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WENTWORTH, sir JOHN, fonctionnaire et administrateur colonial, né le 9 août 1737 à Portsmouth, New Hampshire, aîné des fils survivants de Mark Hunking Wentworth et d’Elizabeth Rindge ; le 11 novembre 1769, il épousa au même endroit sa cousine Frances Deering Wentworth, veuve d’un cousin commun, Theodore Atkinson ; décédé le 8 avril 1820 à Halifax, laissant deux fils, dont un illégitime.

Après des études sans histoire au Harvard College, où il obtint sa licence ès lettres en 1755 et sa maîtrise ès lettres en 1758, John Wentworth retourna à Portsmouth et entra dans la maison de commerce de son père, pour le compte duquel il traversa en Angleterre au début des années 1760. Il réussit à y obtenir, pour lui-même et pour sa famille, la protection de Charles Watson-Wentworth, marquis de Rockingham. Pendant son séjour à Londres, il représenta aussi la colonie du New Hampshire – où sa famille était en vue depuis trois générations –, car on l’avait mandaté officiellement pour protester contre la loi du Timbre de 1765. Il était dans la capitale anglaise lorsqu’on dévoila au grand jour les malversations de son oncle Benning Wentworth, gouverneur du New Hampshire et inspecteur général des forêts du roi en Amérique du Nord. L’occasion se révéla fructueuse, puisque John fut choisi pour succéder à son oncle, dans ses deux postes, en 1766.

Le jeune Wentworth n’était pas homme à prendre à la légère la responsabilité de ces fonctions quasi héréditaires. De retour en Amérique, il s’appliqua avec une grande assiduité et fort judicieusement à faire réserver à la marine royale tous les arbres propres aux mâtures, montrant du goût pour les voyages d’exploration et une facilité d’adaptation aux conditions qui prévalaient dans les régions éloignées, ce qui contrastait fortement avec le faste ostentatoire dont il entourait ses fonctions de gouverneur. En 1773, avec l’aide de ses partisans anglais, Wentworth parvint à relever le plus sérieux défi à son gouvernement, soit une accusation de corruption portée par un de ses anciens conseillers, Peter Livius*. Le gouverneur réussit en même temps à maintenir sa popularité dans le New Hampshire, car il avait une facilité naturelle à communiquer avec les gens du peuple, ce qui renforçait ses relations sociales avec les habitants de la colonie, et il avait suffisamment d’influence et d’autorité pour affronter avec succès les critiques contre le pouvoir oligarchique qu’exerçait sa famille. Par la suite, néanmoins, l’insatisfaction à l’endroit du gouvernement de Wentworth s’amplifia et renforça l’opposition aux mesures britanniques. En 1775, les relations du gouverneur avec la chambre d’Assemblée, qui avait embrassé la cause révolutionnaire, et avec la ville de Portsmouth, qui souffrait mal la surveillance navale des Britanniques, furent finalement et irrévocablement rompues. Wentworth s’enfuit à Boston, puis à Halifax et enfin à New York où il mit sur pied, en 1776, une compagnie de volontaires loyalistes. Son appui militaire actif aux Britanniques lui valut d’être proscrit par le Congrès continental. Peu après son départ pour l’Angleterre, en 1778, l’Assemblée du New Hampshire adopta contre lui un décret de confiscation de biens et de mort civile.

