voit confier à partir de 1841–1842 des responsabilités accrues pendant les fréquents voyages de Langevin en Angleterre. Il se charge notamment durant l’hiver de la perception des avances accordées aux marchands ruraux et urbains, ce qui le met en contact direct avec la clientèle. Le décès de Masson le 15 mai 1847 provoque la réorganisation de la firme. Déjà les Robertson s’étaient retirés et les fils de Masson, Wilfrid en particulier, de même que celui de Langevin ne pouvaient guère à cause de leur manque d’expérience en prendre la direction. Langevin et les héritiers de Masson s’entendent donc pour poursuivre les affaires en introduisant de nouveaux associés, soit Henry Thomas et Jean-Baptiste Bruyère avec Wilfrid Masson à Montréal, et Isidore Thibaudeau avec Charles Langevin à Québec (sous la raison sociale à Québec de Langevin, Masson, Thibaudeau et Compagnie à partir du 1er décembre 1847). À 28 ans, Thibaudeau accède ainsi à une position stratégique dans une entreprise en pleine transition successorale. À peine cinq ans plus tard, Langevin prend sa retraite et Isidore devient le seul associé de Québec, sous la raison sociale de Masson, Thibaudeau et Compagnie. Par la suite, la succursale montréalaise subit les départs successifs de Wilfrid Masson en 1856, et devient alors la Thibaudeau, Bruyère et Compagnie, et celui de Jean-Baptiste Bruyère en 1859, de sorte que toute l’affaire tombe entre les mains des deux commis engagés 25 ans plus tôt, associés maintenant dans la Thibaudeau, Thomas and Company, à Québec, et dans la Thomas, Thibaudeau and Company, à Montréal.

Au début des années 1860, Thibaudeau vaut entre 150 000 $ et 200 000 $. La firme de Québec vend annuellement pour 400 000 $ ; elle domine ainsi tous ses concurrents et jouit d’un crédit de première classe. Contrairement à Masson et à Langevin, Thibaudeau réussit à intégrer dans l’entreprise plusieurs de ses frères, à titre de commis d’abord puis d’associés en 1868, soit Joseph-Rosaire qui s’occupe de la maison de Montréal avec Thomas et Esprit-Anaclet Généreux, commis élevé au rang d’associé, et aussi Alfred qui épaule Isidore à Québec, puis à Manchester, en Angleterre, où Thibaudeau et Thomas établissent une filiale cette année-là. L’entreprise commence à prendre un caractère familial et continue d’élargir son réseau de clients, auxquels elle fait crédit avec circonspection, au rythme de la colonisation de la périphérie de la région de Québec, vers les régions des Bois-Francs, du Lac-Saint-Jean et du Bas-Saint-Laurent. À défaut d’un fonds d’archives de la firme, l’étendue et l’ampleur des activités restent encore difficiles à évaluer.

L’augmentation rapide des ressources financières de Thibaudeau lui permet de s’intéresser à d’autres secteurs d’activité. Il fait partie d’une élite marchande et professionnelle canadienne-française qui parvient à percer et qui commence graduellement à se lancer dans des entreprises communes. Thibaudeau se joint aux Guillaume-Eugène Chinic*, Ulric-Joseph Tessier, François Vézina*, Louis-Joseph Massue* et autres en 1848 dans la Caisse d’épargnes de Notre-Dame de Québec (qui sera reconnue juridiquement en 1855 sous le nom de Caisse d’économie de Notre-Dame de Québec), et dans la Banque nationale à partir de 1858. Dans le premier cas, il est, de 1855 à 1893, administrateur et, de 1876 à 1893, vice-président. Dans le second, il joue un rôle actif dans le développement de la banque, que ce soit comme membre du comité de fondation, administrateur provisoire, administrateur élu, le 25 avril 1860, vice-président, de 1875 à 1879, et président, de 1879 à 1889. Il en devient l’un des actionnaires importants, non sans conserver ses actions de la Banque de Québec. Selon l’historien Ronald Rudin, l’administration de Thibaudeau aurait été très conservatrice, car l’homme d’affaires se contente de s’appuyer sur un commerce du bois en déclin et néglige d’ouvrir de nouvelles succursales entre 1875 et 1893. Il aurait eu à subir les récriminations de groupes d’actionnaires plus expansionnistes, et ce jusqu’à son départ en 1889. Par ailleurs, il s’engage occasionnellement dans les chemins de fer, notamment dans le Grand Tronc, dans le chemin de fer de Québec et du lac Saint-Jean, dans le chemin à lisses de Lévis à Kennebec et dans le Quebec Central.

