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HILLS, GEORGE, ministre de l’Église d’Angleterre et évêque, né le 26 juin 1816 à Eythorne, Angleterre, fils de George Hills et de Diana Hammersley ; le 4 janvier 1865, il épousa en Angleterre Maria Philadelphia Louisa King, fille du vice-amiral sir Richard King, et ils n’eurent pas d’enfants ; décédé le 10 décembre 1895 à Parham, Suffolk, Angleterre.

Issu d’une austère famille d’officiers de marine, George Hills fréquenta d’abord le King William’s College de l’île de Man. À la University of Durham, où il obtint une licence ès arts en 1836 et une maîtrise ès arts en 1838, il subit l’influence de Hugh James Rose, tractarien et historien réputé. On l’ordonna prêtre le 6 décembre 1840 et, après avoir été un moment vicaire à North Shields, il alla servir à Leeds sous l’autorité d’un autre grand personnage du mouvement tractarien, le doyen Walter Farquhar Hook. L’église paroissiale, où Hills occupait un poste de prédicateur, était le foyer d’une vaste communauté ouvrière et un exemple de l’ascendant spirituel que les tractariens avaient acquis dans l’Église d’Angleterre. Quand vint le moment de subdiviser la paroisse de Leeds, on dut construire une nouvelle église, St Mary, et Hook offrit à Hills d’en être le bénéficier.

Hills mit en œuvre, de 1845 à 1848, à St Mary, quelques-uns des principes de vie paroissiale qui allaient le caractériser. Selon son vicaire J. H. Moore, c’était « un homme capital à fréquenter », qui communiquait aux sept ou huit pasteurs sous sa supervision et qui vivaient avec lui sa passion pour la religion, son enthousiasme pour la Society for the Propagation of the Gospel in Foreign Parts et pour le ministère paroissial, ainsi que son aversion pour les débordements d’émotion et le travail bâclé. Cette façon d’aborder les défis de la religion victorienne lui venait peut-être de conversations avec deux des leaders intellectuels du mouvement tractarien, William George Ward et John Keble. Hills écrivait d’un ton approbateur que ce dernier souhaitait voir « les institutions monastiques ravivées sous une forme modifiée ». Malheureusement pour lui, il n’allait pas connaître, en Colombie-Britannique, une expérience aussi intense que celle qu’il partageait alors avec son groupe de jeunes gens.

En 1850, à l’âge de 33 ans, Hills devint vicar de St Nicholas, à Great Yarmouth ; c’était une grande paroisse dotée d’une équipe de vicaires et de plusieurs écoles religieuses. Il construisit une église pour les graviers, instaura une formation régulière pour son clergé et veilla à ce que l’on visite systématiquement les malades et les non-baptisés. Son énergie, son sens de l’organisation et son zèle civilisateur chrétien, qualités si prisées au milieu de l’époque victorienne, le firent connaître au delà des limites du diocèse de Norwich. En 1858, la University of Durham lui conféra un doctorat honorifique en théologie.

La découverte de gisements aurifères et la création d’une colonie de la couronne appelée Colombie-Britannique amenèrent l’Église d’Angleterre à fonder en 1858 un diocèse qui engloberait cette colonie (alors réduite à sa partie continentale) et celle, plus ancienne, de l’île de Vancouver, grâce au soutien financier d’Angela Georgina Burdett-Coutts. L’année suivante, sur la recommandation de cette philanthrope anglaise, Hills fut désigné premier évêque de Columbia. Les éminents éducateurs et scientifiques victoriens qu’il rencontra par l’entremise de Mme Burdett-Coutts lui portèrent sans doute assistance pendant les mois qu’il passa en Angleterre à prêcher, à donner des conférences et à amasser des appuis pour sa mission colombienne. Dans l’un des discours qu’il prononça pour lever des fonds, à la Mansion House de Londres, il parlait ainsi de ses nouvelles responsabilités : « Que les institutions de l’Angleterre, sa liberté, ses lois et sa religion fleurissent en Colombie. Qu’il y ait union des esprits philanthropiques et religieux. Que ce territoire britannique soit un lieu où l’on tendra une main secourable à l’opprimé. » Déjà, avant de prendre connaissance de la situation particulière de son diocèse, il montrait donc ce mélange de christianisme et d’impérialisme qui allait caractériser son travail. Pourtant, son rôle serait à la fois celui d’un évangélisateur et d’un pasteur, d’un laïque et d’un évêque. Bien que d’aucuns aient pu penser que ce jeune vicar sacrifiait une carrière prometteuse en acceptant un simple évêché colonial, Hills partageait l’optimisme du ministère des Colonies : en moins de dix ans, prédisait-on, la Colombie-Britannique et l’île de Vancouver auraient un chemin de fer et un million de nouveaux colons.