En Angleterre, pendant les cinq années qui suivirent, l’ancien gouverneur et inspecteur absentéiste renoua ses relations avec les Wentworth de la noblesse, toucha une pension en reconnaissance pour sa loyauté envers la couronne, et siégea au sein de la commission des représentants loyalistes. Le poste d’inspecteur général des forêts du roi en Amérique du Nord fut aboli pendant quelque temps en 1782, mais le retour au pouvoir de Charles James Fox et de lord North amena la renomination de Wentworth, qui fut envoyé en Nouvelle-Écosse en 1783. S’il ne réussit pas à obtenir de l’avancement – et en particulier le poste convoité de gouverneur de la Nouvelle-Écosse – il devint néanmoins une figure familière et respectée dans cette province et dans les colonies avoisinantes, dont il traversait régulièrement les forêts pour assurer la protection des pins blancs et pour réserver, aux fins de la marine royale, ce qu’il considérait comme des bois de bonne qualité. Il affirma avoir fait tout son possible, conformément à ses instructions, pour ne pas entraver l’établissement des réfugiés loyalistes, dont beaucoup étaient dans un complet dénuement. Au demeurant, il jugeait les préoccupations relatives aux mâts et à la colonisation parfaitement conciliables, d’autant que, dans les faits, « le meilleur bois, et les pins spécialement, pouss[ait] rarement sur les meilleures terres ». Entre deux expéditions dans les forêts vierges, il vivait en marge de la société de Halifax, évitant les querelles et les intrigues de cette époque fiévreuse des années 1780. Il choisit pour lieu de résidence un coin rural du bassin de Bedford, connu sous le nom de Friar Lawrence’s Cell. Il n’en gardait pas moins l’ambition d’accéder à un poste plus éminent. Frances, aussi, désespérait de son sort comme épouse de l’inspecteur général : cette fonction, en plus de ne pas avoir d’éclat, éloignait d’elle son consciencieux mari, des mois durant. La liaison qu’elle eut au cours des années 1780 avec le jeune prince William Henry, venu visiter Halifax avec l’escadre de l’Atlantique Nord, était une tentative pour échapper à la solitude et à l’ennui d’une société qu’elle méprisait. Cette liaison illustre aussi la sorte de relation libérale qu’elle et John avaient adoptée, qui s’accommodait d’aventures extra-conjugales, chez l’un et l’autre conjoint, dans le style qui caractérisait la partie la plus civilisée et la plus débauchée de l’aristocratie anglaise de la période des rois George.

Or, il arriva que le « gouverneur » Wentworth, comme on continuait à l’appeler, était à Londres en 1792 pour s’occuper de sa situation financière, chaotique comme à l’accoutumée, quand arriva la nouvelle de la mort du lieutenant-gouverneur John Parr*, survenue à la fin de 1791. C’était l’occasion de faire des pressions pour obtenir ce poste. Le choix subséquent de Wentworth comme lieutenant-gouverneur fut bien accueilli par tout le monde, à cause de son aimable personnalité et de ses principes loyalistes, dont il avait donné la preuve ; plus que tout, en raison du passé et de l’expérience de Wentworth, la Nouvelle-Écosse se voyait dotée d’un administrateur d’une compétence éprouvée. Les années 1790 se révélèrent gratifiantes pour sir John (créé baronnet en 1795), qui joignit les efforts de l’exécutif à ceux de l’Assemblée et réussit à tirer la Nouvelle-Écosse du marasme, effaçant la dette publique en 1797 et, quoique sans surplus budgétaire, échappant jusqu’au tournant du siècle aux inévitables querelles relatives aux affectations de fonds. Le commerce engendré par la guerre et les activités des corsaires suscita partout un regain de prospérité. La capitale, et en particulier la maison de Wentworth, connut l’éclat des événements sociaux suscités par les fréquentes visites du prince Edward Augustus, commandant en chef de la Nouvelle-Écosse, qui s’entendit avec sir John pour partager entre eux l’administration civile et militaire de l’Amérique du Nord, et qui utilisa parfois la retraite de banlieue de son ami pour y demeurer avec sa maîtresse française, Thérèse-Bernardine Mongenet*, dite Mme de Saint-Laurent, pendant les années où il commanda en Nouvelle-Écosse et en Amérique du Nord (1794–1800).

