O’BRIEN, EDWARD GEORGE, soldat, pionnier et homme d’affaires, né le 8 janvier 1799 à Woolwich (Londres), Angleterre, fils de Lucius O’Brien et de Mary Callender-Campbell ; le 13 mai 1830, il épousa à Tornhill, Haut-Canada, Mary Sophia Gapper ; décédé à Shanty Bay, Ontario, le 8 septembre 1875.
Edward George O’Brien passa une partie de son enfance à Cork, en Irlande, puis il s’engagea en 1810 dans la marine en qualité de midship. Il resta dans la marine royale jusqu’en 1815 : le retour de la paix enlevait alors tout espoir de monter en grade. En 1816, il entra dans le 58e régiment d’infanterie comme enseigne et accompagna son régiment à la Jamaïque. Il fut promu lieutenant en 1820, se fit muter au 29e régiment en 1825 et, en 1826, prit sa retraite avec demi-solde. Il reprit la mer dans la marine marchande.
O’Brien émigra en 1829 dans le Haut-Canada, où il acquit une terre près de Thornhill. Il épousa Mary Sophia Gapper un an plus tard et, en 1832, quitta Thornhill pour le lac Simcoe où il se bâtit une nouvelle demeure, « The Woods », à l’endroit connu par la suite comme Shanty Bay. O’Brien avait été nommé en 1831 agent de l’émigration pour le canton d’Oro. On lui confia à ce titre la surveillance de l’établissement d’une colonie de Noirs. La région avait attiré un certain nombre d’anciens combattants noirs de la guerre de 1812, mais le projet échoua dans les années 1840 et fut abandonné. En sa qualité de juge et de commissaire de la Cour des requêtes, O’Brien joua un rôle de premier plan dans la vie de Shanty Bay ; on lui doit aussi, pour une large part, la construction de l’église St Thomas (Église d’Angleterre). Au mois de mai 1838, il reçut une commission de lieutenant-colonel et commanda le 3e régiment de la milice de Simcoe pendant la période troublée qui suivit la rébellion [V. William Lyon Mackenzie*].
Vers 1845, O’Brien s’en alla vivre à Toronto où il devint secrétaire d’une compagnie en formation, la Toronto, Simcoe and Lake Huron Union Railway (plus tard la Northern Railway). Il fut également secrétaire de la Provincial Mutual and General Insurance Company. En 1848, il acheta le Toronto Patriot, journal rédigé d’abord par son frère, Lucius James O’Brien*, puis par Samuel Thompson* ; après quelques années, O’Brien le vendit à Ogle Robert Gowan. Il se retira des affaires vers 1858 et retourna à Shanty Bay, où il mourut. Il eut six enfants ; l’un d’eux, Lucius Richard O’Brien*, devint un peintre bien connu.
PAO, [Mary Sophia Gapper (OBrien)], O’Brien Journals, 1828–1838.— [Mary O’Brien], The journals of Mary O’Brien, 1828–1838, A. S. Miller, édit. (Toronto, 1968).— Chadwick, Ontarian families, II : 143s.— Davin, Irishman in Canada, 294–299.— Henry O’Brien, Reminiscences of Lake Simcoe, Pioneer Papers of the Simcoe County Pioneer and Hist. Soc. (Barrie, Ont.), no 3 (1910), 8–11.— W. E. O’Brien, Early days in Oro, Pioneer Papers of the Simcoe County Pioneer and Hist. Soc., no 1 (1908), 22–27.
Bibliographie de la version modifiée :
Ancestry.com, « Baptêmes, mariages et enterrements de l’Église d’Angleterre, Londres, 1538 à 1812 », Edward George O’Brien, Woolwich, 12 févr. 1799 (baptême).— Find a grave, « Edward George O’Brien », memorial no.75993265.— [Mary O’Brien], The journals of Mary O’Brien, 1828–1838, A. S. Miller, édit. (Toronto, 1968).— Samuel Thompson, Reminiscences of a Canadian pioneer for the last fifty years : an autobiography (Toronto, 1884).
K. R. Macpherson, « O’BRIEN, EDWARD GEORGE », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 3 févr. 2026, https://www.biographi.ca/fr/bio/o_brien_edward_george_10F.html.
| Permalien: | https://www.biographi.ca/fr/bio/o_brien_edward_george_10F.html |
| Auteur de l'article: | K. R. Macpherson |
| Titre de l'article: | O’BRIEN, EDWARD GEORGE |
| Titre de la publication: | Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10 |
| Éditeur: | Université Laval/University of Toronto |
| Année de la publication: | 1972 |
| Année de la révision: | 2026 |
| Date de consultation: | 3 févr. 2026 |