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YOUNG, JOHN, marchand, entrepreneur, seigneur, propriétaire foncier, officier de milice, homme politique, fonctionnaire et juge, né vers 1759, peut-être en Écosse ; décédé le 14 septembre 1819 à Québec.

John Young fut un ardent défenseur des intérêts commerciaux du Bas-Canada, un grand marchand et un grand entrepreneur en qui se retrouvaient à la fois les forces et les faiblesses du groupe des marchands anglophones. Ce qu’il fit en faveur du commerce, de sa ville et des finances publiques dépassait l’horizon de ses intérêts personnels. En politique cependant, il devint un conservateur pharisien qui, par son égoïsme, se ruina financièrement et ébranla la province.

Young apparaît pour la première fois à Québec aux environs de mai 1783. Marchand à Londres, il avait été engagé par les compagnies Anderson and Parr et Alexander Anderson and Davidson de cette ville, ainsi que par la John Owen Parr and Company de Liverpool, pour recouvrer les dettes de la Thompson and Shaw de Québec, et probablement celles d’autres compagnies de cette ville et de Halifax. Cette année-là, il s’associa à Simon Fraser père, de Québec, pour fonder la Fraser and Young. Son associé s’étant retiré en 1787, il forma une nouvelle société du même nom avec Simon Fraser fils. Commerçants de gros et de détail, les deux hommes approvisionnaient des marchands à Québec, dans des communautés du bas du fleuve – de L’Islet à Rivière-du-Loup – et à Trois-Rivières. En 1789, leur compagnie possédait au moins trois petits schooners qui transportaient les marchandises, de la bière surtout, semble-t-il. Les bateaux étaient aussi acceptés comme caution ou comme paiement de la part des débiteurs. Bien des gens devaient de l’argent à la Fraser and Young pour des prêts personnels et des marchandises impayées. En 1788, par exemple, Alexander Fraser, marchand de bois à Chambly, devait plus de £4 500 à la compagnie tandis qu’un propriétaire de navires de Québec, Jean-Baptiste Bouchette, reconnaissait une dette de £1 359. Les associés faisaient aussi des transactions foncières dans la région de Québec et à l’extérieur. En septembre 1790, ils vendirent 600 acres de terre cultivée, situées dans le Vermont, pour la somme de £4 000.

Un créancier rival ayant fait des manœuvres juridiques, Young n’avait pas réussi à recouvrer les dettes réclamées par la firme Anderson and Parr à la Thompson and Shaw en 1783–1784. Peut-être cette expérience amère du droit civil français poussa-t-elle Young à devenir l’un des porte-parole des marchands anglophones de la ville qui souhaitaient une modification des lois et de la constitution de la colonie [V. George Allsopp ; William Grant (1744–1805)]. Young faisait partie du cercle de marchands qui fréquentaient le British Coffee House, où l’on discutait sans aucun doute de ces questions. En 1786, les marchands l’élurent membre d’un comité qui pressait le Conseil législatif d’adopter le droit commercial et le système des poids et mesures anglais. L’année suivante, il dirigea avec Robert Lester l’opposition publique des marchands à un projet de loi que Paul-Roch Saint-Ours avait présenté pour renforcer la position du droit civil français. L’influence de Young est également attestée par sa présence au sein d’un jury d’accusation qui, en mai 1789, déplora l’état des rues de Québec, la condition des pauvres de la ville et l’absence de mesures de réhabilitation pour les détenus de la prison. La même année, il fut l’un des membres fondateurs de la Société d’agriculture, organisme voué à l’amélioration des techniques agricoles.

L’émergence de Young comme leader social et politique des marchands se confirma lors des premières élections du Bas-Canada, en juin 1792 : il fut élu, comme Lester, député de la Basse-Ville à la chambre d’Assemblée. Les partisans canadiens de Jean-Antoine Panet, candidat défait, l’accusèrent d’avoir empêché certaines personnes de se présenter aux élections en prétendant qu’elles étaient étrangères, et d’avoir ouvert des tavernes « où l’on servait des tranches de jambon et de l’eau-de-vie aux marchands et aux ouvriers, qui [avaient] aussi [été] influencés par divers autres actes injustifiables de ses domestiques ou laquais ». Ceux-ci, disaient les accusateurs, avaient promis du travail bien payé aux électeurs et leur avaient distribué des oranges, des rubans et des cocardes. Les papiers personnels de Young confirment les faits, à cette différence près que les appâts employés étaient du madère, de la bière de Burton et de la dinde. Naturellement, Young ne contesta pas l’accusation. Par contre, il menaça les plaignants de poursuivre à son tour Michel-Amable Berthelot Dartigny pour les actes qu’il avait commis à Charlesbourg.

