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STRACHAN, JAMES McGILL, soldat, avocat, homme politique et homme d’affaires, né le 1er juillet 1808 à Cornwall dans le Haut-Canada, fils de John Strachan et d’Ann McGill, née Wood ; en 1844, il épousa la fille de John Beverley Robinson, Augusta Anne, et ils n’eurent aucun enfant ; décédé à Toronto, Ontario, le 22 janvier 1870.

James McGill Strachan, aîné des enfants de la famille Strachan, en fut aussi le plus privilégié. Le sort l’avait particulièrement favorisé, et il ne négligea aucun effort pour en profiter tout au long d’une carrière aux aspects très divers. Son éducation se fit surtout à la maison ; en 1826, avec l’appui réticent de son père, il acheta une commission au 68e régiment d’infanterie. Il poursuivit ses études au Royal Military Collège de Sandhurst, en Angleterre, et profita de ses nombreuses permissions et affectations pour visiter l’Europe. En 1833, il acheta un brevet de capitaine pour la somme de £ 1600 mais il démissionna en 1836 et revint au Canada où il entreprit l’étude du droit qu’il avait déjà qualifiée d’ « odieuse ». Pendant la rébellion de 1837–1838 dans le Haut-Canada, il fut secrétaire militaire du lieutenant-gouverneur, sir Francis Bond Head*, assurant la liaison entre celui-ci et les troupes de la milice en campagne.

Strachan fut admis au barreau le 16 février 1838 et s’associa à John Hillyard Cameron* à Toronto. Il en imposait par son élégance, son éloquence et sa vivacité d’esprit. Son étude faisait office de conseiller juridique pour de nombreuses et importantes sociétés commerciales, en particulier la Canada Company, qui avait été fondée en Grande-Bretagne et s’occupait de biens fonciers et de colonisation.

Aux élections de 1841, Strachan disputa le siège du comté de Huron au docteur William « Tiger » Dunlop* qui l’associa étroitement au « Family Compact » et à la Canada Company ; son opposant avait l’appui des colons bien nantis du canton de Colborne. La campagne animée de Strachan fut dirigée par son beau-frère Thomas Mercer Jones et, malgré l’affirmation du British Colonist qui prétendit que Strachan n’avait « pas plus de chances qu’un bœuf à la queue coupée durant la saison des mouches », il fut élu. Toutefois, à la suite d’un recomptage, Strachan perdit son siège et le seul autre rôle qu’il joua en politique fut celui d’échevin de Toronto en 1842 et en 1852.

Strachan était un spéculateur obstiné ; il se lança à fond et à grands coups d’argent dans des projets ferroviaires qui avortèrent, celui du Lake Huron and Toronto Railroad, de 1836 à 1841, et du Toronto, Simcoe, and Huron Railway en 1850 ; il fit également une transaction foncière infructueuse à Elora en 1851. Au cours de la récession économique de 1847, il semble qu’il ait fait faillite à la suite de spéculations foncières à Toronto ; à la même époque, son association avec Cameron fut dissoute et ses relations lucratives avec la Canada Company prirent fin. En 1853, son crédit s’était suffisamment rétabli pour lui permettre d’acheter une bande de terre à l’ouest du centre de Toronto ; il consacra le reste de sa vie à en assurer la gérance tout en s’adonnant au sport pendant ses loisirs.

Roger D. Hall

PAO, Jarvis-Powell papers ; Macaulay (John) papers ; Maps Division, J. M. Strachan et W. J. FitzGerald, Crookshank Estate (1853) ; Strachan (John) papers, letterbooks.— British Colonist (Toronto), 10 mars 1841.— G.-B., WO, Army list, 1827, 1836.— I. A. Stewart, The 1841 election of Dr. William Dunlop as member of parliament for Huron County, OH, XXXIX (1947) : 51–62.

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Roger D. Hall, « STRACHAN, JAMES McGILL », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 9, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 22 sept. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/strachan_james_mcgill_9F.html.

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Auteur de l'article:   Roger D. Hall
Titre de l'article:   STRACHAN, JAMES McGILL
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 9
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1977
Année de la révision:   1977
Date de consultation:   22 septembre 2014