Toutefois, les années 1790 ne furent pas sans défis ni inquiétudes pour le lieutenant-gouverneur. Parmi les défis, il y eut l’arrivée inattendue des Noirs marrons, qui avaient été expulsés massivement de la Jamaïque en punition de leur guérilla constante contre les autorités. Cet événement préoccupa Wentworth et sollicita son attention pendant une bonne partie des années 1796 à 1801. Il tenta vainement d’établir ces Noirs comme fermiers et travailleurs, et de les amener au christianisme. Poussé par ce qu’un historien a fâcheusement décrit comme la « recherche de médailles attestant son mérite », Wentworth travailla avec obstination à réaliser ses plans d’un établissement permanent et séparé des Noirs marrons en Nouvelle-Écosse, et cela malgré l’opposition des commissaires jamaïcains, de la population établie et, finalement, des Noirs eux-mêmes. Afin d’atteindre son malencontreux objectif, Wentworth prodigua les fonds publics pour nourrir et apaiser ces nouveaux venus, et gagner leur sympathie. Cela étant, le duc de Portland, secrétaire d’État à l’Intérieur, retint avec enthousiasme l’offre de la Sierra Leone Company de trouver à ces Noirs un lieu de résidence tropical, comme elle l’avait fait avant eux pour les Loyalistes noirs de la Nouvelle-Écosse [V. David George ; Thomas Peters*]. Wentworth n’avait d’autre choix que de voir à ce que tous les Noirs marrons fussent expédiés en Afrique et de rester tranquille pendant que ses salaires officiels étaient débités des sommes nécessaires au paiement des tricornes, des étoffes écarlates et des galons d’or pour les uniformes du régiment de milice de Noirs marrons créé pour servir en Nouvelle-Écosse, de même que pour le brandy et le tabac destinés à réconforter ces malheureux exilés pendant leur voyage.

Pour un homme du tempérament de Wentworth, qui en plus avait connu l’expérience récente des colonies américaines, la Révolution française et les guerres franco-anglaises qui s’ensuivirent prirent plus qu’une simple importance stratégique. Il faut reconnaître qu’au début la crainte d’une attaque française provoqua une réaction à laquelle on pouvait s’attendre de la part du lieutenant-gouverneur : sans beaucoup se préoccuper du coût élevé de ses mesures, il mobilisa la milice, leva un nouveau régiment, le Royal Nova Scotia, et apaisa les Indiens vagabonds et indigents, qu’on considérait toujours, en temps de guerre, comme une menace terroriste et comme des alliés éventuels des Français. Mais ce qui le préoccupait davantage, c’était la crainte de l’ennemi intérieur – les éléments déloyaux, aux aspirations ouvertement démocratiques. Les partisans inébranlables de l’Église et de l’État, comme l’était Wentworth, faisaient peu de distinction entre la déloyauté et la dissidence : pour eux, les notions hérétiques de la dissidence par rapport à l’Église et à l’État constituaient une menace à l’ordre social et politique. La rhétorique de Wentworth, à l’instar de celle de l’évêque Charles Inglis, ne manqua pas d’étiqueter les dissidents religieux comme capables de subversion, mais c’est plus particulièrement aux dissidents politiques qu’il s’adressait, et en particulier à William Cottnam Tonge*, qui contestait la suprématie de l’exécutif dans le gouvernement et qui poussa le lieutenant-gouverneur à cette sorte d’excès autocratiques qui ne servirent qu’à précipiter le moment où il devrait se retirer officiellement.