À l’arrivée de Hills à Victoria, en janvier 1860, les deux colonies étaient peuplées en majorité d’Indiens. Les établissements européens, petits et dispersés, comprenaient les postes de traite de la Hudson’s Bay Company et les villages de Victoria, Nanaimo et New Westminster, sans oublier le groupe nomade des mineurs de l’arrière-pays. Herbert Beaver, Robert John Staines* et Edward Cridge*, aumôniers de la compagnie, célébraient des offices anglicans au fort Victoria depuis 1836. On avait accompli un peu de travail missionnaire auprès de quelques groupes d’Indiens. Nommé gouverneur par Londres en 1851, James Douglas*, anciennement de la Hudson’s Bay Company, n’était pas du calibre des hommes devant qui Hills avait l’habitude de s’incliner. « Il ne connaît pas le ton du gentleman intègre et noble de sentiments. Ceux [qu’il a] nommés lui ont été soumis et n’[étaient] pas des hommes d’une grande indépendance et d’une haute intelligence. Beaucoup de cela peut être dû à la rareté des gens de valeur et en partie [au fait] qu’il n’a jamais vécu en Angleterre ni dans aucune communauté civilisée. » Pareille attitude ne rendait pas le nouvel évêque sympathique à la vieille élite des trafiquants de fourrures. On trouvait qu’il manquait d’humour, qu’il était distant et que le chic de ses vêtements détonnait dans ce milieu de pionniers. En 1868, en se remémorant un bal qui avait eu lieu à la résidence du gouverneur, il notait : « les invités passaient leur temps à serrer la main des domestiques et un invité pointa du doigt au gouverneur un autre invité qui se bourrait les poches de sucreries ». Quant aux colons canadiens, à l’autre extrémité de l’échelle sociale, s’ils manquaient d’éclat en société, c’était, selon lui, parce qu’ils étaient méthodistes. Non seulement « le courage, l’initiative, le cœur et l’énergie » leur faisaient défaut mais, dans l’ensemble, ils étaient « prétentieux et manquaient de respect envers l’autorité ». Maintenir les symboles et la dignité qui, dans une société bien policée, entourent l’autorité dûment constituée devint une partie de la mission qu’il se donna dans la nouvelle colonie britannique.

L’existence de Hills à Victoria était adoucie par la présence de son « couple fidèle », William Bridgeman et sa femme, qui l’avaient servi à Great Yarmouth et qui s’occupaient de sa maison, de son jardin et de sa ferme. Pour lui, c’était un délice que d’être « gratifié, au déjeuner, d’un hareng salé par un homme de Yarmouth ». Du diocèse de Norwich vinrent aussi des ecclésiastiques. De même, les membres de la marine royale qui se trouvaient à Esquimalt l’aidaient à ne pas se sentir trop dépaysé. Fils aîné d’un amiral, il célébrait souvent le culte pour les officiers et les marins avant de dîner au carré des officiers. Impressionné par la beauté de la Colombie-Britannique, comme la plupart des nouveaux arrivants, il apprit à aimer les épreuves des voyages en forêt. « J’ai découvert, notait-il, que je puis parcourir à pied mes 20 milles par jour. J’ai appris à dormir aussi profondément sur le plancher d’une cabane en rondins ou sur le sol que dans un lit, et à me lever frais et plein de gratitude ; à nettoyer mes chaussures, à laver mes vêtements, à faire mon lit, à soigner les chevaux [et] à monter des tentes. »

Hills avait besoin de toute cette vigueur juvénile pour affronter les problèmes de son immense diocèse. Les défis qu’il devait relever étaient ceux de la plupart des évêques coloniaux de sa génération : trouver des prêtres qui sauraient s’adapter, créer des établissements d’enseignement et d’assistance publique et, surtout, donner une base financière saine au diocèse et à ses postes missionnaires de l’intérieur. Afin de répondre aux besoins des localités éparpillées, des camps de mineurs et des missions indiennes, il recruta des prêtres d’Angleterre. Dès 1865, les agglomérations de Victoria, Nanaimo, Esquimalt et Saanich sur l’île de Vancouver, ainsi que celles de Lillooet, New Westminster, Hope et Sapperton, sur le continent, étaient desservies régulièrement. John Booth Good œuvrait auprès des Indiens à Nanaimo et Alexander Charles Garrett faisait de même à Victoria ; des missions s’ouvrirent dans le sud de la colonie de même qu’à Lillooet. Hills parcourait son diocèse, y compris l’arrière-pays, afin de mettre sur pied une organisation diocésaine rudimentaire et de célébrer des offices. Il promut la création d’écoles secondaires pour les enfants des colons – notamment la Boys’ Collegiate School et l’Angela College pour filles, qui ouvrit ses portes à Victoria en 1866 – ainsi que de pensionnats pour les jeunes autochtones, dont la All Hallows’ Indian Girls’ School, fondée à Yale en 1884 par des religieuses anglicanes du Norfolk, en Angleterre.