À l’Assemblée, Young devint l’une des figures marquantes du parti des bureaucrates et en fut l’organisateur électoral avec Pierre-Amable De Bonne avant 1800. En décembre 1793, le gouverneur, lord Dorchester [Guy Carleton], recommanda que Young soit nommé membre honoraire et non rémunéré du Conseil exécutif, ce que la couronne fit en juin 1794. Ironie du sort, alors que Young allait défendre plus tard l’exécutif du gouvernement contre les empiétements de l’Assemblée, c’est lui qui fournit à la Chambre basse la première occasion d’étendre ses pouvoirs. En novembre 1793, il avait été arrêté parce qu’un quincaillier le poursuivait pour dettes. Le mandat d’amener avait été signé par Panet, agissant comme notaire. Celui-ci, défait en 1792 dans la circonscription de la Basse-Ville, à Québec, avait été élu dans celle de la Haute-Ville et, malgré l’opposition de Young, choisi comme président de l’Assemblée. Poussée par Young, l’Assemblée affirma avec succès que ses membres, à l’instar des parlementaires britanniques, jouissaient de l’immunité d’arrestation pour affaires civiles. De plus, Panet fut blâmé pour avoir signé le mandat et dut présenter des excuses à l’Assemblée. Young avait remporté une victoire personnelle, mais, plus tard, le parti canadien allait lui aussi s’appuyer sur les privilèges de la chambre des Communes pour chercher à étendre les pouvoirs du Parlement de la colonie. Quand Young fut réélu dans la Basse-Ville, en 1796, De Bonne proposa qu’il soit président, mais Panet conserva son poste.

Young fit de la politique active en dehors de l’Assemblée. Pendant l’hiver de 1792–1793, en réaction au régicide et aux exécutions massives de la Révolution française, il signa avec d’autres habitants du Bas-Canada des déclarations de loyauté visant à défendre la constitution en vigueur et l’Empire britannique contre la révolution. Devenu enseigne dans le Quebec Battalion of British Militia vers 1790, il y fut promu lieutenant en 1794. Il appuya l’instauration du service obligatoire et universel dans une milice permanente. Les Britanniques de la colonie interprétèrent la résistance des habitants à cette proposition comme un prélude à la révolution. David McLane*, agent du Directoire, proposa à John Black, constructeur de navires à Québec, connu de Young, de l’aider à mettre à exécution un plan visant à prendre possession de la ville. Black dénonça McLane à Young en mai 1797. L’agent fut arrêté sous l’inculpation de trahison et jugé devant Young, 13 autres commissaires d’audition et de jugement de causes criminelles et 12 jurés. Reconnu coupable, il fut pendu et éventré en public, en dehors des murs de la ville, pour décourager toute sympathie à la cause révolutionnaire.

Young avait témoigné de la loyauté de Black et des services qu’il avait rendus comme agent provocateur du gouvernement. Plus tard, Black fut capturé en mer par les Français. En guise de compensation pour cette mésaventure et pour les pertes matérielles qu’il avait subies, et pour le remercier de sa contribution lors de l’affaire McLane, on lui donna en 1799 les cinq septièmes du canton de Dorset. Il hypothéqua rapidement ces terres de plus de 50 000 acres en faveur de Young, à qui il devait £3 144. La propriété passa aux mains de Young, qui recourut aux services d’un Canadien pour désintéresser les autres propriétaires terriens du canton. En juillet 1807, Young vendit le terrain tout entier à Simon McTavish de Montréal pour £4 000.

Pendant la panique antirévolutionnaire et les hostilités entre la France et l’Angleterre, Young prit part à la direction des affaires de la ville. En 1792, il fut élu au conseil d’administration de la Société du feu de Québec et, l’année suivante, il en devint président. En 1793, il fut l’un des premiers et des plus généreux donateurs au fonds d’aide destiné aux victimes d’un incendie survenu rue du Sault-au-Matelot. En 1799, il fit aussi partie des 13 citoyens importants qui lancèrent une souscription volontaire pour aider la Grande-Bretagne à financer son effort de guerre. La même année, il fut nommé président d’une société d’entraide, la Société bienveillante de Québec. À ces manifestations de sens civique, on peut ajouter la compassion avec laquelle il traita le jeune esclave noir Rubin, qu’il avait acheté en 1795. Deux ans plus tard, il lui promit de lui verser un salaire mensuel et de l’émanciper en 1804 pour encourager sa fidélité, « [son] honnêteté et [son] assiduité ».

