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CLAPARÈDE (Claparet), JEAN, maître serrurier, forgeron et marchand, fils de Jacques Claparède et de Marie Guy, originaires de Violsle-Fort (dép. de l’Hérault, France), circa 1714–1758.

Les documents mentionnent qu’en décembre 1736 Jean Claparède faisait partie d’un groupe qui se livra à l’inspection des batteries, des bastions et des autres bâtiments du roi à Louisbourg, île Royale (île du Cap-Breton). Les livres de comptes officiels indiquent que pendant les 20 années qui suivirent, Claparède travailla en qualité de forgeron aux différentes constructions du roi, aux ouvrages du gouvernement et aux fortifications de Louisbourg. Il contribua à l’armement d’un vaisseau, le Succès, et à la préparation de l’artillerie qui devaient servir à attaquer les établissements anglais de Canseau et d’Annapolis Royal, N.-É., en 1744 [V. Joseph DPont Duvivier]. Au cours de la même année, il martela des fers pour les « besoins » des prisonniers anglais gardés à Louisbourg.

La première mention des activités commerciales de Claparède date de 1749 ; il s’agit de la vente d’un schooner de 27 tonneaux, l’Abigail, pour le compte d’un marchand anglais. Par la suite, il semble que son activité commerciale fut aussi importante que son activité professionnelle : il est désigné comme marchand pour la première fois en 1749 et, par la suite, jusqu’à la fin de ses jours, il sera appelé indifféremment marchand ou serrurier. Claparède acheta des Anglais, en 1750, à l’île Royale, un bateau de 90 tonneaux. Tout au long des années 50, il fournit au gouvernement une grande variété de marchandises et de services, et dans cette dernière catégorie on relève le service de buanderie pour l’armée et le logement pour certains hauts fonctionnaires à Louisbourg.

On peut se faire une idée de la situation financière de Claparède en considérant qu’il payait, en 1750, 450# pour la location annuelle d’une maison et d’une forge à Louisbourg. Il acheta une maison pour 1 000#, en 1753. La vente de ses effets, faite par un neveu en février 1758, rapporta 1 134#, ls.

Deux enfants naquirent de son mariage avec Renée Grosse, décédée le 10 janvier 1753. Claparède épousa, en secondes noces, une veuve, Marie-Josephe Seigneur, de Louisbourg, et ils eurent une fille. Dans la liste dressée en France en 1790 de toutes les personnes qui avaient habité l’Amérique du Nord et qui recevaient une subvention de l’État, on relève le nom de Renée Claparède, fille d’un marchand, vivant à Viols-le-Fort près de Montpellier.

Barbara Riley

AN, Col., C11B, 18, ff.127, 131132 ; 26, f. 137v. ; Col., C11C, 1114 ; Section Outre-Mer, G1, 407 ; 408, ff.322, 360 ; 409 ; 466, pièce 76 (recensement de l’île Royale, 1749), 79 ; G2, 188, f.368 ; 206, dossier 462 ; G3, 2 041/1 (23 juill. 1749) ; 2 041/2 (4 oct. 1753) ; 2 042 (19 janv. 1754) ; 2 044 (23 déc. 1756) ; 2 047 (24 sept. 1750).

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Barbara Riley, « CLAPARÈDE, JEAN », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 3, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 22 oct. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/claparede_jean_3F.html.

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Auteur de l'article:   Barbara Riley
Titre de l'article:   CLAPARÈDE, JEAN
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 3
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1974
Année de la révision:   1974
Date de consultation:   22 octobre 2014