Le financement de ces œuvres provenait de plusieurs sources. Des missionnaires comme William Duncan* et William Henry Collison, en poste dans la partie nord du diocèse, pouvaient compter sur l’aide de la Church Missionary Society ; la Society for the Propagation of the Gospel in Foreign Parts envoya plusieurs missionnaires dans le sud de la partie continentale. Hills avait courageusement créé sa propre source de financement, le Columbia Mission Fund, et il était reconnu comme un « remarquable collecteur de fonds ». Avec du recul, toutefois, on constate qu’il était un piètre administrateur financier. Il avait la haute main sur le Yarmouth Fund et le Church Estate Fund, mais il se laissait davantage guider par des besoins à court terme que par des considérations financières à long terme. Ainsi il laissa aller « en paiement des taxes » un beau morceau de ce qui allait devenir le centre de Vancouver. Comme il comptait beaucoup sur l’aide qui lui venait d’Angleterre et sur ses propres talents de collecteur de fonds, il était très angoissé si cela ne suffisait pas. Ce fut le cas en 1879 quand la Society for the Propagation of the Gospel in Foreign Parts réduisit sa subvention.

Pourtant, lorsque la Colombie-Britannique entra dans la Confédération, en 1871, Hills disposait d’environ 18 ministres et catéchistes, avait construit 2 écoles à Victoria ainsi que des presbytères et des classes ailleurs, et quelques-unes de ses paroisses subvenaient elles-mêmes à leurs besoins. Il avait cherché dès le début à assurer une place prépondérante à l’Église d’Angleterre, et il avait réussi. Certains croyaient qu’il avait tenté d’en faire une Église établie mais, lorsque le gouverneur lui offrit des concessions foncières, il les refusa, en partie parce que dans d’autres juridictions les privilèges de ce genre n’avaient pas été bénéfiques à son Église et que, dans la province du Canada, ils avaient même consolidé la position des méthodistes. Il avait compris que les liens « aristocratiques » de l’Église d’Angleterre n’étaient pas des atouts immédiats dans une contrée dont, comme le lui disait un mineur, « l’or, le jeu, le whisky et les femmes » étaient le ciment. Il était déterminé à ne pas donner d’« arguments » aux catholiques et aux méthodistes, avec qui il entra en conflit et qu’il considérait comme des inférieurs sur le plan social et des ennemis sur le plan théologique.

Hills était loin d’être tolérant en matière religieuse. Selon lui, ne pas avoir de parti pris confessionnel était une erreur, et une idée américaine : deux motifs qui à ses yeux justifiaient qu’on s’y oppose. Sympathisant du mouvement d’Oxford, il avait des raisons d’espérer la venue du moment où l’Église serait affranchie de la tutelle de l’État. L’impérialiste qu’il était estimait que le rôle de l’Église anglicane en Colombie-Britannique était de contribuer à la création d’une société ordonnée – une réplique de l’Angleterre – en ayant un clergé respecté, en arborant la bannière royale le 24 mai, en encourageant le cricket et autres activités « civilisées » et en exhortant « les mineurs britanniques à entretenir le bon esprit britannique partout où ils allaient ». Il se rendait compte qu’il fallait « s’accommoder d’une forte prédominance d’Américains d’origine californienne », mais il soutenait qu’en étant « un clergé sage, loyal et assez nombreux, peut-être verr[ait]-on la société devenir telle qu’elle [devait] être ».

