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LAND, ROBERT, pionnier, fermier, officier de milice et fonctionnaire, né le 10 avril 1772 en Pennsylvanie, sixième des sept enfants de Robert Land et de Phébé Scott ; il épousa Hannah Horning, du canton de Barton dans le Haut-Canada, qui lui donna neuf enfants ; décédé le 21 novembre 1867 à Hamilton, en Ontario.

Robert Land, parfois nommé Robert Land, fils ou II, pour le distinguer de son père et de son second fils, s’enfuit de l’actuel comté de Wayne, en Pennsylvanie, avec sa mère, sa sœur et un de ses jeunes frères, et gagna New York en mai 1779 ; il cherchait à se protéger des rebelles qui le harcelaient depuis que son père, magistrat sous le gouvernement colonial de Pennsylvanie, était devenu porteur de dépêches dans les forces britanniques. En 1783, alors que son père était cantonné à Niagara (Niagara-on-the-Lake), Robert s’embarqua en compagnie des siens pour la région de la rivière Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, avec la première flotte des Loyalistes ; sa mère obtint une concession de 200 acres de terrain à Parr Town (Saint-Jean). En 1791, ils se rendirent dans le Haut-Canada où ils retrouvèrent Robert Land, père, qui, dans l’intervalle, avait été l’un des premiers colons à s’installer à Head-of-the-Lake (devenu plus tard Hamilton).

À titre de « fils d’un loyaliste dévoué et actif », Robert Land demanda une concession en 1795 et obtint un terrain de 200 acres dans le comté de Middlesex. À la suite de sa participation à la guerre de 1812–1814, il reçut encore 500 acres dans le canton de Caledon (comté de Peel). Il s’installa sur une concession originellement accordée à son père, dans le canton de Barton, où il cultiva plusieurs centaines d’acres de terrain.

En 1804, Land s’était enrôlé dans la milice de West Lincoln avec le grade de lieutenant ; il entreprenait alors une carrière militaire qui allait durer 43 ans. Lorsque la guerre de 1812–1814 éclata, il se joignit au 5e bataillon de milice de Lincoln, où il fut lieutenant dans la compagnie de flanqueurs de Samuel Hatt* ; on lui décerna une médaille avec agrafe pour sa participation à la prise de Detroit. Le matin de la bataille de Queenston Heights, le 13 octobre 1812, sa compagnie était la seule troupe présente à Queenston. Il prit part ensuite à l’escarmouche qui eut lieu à Frenchman’s Creek. On lui attribue le mérite d’avoir, à Stoney Creek, sous les ordres du colonel John Harvey*, contribué à empêcher les troupes américaines débarquées à Burlington Beach d’opérer leur jonction avec le gros de l’armée qui se trouvait déjà là. Après la bataille de Lundy’s Lane, Robert Land, son neveu Joseph Birney et le major Hatt furent recommandés par le colonel Andrew Bradt, leur commandant, pour l’obtention de la médaille de la Loyal and Patriotic Society parce qu’ils avaient montré « tous les signes du courage au combat en sauvant le major grièvement blessé ». La guerre terminée, Land conserva des liens étroits avec la milice ; il fut promu lieutenant-colonel du 3e bataillon de milice de Gore en 1830 et commanda les troupes en garnison à Hamilton durant la rébellion de 1837–1838. En 1847, à l’âge de 75 ans, il quitta le commandement du 2e bataillon de milice de Wentworth.

Land fut nommé commissaire aux douanes pour le district de Gore en 1834 ; il fut désigné une seconde fois à ce poste en 1840 et démissionna en 1847. Il devint également maître de poste du district pendant quelque temps vers 1847. Il reçut une commission générale de juge de paix à quatre reprises entre 1827 et 1838. Le 12 mars 1852, il fut nommé juge adjoint de la Cour d’assises pour les comtés de Wentworth, Halton et Brant ; en plus d’entendre et de juger les causes criminelles, il était chargé d’ordonner la mise en jugement des prisonniers. Land était membre de l’Église d’Angleterre et de la franc-maçonnerie ; il avait été initié à la loge de Barton le 7 novembre 1796 et, à son décès, il était considéré comme le plus ancien franc-maçon au Canada.

Il mourut à son domicile. Aux funérailles qu’on lui fit, le 24 novembre 1867, assistèrent « les miliciens de la ville, ainsi que le maire et les autorités municipales, et un imposant groupe de francs-maçons ». « Un très grand nombre de simples citoyens se joignirent au cortège et témoignèrent ainsi du grand respect accordé au défunt par toutes les classes de la communauté à laquelle il s’était si longtemps identifié. »

R. Brian Land

APC, RG 1, L3, L, bundle 1, n° 55.— HPL, Land papers ; Land family papers.— PAO, Strachan (John) papers, Andrew Bradt to C. Foster, 25 janv. 1815.— Daily Spectator (Hamilton), 22, 25 nov. 1867.— I. L. Alton, Descendants of Robert Land, 1736–1818, & Phebe Scott, 1733–1826 ([Burlington, Ont., 1970]).— George Laidler, The story of the Land family, Wentworth Bygones (Hamilton, Ont.), 1 (1958) : 14–26.

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R. Brian Land, « LAND, ROBERT », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 9, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 29 juill. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/land_robert_9F.html.

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Auteur de l'article:   R. Brian Land
Titre de l'article:   LAND, ROBERT
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 9
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1977
Année de la révision:   1977
Date de consultation:   29 juillet 2014