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PHIPPS, THOMAS le jeune, employé de la Hudsons Bay Company ; circa 1679–1686.

Il fut magasinier au fort Moose (Saint-Louis) en 1679–1680 et sans doute aussi au cours de l’année suivante. En 1681, il se trouvait avec le gouverneur John Nixon dans l’île Charlton, rendez-vous des employés des diverses factoreries et des équipages arrivant d’Angleterre. Cette année-là, le capitaine Nehemiah Walker arriva tard dans la saison, à bord du Diligence. Après la distribution du ravitaillement, l’état des glaces empêcha Nixon et sa suite de gagner la terre ferme à bord du yacht Colleton. Comme il fallait que l’établissement principal installé au fort Moose soit averti de la décision de Nixon de passer l’hiver dans l’île Charlton, Phipps s’offrit pour tenter la traversée dans une petit embarcation, avec quatre compagnons. Après de grandes difficultés, le groupe atteignit la côte et parcourut, à pied et sans raquettes, une distance de 100 milles en 8 jours. Phipps avait reçu une commission par laquelle Nixon lui conférait pleins pouvoirs, à titre de gouverneur adjoint, pour régler tout abus comme tout désordre. Lorsque Nixon visita le fort Moose au cours du printemps suivant, il le loua fort de sa vigilance.

Mais, vers cette époque, Phipps fut soupçonné à Londres d’être impliqué dans une expédition interlope dans laquelle son cousin, Thomas Phipps l’aîné, un des actionnaires de la compagnie, avait de forts intérêts. Il fut menacé d’être congédié quand on intercepta des lettres qui dévoilaient le projet et semblaient l’incriminer.

Des collègues revenant de la baie d’Hudson apportèrent toutefois de tels témoignages sur son honnêteté que la compagnie revint sur sa décision, si bien que, en 1685, il fut nommé gouverneur à Port Nelson. Cet honneur lui monta à la tête. Il demanda qu’on doublât son traitement, ce qui lui fut refusé catégoriquement. De, retour en Angleterre en 1686, il se livra à un tel marchandage qu’un sous-comité déclara « qu’il n’était pas aussi naïf qu’on l’avait cru ».

Sa passion pour le jeu acheva de ternir sa réputation. Une nuit, il gagna la somme de £14 à un collègue, le chirurgien John Kerr, et, à la suite de cet incident, la compagnie décida en 1684 de ne plus autoriser de transfert de fonds dans les comptes de ses employés, en règlement de leurs dettes de jeu. On peut ajouter à son honneur que Phipps était de ceux qui avaient su se faire aimer des Indiens.

Maud M. Hutcheson

HBRS, VIII, IX (Rich) ; XI (Rich and Johnson) ; XXI (Rich).

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Maud M. Hutcheson, « PHIPPS, THOMAS le jeune », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 25 oct. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/phipps_thomas_1F.html.

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Auteur de l'article:   Maud M. Hutcheson
Titre de l'article:   PHIPPS, THOMAS le jeune
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1966
Année de la révision:   1966
Date de consultation:   25 octobre 2014