Au lieu d’assister à l’avènement de la société dont il rêvait, Hills vit son propre diocèse divisé par les querelles, puis par un schisme : ce fut là son drame. Sa cathédrale, à Victoria, devint un foyer de dissensions, et le doyen Edward Cridge défia son autorité épiscopale. Le drame était d’autant plus déchirant que les querelles découlaient en partie de l’hostilité de ses diocésains à l’endroit de ce qui, dans l’Église d’Angleterre, lui tenait à cœur. Cridge, anglican de tradition évangélique de Cambridge qui jouissait de bonnes relations parmi la vieille élite de la traite des fourrures, peut-être blessé de ne pas devenir évêque, était probablement encore plus agacé de devoir se soumettre à l’autorité d’un homme qui penchait tant en faveur des tractariens. L’animosité entre les deux hommes se manifesta tôt, par exemple à propos de l’organisation financière centralisée qu’avait créée Hills ou encore des difficultés que connaissait la mission de Metlakatla auprès des Indiens tsimshians, et dont le directeur, William Duncan, était l’ami et le protégé de Cridge. En outre, ce dernier et ses alliés se méfiaient du synode que Hills projetait de former. Ils y voyaient un « instrument de centralisation hautement nuisible [...] à la vie de l’Église », qui donnerait à Hills une autorité indépendante « en un temps où il existait des différends fondamentaux sur la doctrine, l’ordre et la discipline ». Pour les tenants de la tradition évangélique, comme le soulignait Cridge, « l’autorité divine [était] dans le corps de l’Église elle-même ». Quant à Hills, il soutenait que l’évêque était déjà dépositaire de cette autorité et qu’en voulant créer un synode, il demandait en fait au clergé et aux laïques de la partager avec lui.

Le principal affrontement éclata en 1872, au moment de la consécration de la cathédrale Christ Church de Victoria. L’archidiacre de Vancouver, William Sheldon Reece, l’un des jeunes protégés de Hills, parla alors avec chaleur du renouveau liturgique. La cathédrale était aussi l’église de Cridge et, comme le nota le Daily British Colonist, le sermon de Reece était à la fois « déplacé et de mauvais goût ». Le doyen répliqua immédiatement au sermon, ce qui fit scandale à la cathédrale même, puis dans tout Victoria. Sa conduite lui valut une lettre de blâme de Hills. Les paroissiens anglicans se divisèrent, et les relations entre l’évêque et le doyen tournèrent à l’aigre. Pendant l’été de 1874, Cridge refusa à Hills le droit de visite à la cathédrale, et l’évêque s’empressa de le poursuivre, d’abord devant un tribunal ecclésiastique constitué spécialement pour l’occasion, puis devant le tribunal civil de la province [V. sir Matthew Baillie Begbie]. Dans les deux cas, Hills eut gain de cause. L’année suivante, Cridge passait à l’Église épiscopale réformée avec une grande partie de ses paroissiens et, en 1876, il devenait évêque.

Le conflit résultait de leurs divergences à la fois personnelles et théologiques. Hills n’était pourtant pas le ritualiste que ses ennemis voyaient en lui. Certes, il était tractarien, mais l’Église d’Angleterre comptait plus pour lui qu’aucune de ses factions, et elle acceptait un large éventail de croyances. Or, en Colombie-Britannique, c’étaient des conceptions divergentes du gouvernement ecclésiastique qui s’affrontaient. Dans l’Angleterre du milieu de l’époque victorienne, on discutait abondamment des divers aspects de l’autorité épiscopale mais, dans ce coin isolé de l’Empire, le défi de Cridge menaçait l’ordre naturel, l’ordre que lui-même avait choisi pour sa mission civilisatrice.

Toujours convaincu d’avoir raison et certain qu’il avait fait son devoir et qu’il fallait maintenir l’autorité, Hills faisait observer que « le temps des petites choses était venu » et que l’on pouvait enseigner clairement dans les petites congrégations les principes de l’Église. Comme l’affaire Cridge avait jeté le discrédit sur l’Église et provoqué le départ de bon nombre des paroissiens les plus riches, et ce au moment où le soutien de l’Angleterre commençait à fléchir, il se devait d’être optimiste. Depuis le début des années 1870, la population du sud augmentait et la mission du nord prenait une expansion désordonnée. Hills créa, en 1879, deux nouveaux diocèses : New Westminster, dans le sud du secteur continental, que l’on confia à l’évêque Acton Windeyer Sillitoe et Caledonia, dans la partie nord de la province, où l’on nomma l’évêque William Ridley*. Jusqu’en 1892, Hills conserva l’île de Vancouver, qui continua de porter le nom de diocèse de Columbia. Il n’était plus alors missionnaire ni pionnier du christianisme et passait le plus clair de son temps à administrer des terres et des biens, à collectionner des livres et à s’occuper, avec enthousiasme et compétence, de ses jardins. Auparavant, sa femme avait pris part à la vie éducationnelle et sociale du diocèse et avait été sa secrétaire. Puis sa santé avait décliné et, avant sa mort, en 1888 (elle avait alors 65 ans), elle avait été sujette à des crises d’épilepsie, à la dépression et peut-être à la démence. L’épitaphe qui figure sur sa tombe, « Elle a fait ce qu’elle a pu », en dit peut-être moins sur son sens du devoir que sur l’austérité de son mari.