Wentworth et Tonge, qui s’était établi à Newport à l’époque préloyaliste, se livrèrent une bataille qui prit les proportions d’une lutte constitutionnelle entre le gouverneur en conseil et la chambre d’Assemblée, et troubla en grande partie la dernière décennie du gouvernement de Wentworth. Cette lutte avait pour fond de scène un conflit socio-économique plus profond. Wentworth, comme cela était à prévoir, s’entoura de Loyalistes qui avaient dû attendre jusqu’à son arrivée au pouvoir pour obtenir leur juste part d’emplois et d’influence. Il ne tenta aucunement de cacher son favoritisme, lequel s’accommodait du népotisme accoutumé des Wentworth : son beau-frère Benning Wentworth et son propre fils, Charles Mary Wentworth, faisaient partie de son conseil, et les deux furent nommés successivement au poste de secrétaire de la province. Mais plus que les éléments non loyalistes, Wentworth négligea les intérêts des habitants de la campagne, dont les préférences allaient invariablement à l’encontre des préoccupations mercantiles de la capitale et du pouvoir que celle-ci exerçait. Et si l’expérience variée de Wentworth et sa connaissance intime de la province en tant qu’inspecteur général eussent dû le rendre sympathique aux autres couches de la société, c’est l’aristocratie marchande qui eut l’oreille de cet homme qui avait été formé dans le service de comptabilité de son père, et pour qui l’encouragement aux entreprises commerciales d’envergure constituait une source de défis à relever. Des contemporains comme lord Dalhousie [George Ramsay*] croyaient de Wentworth qu’il était la dupe innocente de certains marchands plus astucieux et plus rusés que lui. Il est certain qu’il s’appuya sur l’amitié d’entrepreneurs loyalistes ambitieux, tels Lawrence Hartshorne* et Michael Wallace*, qu’il promut de l’Assemblée au Conseil de la Nouvelle-Écosse et dont il se souvint affectueusement par la suite dans son testament.

Quoi qu’il en fût des causes plus générales, la rivalité de Wentworth et de Tonge au sujet du leadership politique paraît avoir été envenimée par une animosité personnelle. Pour quelque raison inexpliquée, Wentworth semblait avoir une aversion prononcée pour Tonge. Leurs relations connurent un mauvais départ dès 1792 ; cette année-là, plutôt que de choisir le candidat personnel de Wentworth pour le poste d’intendant du commerce maritime à Halifax, on préféra Tonge, le fils parvenu du précédent titulaire, Winckworth Tonge*, dont il avait été l’adjoint. Comme les éléments réformistes de l’Assemblée allaient s’effondrer après le départ de Tonge de la Nouvelle-Écosse en 1808, Wentworth ne se trompait pas en reconnaissant dans cet homme l’inspiration principale de la faction antigouvernementale. Wentworth était particulièrement agacé par le fait que Tonge fréquentait cette sorte de clubs politiques que favorisaient, pendant les campagnes électorales, les radicaux anglais de l’époque, de même que par l’habileté des tactiques électorales de Tonge, spécialement quand il se présenta comme candidat – et qu’il gagna – dans la circonscription de Halifax, en 1799, alors qu’il ne satisfaisait pas aux exigences du cens d’éligibilité. Par-dessus tout, Wentworth croyait fermement que l’intendant du commerce maritime Tonge, en sa qualité de fonctionnaire, n’avait pas le droit de s’opposer aux mesures du gouvernement, son seul choix étant de les appuyer ouvertement ou de se réfugier dans une discrète neutralité. Loin de s’en tenir à cette alternative, Tonge amena l’Assemblée à voter des lois financières d’ensemble et à contester le droit du gouverneur d’intervenir dans les questions financières, en particulier dans les affectations de fonds faites par l’Assemblée pour les routes et les ponts. La réaction de Wentworth fut étonnante par son manque d’à-propos, en plus d’être dénuée de tout sens constitutionnel : en 1804, il réclama pour lui seul le droit d’affecter les revenus de la colonie ; en 1806, il rejeta le choix de l’Assemblée, qui avait nommé Tonge comme son président, et prétendit avoir l’autorité de décider du résultat des élections, en cas de contestation ; en 1807, il démit Tonge de son poste d’intendant du commerce maritime.