Le 4 septembre 1849, quelque temps après son accession au rang d’associé, Thibaudeau avait épousé Laure Drolet à Charlesbourg. Le jeune couple s’était installé à la haute ville, rue Saint-Louis. En 1855, Thibaudeau achetait à prix d’aubaine d’un marchand en faillite une grande maison de trois étages en pierre de taille, rue Sainte-Geneviève. De 1849 à 1862, le couple Thibaudeau a dix enfants, dont six meurent avant l’âge de huit ans et deux autres sans descendants. Seuls les deux derniers, Laure et Alfred-Arthur, survivent à leur père. Épuisée et peut-être aussi de santé fragile, Laure Drolet meurt le 1er décembre 1862 à l’âge de 32 ans. Thibaudeau ne se remarie pas et prend successivement à son service plusieurs de ses nièces, qu’il couche d’ailleurs sur ses testaments.

À l’instar de son frère cadet, Joseph-Élie, Thibaudeau se lance en politique en 1863. Libéral moins modéré que son frère, il est invité à faire partie du nouveau cabinet formé, le 16 mai de cette année-là, par Antoine-Aimé Dorion et John Sandfield Macdonald* ; il devient alors président du Conseil exécutif et représentant au cabinet de la région de Québec. Sa position de ministre, la promesse de régler la dette relative aux prêts consentis aux citoyens incendiés de Québec et ses ressources financières considérables permettent son élection le 15 juin suivant dans Québec-Centre contre le conservateur sortant Georges-Honoré Simard*. Plus doué pour les affaires que pour la politique, il joue un rôle effacé au sein du ministère. Il est presque complètement absent des débats parlementaires, sauf à quelques reprises pour y répondre, et plutôt gauchement, à des accusations sur la question des prêts aux citoyens incendiés ou sur le possible conflit d’intérêts entre sa participation au conseil d’administration du Grand Tronc et les politiques d’aide du gouvernement à cette entreprise en pleines difficultés financières. La chute du cabinet, le 29 mars 1864, le rejette dans l’ombre et dans le rôle effacé de simple député, et ce jusqu’à la Confédération, contre laquelle il vote d’ailleurs avec les libéraux radicaux.

La carrière politique de Thibaudeau se poursuit calmement au Conseil législatif de la province de Québec du 2 novembre 1867 jusqu’au 21 janvier 1874. Lorsque le gouvernement libéral fédéral d’Alexander Mackenzie, arrivé au pouvoir en 1873 dans la foulée du scandale du Pacifique [V. sir John Alexander Macdonald ; sir Hugh Allan*], déclenche des élections générales, Thibaudeau démissionne du Conseil législatif pour participer à la campagne avec ses amis libéraux. Élu sans opposition dans Québec-Est le 22 janvier 1874, il représente en chambre du mieux qu’il peut les intérêts commerciaux et portuaires de Québec. Peu présent dans les débats, il aspire plutôt à des postes honorifiques, en particulier à celui de lieutenant-gouverneur de la province de Québec qui devient libre avec le décès de René-Édouard Caron* en décembre 1876. Malgré une place enviable dans le parti et sans doute une participation substantielle à la caisse électorale, le cabinet fédéral lui préfère Luc Letellier* de Saint-Just.

La défaite surprise de Wilfrid Laurier* dans Drummond et Arthabaska en 1877 amène un Thibaudeau probablement désillusionné à lui offrir sa circonscription de Québec-Est. Sollicité par des amis libéraux de Laurier, dont François Langelier*, il démissionne le 7 novembre 1877 sans compensation apparente et participe à la campagne électorale qui débouche sur l’élection de Laurier le 28 novembre. Bien que déçu des affrontements de clans et des tiraillements à l’intérieur du gouvernement Mackenzie, notamment dans la gestion du favoritisme, il se présente tout de même dans la circonscription voisine de Québec en août 1878. Il y subit une défaite sans équivoque devant Adolphe-Philippe Caron*, député conservateur sortant. En bonne partie attribuable au balayage conservateur, cet échec confirme son retrait définitif de la politique.

Les frères Thibaudeau deviennent à la fin des années 1860 omniprésents dans l’entreprise : Joseph-Rosaire à Montréal, Alfred à Manchester et Isidore avec Urbain à Québec. Lorsque Henry Thomas de Montréal prend sa retraite, la firme se réorganise le 1er décembre 1873 autour de Joseph-Rosaire à Montréal et d’Isidore et d’Alfred à Québec, sous les raisons sociales de Thibaudeau, Généreux et Compagnie à Montréal, de Thibaudeau, Frères et Compagnie à Québec, et de Thibaudeau Brothers and Company à Manchester. Généreux prend sa retraite lui aussi en 1875, de sorte que les frères restent les seuls associés. La société montréalaise devient la Thibaudeau et Compagnie, et Alfred le responsable des achats de marchandises sèches et de nouveautés en Grande-Bretagne. Quant à la firme québécoise, elle continue son expansion et quitte au début des années 1880 les locaux qu’elle occupait depuis les années 1850 au coin des rues Sous-le-Fort et Saint-Pierre pour de vastes entrepôts situés rue Dalhousie.