Les succès financiers de Young atteignirent leur point culminant dans les années 1790. En 1792, la Fraser and Young louait déjà à long terme des emplacements importants dans la basse ville : le quai Saint-André, près de la rue Saint-Pierre, et un immeuble de la même rue. En octobre 1791, les deux associés s’étaient joints au distillateur Thomas Grant pour former la Thomas Grant and Company et pour acheter, rue Saint-Charles, la St Roc Brewery, qu’ils payèrent £3 850. Malgré le nom de la compagnie, Fraser et Young y détenaient les deux tiers des capitaux. En mai 1792, les associés acquirent d’un censitaire un grand terrain situé dans la seigneurie de Beauport. Le mois suivant, ils achetèrent du seigneur de Beauport, Antoine Juchereau Duchesnay, un intérêt majoritaire dans une autre propriété, immeubles compris. En plus du prix total d’achat, qui était de £2 250, la compagnie investit une grosse somme pour construire une nouvelle brasserie et une nouvelle distillerie dans la seigneurie. Grant s’occupait de la brasserie et de la distillerie, Young des affaires de Québec et Fraser des intérêts de la compagnie à Londres.

Bientôt, Young surpassa ses associés. Ainsi, parmi les navires arrivant à Québec en 1793, 2 avaient une cargaison pour la Fraser and Young tandis que 12 autres étaient au service de Young lui-même, transportant du charbon, du sel et des produits antillais. En juillet de cette année-là, la Thomas Grant and Company fut remplacée par la Young and Company. Grant n’y avait qu’une action, alors que ses associés en détenaient sept. En 1794, il la vendit à Young. Entre-temps, Young et Fraser fils s’étaient fait un nouvel associé en la personne de Thomas Ainslie, receveur des douanes à Québec. Ils lui vendirent deux actions dans la compagnie de bière et de distillation, en échange de £6 000 qu’ils investiraient dans l’affaire.

Ainslie allait être plus qu’un allié puissant pour Young : il devint son beau-père. En effet, le 2 juin 1795, Young épousa à Québec Christian (Christiana) Ainslie, âgée de 19 ans. Leur contrat de mariage stipulait « qu’il n’y aura[it] jamais « communauté des biens » [...] nonobstant la Coutume de Paris et toute autre loi, usage et coutume de ladite province du Bas-Canada ». Cette clause manifestait peut-être une certaine désapprobation à l’égard du droit civil français, mais elle protégeait bien Christian, qui avait un sens aigu des affaires et recevait de son père une dot de £2 000. Le fait qu’elle signait Christian Ainslie Young et que tous ses enfants reçurent son nom de jeune fille en plus de celui de son mari montre bien la fierté des Ainslie. Entre 1796 et 1800, le couple eut quatre enfants : Catherine, Thomas*, Elizabeth et Gilbert. Les prénoms des garçons provenaient de la famille de Christian. Une épouse aussi distinguée méritait mieux que le vieux logement occupé par Young à côté de chez Fraser, rue Saint-Pierre. En mai 1796, Young acheta une maison de pierre à deux étages rue Sainte-Anne, à l’ombre du palais du gouverneur, loin des repaires douteux des marins.

Le même mois, le frère de Christian, Gilbert, prit la place de leur père à la Young and Companoung racheta la part de Fraser pour 10 shillings et la revendit £4 000 à Gilbert et au distillateur David Harrower. En 1800, Harrower revendit sa part, qui était de un septième, à la compagnie. Au nom de la compagnie et en son nom propre, Young s’adressa au gouvernement pour obtenir plus d’espace sur les quais, une réduction des droits perçus sur la mélasse qu’il importait de la Martinique et la permission d’exporter de l’avoine. Ses exportations de blé l’aidaient à payer les vins et les spiritueux qu’il obtenait par l’entremise d’Alexander Young, de Londres.

D’après le comte de Selkirk [Douglas], la St Roc Brewery ainsi que la brasserie et la distillerie de Beauport étaient grandes, même par rapport aux établissements européens du même genre. Les pierres qui avaient servi à la construction des édifices provenaient de la carrière de la compagnie à Pointe-Lévy (Lauzon et Lévis). Pour faire fonctionner ces entreprises, Young achetait de l’orge et du blé en gros. Ses approvisionnements en orge étaient assurés par des contrats à long terme avec des fermiers et des marchands du Bas-Canada. Les brasseurs et les malteurs étaient recrutés en Grande-Bretagne et, au cours des ans, des centaines de travailleurs locaux furent embauchés. Jusqu’en 1801 la St Roc Brewery fut exploitée par un brasseur associé, James Mason Godard (Goddard). La compagnie agrandit sa flotte de schooners pour transporter des céréales et pour livrer de la bière, de l’alcool de malt et de la bière de Burton dans toute la colonie. En 1798, Young participa à une entreprise de spéculation avec Black et Henry Caldwell afin de remettre un navire en état et de le vendre en Europe.

