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FOX, JOHN C., facteur de pianos, né à New York en 1832, décédé à Kingston, Ontario, le 14 janvier 1868. Les documents laissent croire qu’il s’était marié.

John C. Fox apprit la musique et la facture des pianos aux États-Unis et en Europe. Il fonda à New York une entreprise de fabrication de pianos, la J. C. Fox and Company, puis se rendit à Kingston, Haut-Canada, en février 1861, dans le but de vendre les pianos de cette firme. En juin, il avait ouvert un magasin à Kingston et, en moins d’un an, il avait établi une fabrique de pianos. En 1862, il résidait dans cette ville, et on croit qu’il avait renoncé à son entreprise de New York. En septembre de la même année, il participa à l’exposition provinciale qui se tenait à Toronto et remporta le premier prix, décerné au fabricant du meilleur piano. Il fournissait les pianos aux musiciens de l’extérieur et, habile musicien lui-même, il donnait des récitals dans sa ville et dirigeait des concerts de charité.

Fox agrandit son entreprise en janvier 1864 ; il installa celle-ci dans un bâtiment en pierre, vaste et d’aspect original, dont il avait fait l’acquisition et il conserva son ancienne fabrique pour en faire une succursale. Il améliora aussi la qualité des instruments qu’il fabriquait : le 23 septembre 1865, il obtint un brevet d’invention pour une nouvelle table d’harmonie. Il « fixa le cadre libre de la table d’harmonie du piano au moyen d’une bande en fonte et l’empêcha ainsi de se déplacer brusquement vers le haut ou vers le bas ». Plus tard, il annonça « des pianos munis d’une double enveloppe en fer et à toute épreuve », expliquant que ces pianos défiaient toute concurrence quant au prix et à la qualité du son.

Fox possédait dès lors la plus importante fabrique de pianos au Canada. Il employait plus de 60 hommes, dont un grand nombre d’artisans spécialisés, et produisait six pianos par semaine. Il avait des représentants à Picton, Cobourg, Toronto, Hamilton et London. Cependant, une expansion trop rapide ainsi qu’un incendie survenu à sa succursale en mai 1867 et l’effondrement de la Commercial Bank en octobre l’acculèrent à la faillite. Le 16 décembre 1867, Fox fut déclaré insolvable. Un mois plus tard, il mourait des suites de blessures à la tête subies dans un accident de traîneau au début de décembre 1867. On trouva parmi ses effets un orgue magnifique et un violon de Crémone. Il fut inhumé à New York.

Le brevet obtenu par Fox pour la table d’harmonie fut vendu à F. C. Cline qui dirigea la fabrique pendant quelque temps. Plus tard, tout le matériel et les outils furent cédés à l’entreprise de Charles Rappe, devenue par la suite la firme Rappe, Weber and Company, qui fabriqua des pianos durant de nombreuses années dans l’établissement de John C. Fox.

Margaret S. Angus

Frontenac County Registry Office (Kingston, Ont.), abstract of town lot 4.— Daily News (Kingston), 19 févr. 1861–7 févr. 1868.— Mitchell & Co.’s Canada classified directory for 1865–66 (Toronto, s.d.), 76.— Mitchell & Co.’s general directory for the city of Kingston, and gazetteer of the counties of Frontenac, Lennox and Addington, for 1865 (Toronto, 1865), 58, 60.

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Margaret S. Angus, « FOX, JOHN C », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 9, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 21 août 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/fox_john_c_9F.html.

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Auteur de l'article:   Margaret S. Angus
Titre de l'article:   FOX, JOHN C
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 9
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1977
Année de la révision:   1977
Date de consultation:   21 août 2014