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WALSH, AQUILA, ingénieur, homme politique et fonctionnaire, né le 15 mai 1823 dans le canton de Charlotteville, Haut-Canada, deuxième fils de Francis Leigh (Legh) Walsh ; le 21 novembre 1850, il épousa Jane Wilson Adams, et ils eurent un fils et quatre filles ; décédé le 6 mars 1885 à Winnipeg.

Le grand-père d’Aquila Walsh, Thomas Leigh (Legh) Walsh, loyaliste, vint en 1793 dans le Haut-Canada où il fut arpenteur provincial, puis, de 1796 à 1810, receveur de l’enregistrement du comté de Norfolk. Le père d’Aquila, Francis Leigh Walsh, se battit à la guerre de 1812, occupa le poste de receveur de l’enregistrement du comté de Norfolk, de 1810 à sa mort en 1884, et représenta Norfolk à la chambre d’Assemblée du Haut-Canada de 1824 à 1828 et en 1835–1836.

Après ses études à la London District Grammar School, Aquila Walsh devint ingénieur civil à Simcoe et associé dans la firme d’arpenteurs provinciaux et d’ingénieurs civils Walsh and Mercer. En 1848, il assuma la fonction de receveur adjoint de l’enregistrement du comté de Norfolk et il conserva ce poste jusqu’en 1861, année au cours de laquelle il fut élu député du comté à l’Assemblée législative de la province du Canada. Il fut réélu en 1863.

Partisan indéfectible du parti conservateur durant toute sa vie, Walsh rechercha avec persistance des récompenses politiques pour sa loyauté, et il était amer et plein de ressentiment quand on feignait de l’oublier. Élu à la chambre des Communes en 1867, il espéra en devenir le premier orateur (président). « Peu de vos partisans », écrivit-il à sir John Alexander Macdonald* en octobre 1867, « sont entrés ou demeurés dans la vie publique au prix d’inconvénients ou de sacrifices plus grands que [ceux que j’ai endurés] et aucun n’a reçu moins en fait de considération ou de promotions. » En 1868, il fut nommé président de la commission de l’Intercolonial, poste qu’il occupa jusqu’en 1874. Il chercha à devenir ministre, commissaire des chemins de fer, président d’une commission relative au chemin de fer canadien du Pacifique en 1878, sénateur et lieutenant-gouverneur du Manitoba. Lorsque d’autres recevaient de la considération, il protestait, comme par exemple en 1879 quand il fit de nouveau remarquer ce qu’il prétendait être d’extraordinaires sacrifices de temps, d’argent et d’affaires pour le parti.

Walsh n’eut pas de succès dans Norfolk North aux élections de 1872 et de 1878 ; il ne brigua pas les suffrages en 1874, et son appui au candidat conservateur du comté se révéla inefficace. Il avait cessé d’exercer de l’influence dans sa circonscription, et son utilité politique était chose du passé. Cependant, ses protestations et « harcèlements » à propos de ses services continuèrent. En 1882, peu après être devenu maire de Simcoe, il reçut finalement une réponse.

Macdonald, en sa qualité de ministre de l’Intérieur, fit remarquer en octobre 1881 que, lorsque le département avait été organisé en 1873, la colonisation de l’Ouest était à peine commencée. La construction du chemin de fer canadien du Pacifique avait fourni un élan à la colonisation, et l’augmentation qui en résultait dans le volume des affaires, reliée à l’administration des terres, faisait qu’il était « absolument nécessaire » d’avoir un fonctionnaire en poste à Winnipeg. Walsh fut nommé commissaire des Terres de la couronne, le 4 février 1882, pour prendre en charge l’attribution des terres et des ressources forestières et minières du département au Manitoba et dans les Territoires du Nord-Ouest.

Walsh fut un fonctionnaire consciencieux, populaire et compétent. Il fit cependant des restrictions personnelles à propos de son poste. Il se plaignit qu’ayant négligé auparavant ses affaires pour la politique, son salaire ne suffisait pas dès lors à le maintenir à la hauteur de sa position sociale. Il prit aussi en mauvaise part la belle maison que la Hudson’s Bay Company fournissait à son agent des terres, Charles John Brydges, et l’« impertinence » de celui-ci, comme confident de longue date de Macdonald, dans sa correspondance à propos des terres. Il fut également contrarié par le fait que le favoritisme politique local était dirigé par le ministère à Ottawa. Walsh mourut en mars 1885, après avoir été commissaire durant seulement trois années.

Hartwell Bowsfield

APC, MG 26, A ; RG 15, DII, 1, 266, file 38 372.— Eva Brook Donly Museum (Simcoe, Ontario), Norfolk Hist. Soc. coll., Walsh papers (mfm aux APC).— British Canadian (Simcoe), 11 mars 1885.— Manitoba Daily Free Press, 9 mars 1885.— Canadian directory of parl. (J. K. Johnson).— « Thomas William Walsh », Assoc. of Ontario Land Surveyors, Annual report (Toronto), 34 (1919) : 86s.

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Hartwell Bowsfield, « WALSH, AQUILA », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 11, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 20 avril 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/walsh_aquila_11F.html.

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Auteur de l'article:   Hartwell Bowsfield
Titre de l'article:   WALSH, AQUILA
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 11
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1982
Année de la révision:   1982
Date de consultation:   20 avril 2014