Young avait toujours fait de la spéculation foncière. Depuis 1787, il était propriétaire de la seigneurie de Vitré ; en outre, il achetait et vendait de l’immobilier tant dans le Haut que dans le Bas-Canada. En plus des revenus provenant de la vente du canton de Dorset et de divers terrains situés en ville et à la campagne, il obtint £3 750 en 1801 en vendant les deux tiers du quai Saint-André au marchand James McCallum*. Membre du comité des terres du Conseil exécutif, il chercha à obtenir des concessions de la couronne pour lui-même et ses amis. Ces activités l’opposèrent au gouverneur Prescott, qui cherchait à freiner la spéculation foncière. L’influence de Young et de certains autres conseillers était si puissante que le gouverneur Prescott fut rappelé en 1799. Young reçut des concessions en 1801, en 1812 et en 1817. Toutefois, on en annula une accordée en 1802 pour éviter un scandale et on retarda celle de 1812 de deux ans pour permettre à Londres de signifier son assentiment ou son désaccord. L’influence que Young exerçait au comité des terres apparaît en avril 1804 dans une lettre adressée par l’arpenteur général Joseph Bouchette* à un corequérant : « J’ai parlé à monsieur Young qui je crois fera beaucoup dans nos affaires. »

Au tournant du siècle, le fossé entre le débit et le crédit de Young s’élargit dangereusement. Entre 1791 et 1801, on lui devait au moins £5 000. À 15 reprises, de 1793 à 1802, il fit saisir par des shérifs les biens de débiteurs qui refusaient de payer. Les dettes de Young étaient considérables, à l’échelle même de l’homme : en 1798, il devait près de £5 000 (cours d’Angleterre) à deux compagnies londoniennes et, un an plus tard, il reconnaissait devoir £1 000 (cours d’Angleterre) à un marchand de Liverpool. En outre, il devait £1 000 à deux créanciers de Québec. À ces obligations personnelles, s’ajoutaient les dettes de la Young and Company, connue en 1802 sous le nom de Young and Ainslie. À la maison de comptabilité de la St Roc Breweroung et Gilbert Ainslie surveillaient l’augmentation de leur débit : en 1801 seulement, ils contractèrent des dettes de £1 368 envers Peter Stuart de Québec et de £4 383 (cours d’Angleterre) envers Samuel Baker de King’s Lynn, en Angleterre. Les associés réagirent à la crise en prenant de l’expansion plutôt qu’en battant en retraite. En 1803, tout en reconnaissant une dette de £6 000 à deux fournisseurs de céréales, ils commandèrent à crédit 30 000 autres boisseaux d’orge. Le même mois, ils achetèrent pour 4 800# des terrains situés derrière leur brasserie, le long de la rivière Saint-Charles. En 1803–1804, la compagnie emprunta quelque £2 200 en plus de faire des achats à crédit. Même le beau-père de Young se sentit obligé de les actionner pour £668. Gilbert Ainslie se lassa lui aussi et, le 1er septembre 1804, il vendit à Young sa part, qui était de un tiers, pour 10 shillings.

Young affronta donc seul, avec une ingéniosité remarquable, les conséquences financières de cette expansion téméraire. Il paya avec 100 barriques de bière un fournisseur d’orge qui le poursuivait. Il réduisit sa dette envers la succession d’un créancier en transférant un compte d’actif à la veuve. En 1805, il vendit des terrains pour apaiser ses créanciers. L’année suivante cependant, il abandonna la lutte : en août, il loua à bail le moulin de la compagnie à Beauport et, en décembre, il donna la distillerie et les deux brasseries en location à William Meiklejohn. En jugeant que les établissements de Young and Ainslie « avaient été formés sur une trop grande échelle pour la consommation de la province à cette époque », Joseph Bouchette n’expliquait pas tout. Young avait investi au delà de ses moyens dans des brasseries et une distillerie qui devaient affronter une sérieuse concurrence. La colonie comptait d’autres brasseries, le rhum importé ne coûtait pas cher et les spiritueux fabriqués au pays étaient considérés comme inférieurs au whisky écossais.

Par ailleurs, l’effondrement de la Young and Ainslie ne détruisit pas la réputation de l’entrepreneur. Ceux qui avaient formé avec Young la Compagnie de l’Union de Québec en 1805 l’élurent deux fois au conseil d’administration. En leur nom, il acheta une grande maison rue Notre-Dame, dans la basse ville : dotée d’un café et de salles de réunion, elle devint l’hôtel de l’Union et servit de lieu de rencontres politiques et sociales.

Young demeurait toujours le champion du commerce. En 1799, le lieutenant-gouverneur Robert Shore Milnes* le nomma président d’une commission qui devait rédiger des règlements sur le pilotage, améliorer les ports et assurer la sécurité de la navigation sur le Saint-Laurent. Fort de cette expérience, Young présenta en 1805 à l’Assemblée un projet de loi sur la fondation d’une Maison de la Trinité à Québec. Cet établissement, identique à celui de la Tamise, réglementerait le pilotage et le trafic maritime et installerait des aides à la navigation [V. François Boucher]. Le projet de loi fut adopté, et Young devint en mai le premier maître de la nouvelle institution. Il démissionna de ce poste non rémunéré en 1812.