George Hills continua de vivre au milieu de ses jardins de fleurs, à Bishop’s Close, construction de style gothique vernaculaire à ornementation de fer forgé, comme il y en avait tant dans tous les coins isolés de l’Empire. On dit que, dans les dernières années qu’il y passa, la Colombie-Britannique devint son seul univers. L’entrée de la province dans la Confédération avait mis fin à l’époque où il pouvait facilement se faire entendre dans les cercles influents et tirer prestige et satisfaction de ses relations londoniennes. Le schisme qui déchira son Église lui avait fait perdre l’appui de beaucoup d’éminents citoyens de Victoria. Il demeurait essentiellement un évêque des colonies, qui trouvait quelque fierté à se déclarer le doyen des évêques encore en poste dans l’Église coloniale. À sa retraite, qu’il accepta finalement de prendre en 1892, il retourna en Angleterre et devint rector de Parham sous l’autorité de l’évêque de Norwich, John Sheepshanks, l’un de ses choix les plus heureux autrefois pour l’œuvre pionnière en Colombie-Britannique. Il organisa un système de visiteurs de district dans sa paroisse, célébra régulièrement des offices, continua de s’occuper de son jardin et de ses serres, et vota pour les tories à l’élection de 1895. Idéaliste, courageux et optimiste, cet homme, selon George H. Cockburn, était « l’un des extrémistes de Dieu, que seul son anglicanisme limitait ». C’était un homme aux fermes principes religieux pour qui l’expansion de l’Empire britannique et de l’Église d’Angleterre que connut le xixe siècle constituait une preuve indéniable de la sagesse de la volonté divine. La Providence avait aussi permis à Hills de consacrer sa vie au service de trois maîtres : l’Église, Dieu et la patrie.

Jean Friesen

Les publications de George Hills comprennent : A sermon preached at the farewell service celebrated in St. James’s Church, Piccadilly, on Wednesday, Nov. 16, 1859, the day previous to his departure for his diocese [...] with an account of the meeting held the same day at the Mansion House of the City of London, in aid of the Columbia mission (Londres, 1859) ; Pastoral address of George Hills, D.D., bishop of Columbia, to the clergy and laity of the diocese of Columbia, March 26, 1863 (Victoria, 1863) ; et Synods : their constitution and objects ; a sermon preached in Christ Church and St. John’s, Victoria, January 1874 ([Victoria], 1874). Ses papiers, incluant ses journaux couvrant les années 1838–1895, sont conservés à l’EEC, Provincial Diocese of New Westminster Arch. (Vancouver) ; une copie sur microfilm est disponible aux PABC.

Canterbury Cathedral, City and Diocesan Record Office (Canterbury, Angl.), Eythorne, reg. of baptisms, 6 août 1816.— EEC, Provincial Diocese of New Westminster Arch., H. J. K. Skipton, « The life of George Hills, first bishop of British Columbia » (1912).— PABC, G. H. Cockburn, « A tribute to George Hills ».— C.-B., Supreme Court, Judgment : bishop of Columbia versus Rev. Mr. Cridge ; judgment rendered on Saturday, October 24th, 1874, at 11 :20 o’clock, A.M. ([Victoria, 1874]).— Colonial Church Chronicle (Londres), 1860.— O. R. Rowley et al., The Anglican episcopate of Canada and Newfoundland (2 vol., Milwaukee, Wis., et Toronto, 1928–1961).— A. O. J. Cockshut, Anglican attitudes : a study of Victorian religious controversies (Londres, 1959).— Susan Dickinson, « Edward Cridge and George Hills : doctrinal conflict, 1872–74, and the founding of the Church of Our Lord in Victoria, British Columbia, 1875 » (thèse de m.a., Univ. of Victoria, 1964).— N. de B. Lugrin, The pioneer women of Vancouver Island, 1843–1866, John Hosie, édit. (Victoria, 1928), 288–289.— C. H. Mockridge, The bishops of the Church of England in Canada and Newfoundland [...] (Toronto, 1896).

Bibliographie générale

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Jean Friesen, « HILLS, GEORGE », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 12, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 20 sept. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/hills_george_12F.html.

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Auteur de l'article:   Jean Friesen
Titre de l'article:   HILLS, GEORGE
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 12
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1990
Année de la révision:   1990
Date de consultation:   20 septembre 2014