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ROBERTS, LEWIS, marchand et écrivain, né à Beaumaris, Anglesey, en 1596, fils de Gabriel et d’Ann Roberts, mort et inhumé à Londres en mars 1641.

Détourné « par un revers de fortune ou par un destin contraire de l’étude des arts vers celle des marchés », le jeune Roberts devint apprenti ou « facteur » au service d’un marchand londonien du nom de Thomas Harvey. Envoyé à Constantinople en 1617, il adressa une demande d’emploi à la East India Company. Roberts travailla, à Constantinople, pour le compte de cette société et de la Levant Company ; à son retour en Angleterre, il fit partie de ces deux entreprises commerciales et fut même membre du conseil d’administration de la East India Company.

En 1638, Roberts publie son œuvre principale, intitulée The merchants mappe of commerce, sorte de manuel complet du commerce mondial à l’intention des jeunes négociants. Il y traite tour à tour des quatre continents alors connus, plaçant au premier rang le commerce avec l’Amérique, que, à son avis, « on connaît le moins et le moins bien. » Dans ce manuel très soigné et très complet, Roberts décrit la géographie de chaque continent, indique l’emplacement des principales villes et des grands centres commerciaux et souligne les particularités du mode de commerce propre à chacun. Ses conseils sur les techniques commerciales témoignent de sa connaissance profonde des ramifications du commerce au début du xviie siècle.

Une bonne partie des renseignements qu’il fournit sont le fruit d’une expérience personnelle ; Roberts donne, par exemple, une brève description de Terre-Neuve, contrée qu’il prétend avoir visitée dans sa jeunesse, encore qu’on ne sache pas très bien à quel moment il y séjourna. Il brosse un tableau succinct, mais précis, des pêcheries anglaises de la côte et des bancs de Terre-Neuve, où il prétend que 500 vaisseaux anglais allaient mouiller chaque année, estimation qui semble trop élevée. Il y parle de la méthode de vente à forfait du poisson, de l’emploi de navires spéciaux appelés sack ships et de l’expédition de la prise aux marchés méditerranéens.

Vers la fin de sa vie, Roberts publia deux œuvres qui sont moins connues. Il mourut en mars 1641 ; son testament, déposé à Somerset House, P.C.C. 45 Evelyn, a été enregistré le 9 avril 1641 par sa veuve, Ann.

Gillian T. Cell

Les œuvres de Roberts qui ont été publiées sont : The merchants mappe of commerce (London, 1638 ; other eds. 1671, 1677, and 1700) qui contient un portrait ; Warre-fare epitomized (London, 1640) ; The treasure of traffike (London, 1641).— Familiae minorum gentium, ed. J. W. Clay (4 vol., Hakluyt Soc., 1st ser., XXXVII-XL, 1894–96), I— PRO, CSP, Col., East Indies, 1617–21, 1630–34.— DNB.— H. A. Innis, The cod fisheries (rev. ed. Toronto 1954)

Bibliographie générale

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Gillian T. Cell, « ROBERTS, LEWIS », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 18 déc. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/roberts_lewis_1F.html.

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Auteur de l'article:   Gillian T. Cell
Titre de l'article:   ROBERTS, LEWIS
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1966
Année de la révision:   1966
Date de consultation:   18 décembre 2014