Les difficultés financières de Young expliquent peut-être en partie la malveillance avec laquelle il se mit à traiter les Canadiens à l’Assemblée législative. Ce n’était pas un fanatique : il lui arrivait de parler français avec des amis ou des relations d’affaires, et il était en bons termes avec des Canadiens dont le rang et les opinions politiques étaient semblables aux siens. Après la Révolution française, les anglophones entretenaient des doutes sur la loyauté des Canadiens des classes inférieures et discutaient de projets d’assimilation culturelle. C’est dans cette perspective qu’évolua l’enthousiasme de Young pour les écoles publiques. En 1793, il soutint le projet de loi de William Grant sur l’éducation ; en 1797, il en présenta lui-même un. Deux ans plus tard, comme conseiller exécutif, il approuva le plan assimilateur de l’évêque anglican Jacob Mountain*, qui prévoyait l’instauration d’un système centralisé d’enseignement. À l’Assemblée, il appuya une motion qui proposait de s’approprier les biens des jésuites pour financer l’établissement d’écoles publiques. En 1801, malgré l’opposition de Young et d’autres, on amenda un projet de loi qui aurait placé tout l’enseignement élémentaire et secondaire sous la direction d’un organisme public, la future Institution royale pour l’avancement des sciences, de façon à permettre l’établissement d’« écoles séparées » et indépendantes. Joseph-François Perrault* s’opposa même à cette modification, mais à cause de l’opposition d’un groupe dirigé par Young, il ne réussit pas à présenter un projet de loi tout à fait nouveau.

En tant que marchand, conservateur et partisan avoué de l’anglicisation, Young n’allait pas tarder à affronter le parti canadien qui, dirigé par des avocats, des notaires et des commerçants, était soutenu par l’électorat agricole. Young demeura à l’Assemblée pendant 14 sessions, ne s’absentant que deux fois pour se rendre en Grande-Bretagne. Au cours de ces années, les espoirs qu’il plaçait dans le Parlement disparurent peu à peu. D’après lui, cet organisme n’était plus qu’un forum, où des démagogues ingrats étaient déterminés à usurper la prérogative de la couronne, leur protectrice. L’attitude de Young était incohérente : il se plaignait de ce que les députés canadiens ne connaissaient pas le droit et la coutume britanniques, mais il les raillait chaque fois qu’ils tentaient de lire et de traduire des ouvrages sur le gouvernement de la Grande-Bretagne. En 1806, il proposa « que la Constitution britannique ne [soit] étudiée que dans la langue de l’Empire ». En 1819, faisant le bilan de son expérience à l’Assemblée, il écrivit : « Le peu d’éducation et de savoir que l’on y trouvait provenait des députés anglais et, sans eux, les Canadiens n’auraient pu continuer ; la situation a changé maintenant, les députés anglais sont deux fois moins importants en termes de nombre, et moins encore en termes de qualité, car les gentlemen n’acceptent guère d’y participer ; les députés canadiens prouvent qu’il est bien vrai qu’un petit bagage de connaissances est dangereux ;ils se croient maintenant assez instruits pour marcher tout seuls. »

Afin de contrer l’apparente détérioration de la valeur des membres de l’Assemblée, Young travailla pour l’élection de candidats « loyaux » et s’opposa à la rémunération des députés. Il proposa aussi de mesurer leur degré d’alphabétisation à l’aide d’un test, afin d’exclure les non-instruits, quelques députés ne sachant même pas signer leur nom. Or, selon Young, seuls les gentlemen instruits et indépendants de fortune auraient dû avoir le droit d’être députés. Après que ses efforts pour modifier la composition de la chambre eurent échoué, il tenta de persuader ses correspondants, dont le prince Edward Augustus, de faire modifier l’Acte constitutionnel de 1791 afin de restreindre les pouvoirs de l’Assemblée. En 1805, il prépara pour le lieutenant-gouverneur Milnes, qui s’apprêtait à quitter la province, un mémoire dans lequel il recommandait d’unir les assemblées du Haut et du Bas-Canada pour surmonter « les difficultés d’alors ». En tant que marchand, il n’avait pas apprécié que l’Assemblée décide cette année-là de financer la construction des prisons en augmentant les droits sur le commerce plutôt qu’en prélevant des taxes foncières, qui auraient touché les fermiers.

Même en dehors de l’Assemblée, Young demeurait en conflit avec le parti canadien. En 1807, il fut poursuivi pour dettes par la veuve d’Antoine Juchereau Duchesnay, Catherine Le Comte Dupré, dont les avocats étaient Panet et Pierre-Stanislas Bédard*, chefs du parti canadien. Au nom de Young, le procureur général Jonathan Sewell* soutint que le testament sur lequel se fondait la réclamation de la veuve n’avait pas été homologué conformément à la common law. Il avait simplement été déposé chez un notaire, comme c’était la coutume sous le droit français. Le journal le Canadien fit un compte rendu détaillé de la cause et la présenta comme une attaque des traditions canadiennes. Les juges De Bonne et Jenkin Williams ainsi que le juge en chef Henry Allcock se prononcèrent en faveur de Young.