L’extrémisme croissant de Wentworth et la perspective d’un conflit anglo-américain, qui requerrait un gouverneur militaire, expliquent la révocation sans appel de Wentworth en 1808 et son remplacement par Prevost. C’était le dernier coup de la série de malheurs et de déceptions qu’il avait connus depuis les jours plus favorables du début des années 1790. Le scandale entourant ses dépenses excessives pour les Noirs marrons, pour la défense et pour la nouvelle résidence du lieutenant-gouverneur avait fait craindre à Wentworth, en 1801–1802, d’être relégué dans un poste aux Antilles. Sa nomination comme gouverneur général de l’Amérique du Nord ne se réalisa pas, malgré la faveur constante, en Angleterre, du neveu de Rockingham, le comte Fitzwilliam, et l’appui inébranlable du duc de Kent [Edward Augustus] qui poussait la cause de Wentworth auprès du prince régent. La situation financière personnelle de Wentworth avait, elle aussi, été désastreuse. De nombreuses années auparavant, il avait été déshérité par son oncle le gouverneur en faveur d’une jeune épouse, et la perte de ses biens pendant la Révolution américaine avait été suivie d’un coup plus pénible encore, quand ses parents le déshéritèrent. Les compensations obtenues du Parlement pour les pertes qu’il avait subies en tant que loyaliste furent absorbées par le remboursement des dettes contractées envers son parent et représentant en Angleterre, Paul Wentworth. Pendant son mandat comme lieutenant-gouverneur, les coupures de salaire résultant de ses dépenses non autorisées, en plus d’être la cause d’embarras financiers, le firent soupçonner d’avoir dilapidé des fonds publics. Toutefois, le gouvernement britannique et l’Assemblée de la Nouvelle-Écosse lui accordèrent tous deux une rente viagère qui lui permit, en 1810, d’amener sa femme, qui était malade, en Angleterre, où elle mourut en 1813. Entre-temps, Wentworth avait dû quitter l’Angleterre en 1812, afin d’échapper à ses créanciers, qui réclamaient à grands cris d’être remboursés. Poussé par la nécessité, il retourna en Nouvelle-Écosse, où il pouvait continuer de toucher son salaire d’inspecteur général, dont il avait grand besoin. En 1816, une attaque le laissa grandement handicapé. D’après l’opinion publique, il fut emporté par la détresse que lui causa l’annonce de la mort du duc de Kent et de George III, au printemps de 1820, et fut enseveli sous l’église St Paul à Halifax.

Les états de service de Wentworth en Nouvelle-Écosse lui auraient peut-être été plus favorables si son mandat comme administrateur colonial avait été d’une durée normale. Ses 16 années en poste lui fournirent toute la corde voulue pour se pendre. Tant d’années pendant lesquelles il fut au premier plan dans la province permirent à ses amis et à ses conseillers de constater ses faiblesses, et ils ne se firent pas scrupule de recourir à ses bons offices à des fins personnelles. Au long des ans, il modela le conseil à son image et, en 1800, il avait déjà manifesté sa ferme résolution de n’accorder que peu d’attention à l’Assemblée dans le cours des affaires gouvernementales. Une position constitutionnelle aussi réactionnaire était bien faite pour soulever les critiques, indépendamment de cet autre facteur de mécontentement que fut l’hostilité du gouverneur envers Tonge. On peut croire que la conception exagérée que se faisait Wentworth des prérogatives du gouverneur – sa plus grande erreur – pouvait provenir autant de son interprétation des prétendues intentions britanniques à l’égard de l’Amérique du Nord britannique que d’un quelconque extrémisme auquel le portait sa nature. Un autre facteur tout aussi important chez un loyaliste était la crainte que les forces libérées par la Révolution américaine et poussées de l’avant par la Révolution française ne vinssent miner le statu quo, faute de vigilance et de répression. Margaret Ells a rendu compte des faiblesses et des réactions excessives de Wentworth, en l’accusant d’avoir perdu « tout sens des proportions ». Au demeurant, et en dépit des années tumultueuses de la fin de son mandat, Wentworth fut, somme toute, un gouverneur bien aimé, un petit homme obligeant, charmant et bon vivant, dévoué au service de son roi et accueillant pour ses concitoyens comme pour les étrangers.

Judith Fingard

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Bibliographie générale

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Judith Fingard, « WENTWORTH, sir JOHN », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 5, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 2 sept. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/wentworth_john_1737_1820_5F.html.

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Auteur de l'article:   Judith Fingard
Titre de l'article:   WENTWORTH, sir JOHN
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 5
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1983
Année de la révision:   1983
Date de consultation:   2 septembre 2014