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ELIOT (Elyot, Eliott, Ellyot), HUGH, marchand de Bristol qui, avec Robert Thorne l’aîné, aurait été le découvreur anglais de l’Amérique ; circa 1480–1510.

On ne sait que peu de chose de la vie d’Eliot. Mis en cause dans une action en chancellerie en 1485, il fit du commerce avec la France, l’Espagne et d’autres pays à partir de 1492. Il fut shérif de Bristol en 1500–1501 et y fut mêlé à de nombreux procès jusqu’en 1510. Robert Thorne le jeune prétendit en 1527 que son père et Hugh Eliot avaient été les « découvreurs de la Terre Neuve ». John Dee lut cette affirmation alors qu’il étudiait les droits des Anglais sur l’Amérique du Nord entre 1577 et 1580. Il donna raison à Thorne et ajouta, en s’appuyant sur une autorité inconnue (ou inexistante), que la découverte eut lieu « vers 1494 ».

À part la légende « 1494 » qui figure sur la carte de Cabot de 1544 [V. Sébastien Cabot] et qui est fort contestée, il n’existe aucune preuve qu’un voyage ait eu lieu cette année-là. On croit généralement qu’Eliot et Thorne Accompagnaient Jean Cabot en 1497 et qu’ils firent alors la découverte, parce qu’ils avaient été les premiers à apercevoir la terre. L’affirmation de John Day, en 1497–1498, d’après laquelle les Anglais avaient découvert l’île du Brésil « en d’autres temps », peut sembler les rejeter, en tant que découvreurs indépendants, à une époque antérieure. Par exemple, Eliot a pu participer aux voyages de 1480 et 1481 [V. John Jay et Thomas Croft].

En 1502, Eliot, Robert et William Thorne, son frère, achetèrent un navire, le Gabriel, à Dieppe, peut-être en vue d’une exploration en Amérique. Le nom de Hugh Eliot figurait sur la charte que Henri VII lui accorda, le 9 décembre 1502, ainsi qu’à Thomas Asshehurst, João Gonsales et Francisco Fernandes, pour qu’ils poursuivent les voyages commencés en 1501 vers l’Amérique du Nord par la compagnie anglo-portugaise « Adventurers into the New Found Lands ». Il maintint son activité au sein de la compagnie tant qu’elle dura, y plaçant de l’argent et des navires, mais nous ne savons pas s’il traversa lui-même l’Atlantique. La compagnie fut dissoute en 1505 et il fut par la suite mêlé à des procès en recouvrement de dettes contre Francisco Fernandes. Il fait le pont entre les entreprises américaines de la fin du xve siècle et celles du début du xvie.

David B. Quinn

The great red book of Bristol, III, ed. E. W. W. Veale (« Bristol Record Soc. », XVI, 1951).— The staple court books of Bristol, ed. E. E. Rich (« Bristol Record Soc. », V, 1934).— Précurseurs (Biggar).— D. B. Quinn, The argument for the English discovery of America between 1480 and 1494, Georg. J. CXXVII (1961) : 277–285).— Williamson, Cabot voyages (1962) ; Voyages of the Cabots (1929).

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David B. Quinn, « ELIOT, HUGH », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 20 déc. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/eliot_hugh_1F.html.

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Auteur de l'article:   David B. Quinn
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Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1966
Année de la révision:   1966
Date de consultation:   20 décembre 2014