À l’Assemblée, les ennemis politiques de Young avaient le haut du pavé, car il n’avait pas réussi à les empêcher de prendre de l’ascendant. Il savait que, comme député de la minorité, il ne pouvait plus aider ses amis commerçants et fonctionnaires. C’est pourquoi, en 1808, il décida de ne pas se présenter aux élections. Toutefois, une pétition supposément signée par 81 électeurs le poussa à se porter candidat dans la circonscription de la Haute-Ville en 1809. Mais il ne recueillit que 33 voix avant de se retirer de la course.

Young était toujours criblé de dettes. En 1807, il reconnut devoir plus de £4 600 à 22 créanciers. Il se tourna de plus en plus vers le gouvernement pour éviter un désastre financier. En mai, il se rendit en Grande-Bretagne pour obtenir, croit-on, un salaire comme maître de la Maison de la Trinité et un poste d’adjoint au receveur des douanes à Québec. Ces demandes ne furent pas acceptées, mais il reçut un salaire comme membre régulier du Conseil exécutif. En 1808, le gouverneur Craig approuva une requête relative à une concession de terre présentée par Young, mais il s’opposa à sa demande d’être rémunéré comme maître de la Maison de la Trinité. Selon Craig, l’attitude de Young envers ses créanciers faisait scandale à Québec.

Christian Ainslie Young intervint pour sauver ce qui restait des biens de la famille. En octobre 1808, elle avait loué la St Roc Brewery au marchand Jacob Pozer. En décembre, cet établissement, tout comme les installations de Beauport et la propre maison de Young, fut saisi par le shérif, par suite du procès intenté par deux créanciers anglais, Baker et John Walter. Autre malheur, la St Roc Brewery fut endommagée par les flammes en janvier 1809. En mai, au cours de la vente aux enchères des biens de Young, Christian racheta toutes les propriétés. C’est elle qui avait dirigé les affaires de son mari pendant qu’il était absent. À présent, avec son accord, elle était administratrice et propriétaire. Mais, en avril 1810, tandis qu’elle s’efforçait de remettre sur pied la St Roc Brewery en y entreprenant des réparations majeures, on saisissait de nouveau les propriétés de Beauport. L’année suivante, elle signa un contrat pour faire construire un nouveau quai et elle tenta d’acheter à crédit une grosse quantité d’orge à l’un des vieux fournisseurs de la brasserie, James McCallum. En avril 1812, elle loua pour £160 par année une maison de pierre à deux étages à l’extérieur de la porte Saint-Louis. Le montant substantiel du loyer indique que, malgré leur situation, les Young n’étaient pas disposés à vivre modestement.

Christian entreprit aussi d’éliminer les dettes de son mari. En 1811, elle remit à la veuve de Peter Stuart £200 sur une dette de £1 300. En juin 1813, elle se servit de Pozer comme intermédiaire pour recouvrer une reconnaissance de dette de £704 envers la succession de Robert Wood en remettant £228 à la veuve de celui-ci. La St Roc Brewery dut la décevoir car, le même mois, elle la vendit à son créancier McCallum pour £16 000. McCallum acheta aussi la concession que Young venait d’obtenir en 1812, après une longue attente, dans le canton de Sherrington. Pozer fit saisir 50 000 acres de terre que Young possédait dans le canton de Tingwick, et Christian dut les racheter en 1817.

Même pendant que Christian s’efforçait d’éviter l’insolvabilité, Young continua de contribuer activement aux affaires publiques du Bas-Canada. En tant que juge de paix, il fut l’un des cosignataires du mandat d’arrestation lancé en 1810 contre Bédard, un des rédacteurs du Canadien, journal considéré comme traître par le gouverneur Craig. La compétence juridique de Young lui permit d’être juge à la Cour d’appel pendant quatre ans, et ses connaissances financières lui valurent un siège aux comités du Conseil exécutif qui s’occupaient des terres et des comptes publics. Au début de la guerre de 1812, il fut nommé responsable d’un comité chargé de concevoir une monnaie d’échange qui s’ajouterait à l’argent disponible pour l’administration civile et la défense des Canadas. En juillet 1812, le comité recommanda la création de « billets de l’armée » d’une valeur de 1 $ à 400 $, qui rapporteraient de l’intérêt. De 1812 à 1815, l’émission de cette monnaie permit d’amasser un fonds d’urgence de £250 000. Grâce aux mesures prises par Young, les billets furent acceptés au Bas-Canada, où la population se méfiait du papier-monnaie, et même dans l’état de New York. Toutefois, il ne put en surveiller lui-même la circulation, certains critiques ayant laissé entendre qu’il pourrait profiter de leur émission et de leur rachat. Après 1811, Prevost, successeur de Craig, s’en remit à l’opinion de la majorité à l’Assemblée et refusa de se soumettre à son conseil. Young se joignit alors à d’autres membres du parti des bureaucrates et obtint son rappel. Cette action, comme sa participation antérieure à la chute de Prescott, montre que le parti des bureaucrates était loyal envers le gouverneur seulement dans la mesure où il partageait son avis, comme l’avait fait Craig.