Graduellement, les frères Thibaudeau se retirent de la société. Urbain meurt en 1875, Joseph-Rosaire part en 1885 et Alfred, qui a remplacé ce dernier à Montréal, fait de même en 1887, de sorte qu’Isidore se retrouve alors seul. Le 5 août de cette année-là, il associe à l’entreprise son fils Alfred-Arthur, âgé de 26 ans, et lui donne la responsabilité de l’établissement montréalais. À la veille de la retraite, Isidore qui gère presque seul une entreprise devenue considérable doit penser à se départir d’une partie du poids des affaires à Québec. Le 1er décembre 1887, il élève donc Rodolphe Audette, son premier commis et comptable de Québec et son homme de confiance depuis plusieurs années, au rang d’associé rémunéré et il établit par ailleurs une répartition des profits des deux tiers pour lui-même et d’un tiers pour son fils. À l’expiration de ce contrat de société en 1890, Thibaudeau ajoute comme associés deux de ses neveux et commis, Roger et Georges La Rue, avec salaire et participation aux profits nets de la succursale québécoise. La survie de l’entreprise devient alors possible. Au décès d’Isidore en 1893, Audette et les frères La Rue pourront prendre la relève dans l’administration du bureau de Québec, permettant ainsi à Alfred-Arthur de se concentrer sur les activités générales et montréalaises.

L’association avec ses frères et le vieillissement de ses enfants avaient déjà obligé Thibaudeau à prévoir l’éventualité de son décès et à rajuster périodiquement son premier testament connu, celui du 15 février 1870. Dans ce document, il protège ses frères en stipulant que sa part dans l’entreprise ne peut être retirée avant la fin du contrat d’association et après cinq années supplémentaires si deux d’entre eux voulaient continuer les affaires sous une autre raison sociale. Après le départ de ses frères, il modifie à quelques reprises son testament. Le 11 août 1887, il fait de son fils Alfred-Arthur son principal héritier et il nomme Audette l’un des exécuteurs. À peine quelques mois plus tard, le 31 octobre, Thibaudeau paraît avoir décidé de laisser toute l’entreprise à son fils Alfred-Arthur. Il lègue ses biens personnels à son autre fils, Charles-François, un joyeux luron plutôt irresponsable et pas très doué pour les affaires, qui meurt quelques mois à peine avant son père. Il fait alors donation à Alfred-Arthur de sa part dans le capital de la société, qui équivaut, au 30 novembre 1885, à la somme rondelette de 835 048,62 $. Résiliée le 13 décembre 1888, la donation débouche tout de même le 28 janvier 1890 sur un dernier testament qui confirme qu’Alfred-Arthur sera l’héritier d’une entreprise dans laquelle la part d’Isidore atteint au 30 novembre 1889, selon l’inventaire annuel de la firme, 1 032 551,22 $. Si l’on ajoute ses autres propriétés, investissements et comptes divers, Thibaudeau avait amassé au crépuscule de sa carrière une fortune considérable qui en fait l’un des rares millionnaires québécois francophones de l’époque. Son entreprise jouit pendant toute la période du crédit le plus élevé et le plus solide attribué par les agences de renseignements commerciaux. En 1893, elle emploie 27 commis.

Isidore Thibaudeau meurt à Québec le 18 août 1893. Ses funérailles sont célébrées en grande pompe à la basilique Notre-Dame le 22 août. Le cortège comprend au moins 1 800 personnes, et la cérémonie est considérée comme l’une des plus splendides vues à Québec depuis longtemps. Parmi les personnages qui lui rendent un dernier hommage, il faut citer Wilfrid Laurier, sir Hector-Louis Langevin* et les frères Charles* et François Langelier. Près d’une centaine de voitures accompagnent le corps au cimetière Belmont, à Sainte-Foy, où il est inhumé.

Marc Vallières

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Bibliographie générale

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Marc Vallières, « THIBAUDEAU, ISIDORE », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 12, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 24 oct. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/thibaudeau_isidore_12F.html.

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Auteur de l'article:   Marc Vallières
Titre de l'article:   THIBAUDEAU, ISIDORE
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 12
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1990
Année de la révision:   1990
Date de consultation:   24 octobre 2014