En avril 1812, Young avait demandé par écrit au ministère des Colonies d’être nommé receveur ou contrôleur des douanes. C’était la troisième fois qu’il faisait une requête de ce genre. Pensant qu’il valait mieux la défendre en personne, il partit pour Londres avec sa famille en juillet 1814. Lord Bathurst, secrétaire d’État à la Guerre et aux Colonies, et Henry Goulburn, sous-secrétaire, refusèrent de le recevoir et déclinèrent son offre d’agir comme conseiller lors des négociations du traité de Gand. Soupçonnant qu’ils lui avaient été rendus hostiles par ses ennemis, il demanda de pouvoir se défendre. Entre-temps, à cause de son absence prolongée de Québec, on songeait à lui retirer son salaire annuel de £100 comme conseiller exécutif. En 1816, il fit de nouveau état de ses services au gouvernement britannique et déclara que « depuis son arrivée en Angleterre, les besoins de sa famille et l’éducation de ses enfants [avaient] épuisé ses maigres ressources et [qu’]il n’a[vait] aucun moyen de les remplacer ». Apparemment, il n’obtint rien et revint à Québec avec sa famille à l’été de 1817.

Après avoir repris son poste au Conseil exécutif, Young fut conseiller des gouverneurs Sherbrooke* et Charles Lennox, 4e duc de Richmond et Lennox, en matière de taxation, de droits et d’autres questions fiscales. En Richmond, il trouva le gouverneur le plus malléable qui fût. Le duc confia entièrement la préparation des comptes et des budgets à Young, qui le poussa en 1819 à affronter l’Assemblée au sujet des finances gouvernementales. Par l’entremise de Richmond, Young fut en mesure d’influencer Bathurst, beau-frère de celui-ci. L’historienne Helen Taft Manning a décrit Young comme le « ministre des finances » de Richmond et l’« un des grands intrigants et fauteurs de troubles du parti des bureaucrates ».

La monnaie, le commerce et les banques occupèrent l’esprit de Young jusque sur son lit de mort, à l’été de 1819. Il rédigea une proposition en vue de créer une « Banque royale de l’Amérique du Nord britannique » pour toutes les colonies. Il avait redemandé une récompense extraordinaire pour ses services antérieurs au gouvernement et pour la conception des billets de l’armée, mais, exception faite de deux concessions accordées en 1817 dans le canton de Tingwick, il ne reçut que le pouvoir de faire prêter serment à des officiers à la demi-solde.

L’inventaire de la succession de Young révèle combien sa fortune avait fondu. Mis à part un piano, une table pour jouer aux échecs et 36 bouteilles de vin blanc, ses effets étaient quelconques : aucun livre, aucun tableau ne fut répertorié. Son mobilier et ses vêtements furent évalués à £215, et il n’avait que £12 d’argent de poche. Il devait plus de £7 000, dont £2 800 à John Richardson* de Montréal et £1 000 à sa femme Christian. Elle qui avait remboursé une vingtaine de ses dettes devait maintenant élever seule trois jeunes enfants avec l’aide de son aîné, Thomas Ainslie. Elle reçut en héritage environ £470 en effets personnels et en argent, les concessions du canton de Tingwick et la petite seigneurie de Vitré, ainsi que 1 800 acres de terre dans le Haut-Canada. Parmi les quelque £1 300 que l’on devait à Young, £900 furent considérées comme des créances « douteuses » ou impossibles à recouvrer.

John Young gagna cependant une victoire posthume. Quelques mois après sa mort, Thomas Ainslie Young obtint à Québec le poste de contrôleur des douanes que son père avait demandé avec insistance. Il était destiné à occuper une place importante au gouvernement et, comme inspecteur de police après 1837, il allait poursuivre avec zèle les Patriotes, héritiers spirituels du parti canadien qui avait donné tant de mal à son père. Pourtant, c’était le conservatisme pharisaïque et intransigeant d’hommes comme John Young qui allait conduire à la révolte nombre de réformateurs libéraux du Bas-Canada.

Peter N. Moogk

ANQ-Q, CN1-16, 4 avril, 24, 26 déc. 1806, 8, 10, 19, 31 janv., 6 févr. 1807, 22, 25 oct., 14 déc. 1808, 23 juin, 12 oct. 1809, 13 juin, 1er, 21 sept., 24 oct. 1810, 13 mars, 7 juin, 20, 25, 27 sept., 31 déc. 1811, 10 avril, 30 mai, 24 oct., 12 nov. 1812, 8, 30 juin, 9 juill. 1813, 27 mai, 8, 20 juin, 11, 14–16, 18 juill. 1814, 4, 11 oct. 1817 ; CN1-26, 8 août 1800, 16 sept. 1802, 12 oct. 1805, 29 janv. 1806, 3 juin 1807 ; CN1-63, 28 mars 1812 ; CN1-83, 9 nov. 1785, 2, 25 sept. 1786, 9 mars, 23 mai, 11 juill. 1787, 18, 24 sept. 1788, 17 juin 1789, 17, 21, 22 mars, 14 mai 1792 ; CN1-92, 12 juill. 1788, 16, 17, 28 sept., 13 oct., 12 déc. 1789, 30 mars 1792, 18 août, 17 oct. 1794 ; CN1-178, 11 avril 1796, 20, 23, 28 févr., 2 mars 1797, 22 déc. 1803, 21 juin 1805, 14 janv., 6 mai 1807 ; CN1-230, 10 oct. 1789, 19 nov. 1798, 30 juin 1803, 31 juill., 10 août 1804, 1er avril, 26 juin, 9, 24 juill. 1806, 17, 27 mai 1809, 25 nov. 1819, 22 févr. 1821 ; CN1-256, 7 août 1784, 31 mai, 20 juin 1787, 26 août, 22, 26 sept. 1788, 11 mai, 29 juill., 21 nov., 6 déc. 1789, 29 avril, 14 mai, 9, 16, 25, 29 juin, 8, 14 sept., 17 nov. 1791, 17 févr. 1792, 13, 16, 22 nov. 1793, 18, 21 févr., 28 juin, 25 sept. 1794, 28 févr., 4, 24 mars, 1er, 5 juin, 3, 15 août, 28 nov. 1795,18 mai 1796, 20 janv., 8, 9 juin 1797, 10 févr., 6, 8, 26 mars, 28 avril, 11 mai, 4, 6 juin, 10, 15, 23 août 1798, 27 avril, 13, 29 août, 20 févr. 1800, 20 avril 1802 ; CN1-262, 11, 23, 25, 27 mai, 2 juin, 8 août 1796, 15 avril, 18 mai, 26 juin, 1er juill. 1797, 27 févr., 15 oct. 1799, 30 avril, 30 juin, 17 oct. 1800, 21 janv., 1er avril, 23 mai, 21 août 1801, 2 août, 18 nov. 1802, 11 juin, 29 sept., 1er, 15 oct. 1803, 24 août 1804 ; CN1-284, 12 oct., 27 déc. 1791, 11 août 1792, 21 nov. 1793, 4 oct. 1800, 16 juill. 1801 ; CN1-285, 13 mai, 20, 29 juill., 12 août, 5, 18 sept. 1800, 9 juin, 18 juill., 10 sept. 1801, 20 avril, 9 août, 26 oct. 1802, 3, 10 févr., 23 mai, 17 juin, 7 oct. 1803, 14, 15 août, 12, 18 sept., 4 déc. 1804, 11 janv., 1er, 29 avril 1805, 4 août 1806.— APC, MG 11, [CO 42] Q, 29 : 468–482, 890–898 ; 59 : 564 ; 69 : 330, 355s. ; 72–73 : 111 ; 75 : 205, 220 ; 77 : 71 ; 77A :151, 195 ; 81 : 577, 615 ; 85 : 166 ; 101 : 274, 276, 355 ; 102 : 55, 64 ; 106 : 379 ; 107 : 332 ; 108 : 114s. ; 117 : 230–236 ; 127 : 98–102 ; 135–2 : 65 ; 140 : 562–571, 586s., 595, 597 ; 153 : 470, 480, 489 ; MG 24, B4, 1–5 ; 7 ; 10 ; RG 1, L3L ; RG 8, I (C sér.), 99 : 26, 29 ; 372 : 176 ; 373 : 177 ; 603 : 4–20, 123 ; 688E : 376, 398–417, 437, 474 ; 704 : 262 ; 718 : 78 ; 1707 : 16 ; RG 68, General index, 1651–1841 : ff.59, 83, 345.— Arch. privées, P. N. Moogk (Vancouver), lettre de Samuel Phillips à Jonathan Sewell, 16 janv. 1794.— « Les dénombrements de Québec » (Plessis), ANQ Rapport, 1948–1949 : 86, 119, 189.— Docs. relating to constitutional hist., 1759–91 (Shortt et Doughty ; 1907), 614–619 ; 1791–1818 (Doughty et McArthur ; 1914), 162–165, 170.— Joseph Hadfield, An Englishman in America, 1785, being the diary of Joseph Hadfield, D. S. Robertson, édit. 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Bibliographie générale

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Peter N. Moogk, « YOUNG, JOHN (mort en 1819) », dans FR:UNDEF:public_citation_publication, vol. 5, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 18 avril 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/young_john_1819_5F.html.

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Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1983
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