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THOMPSON, THOMAS, instituteur et marchand, né en 1803 dans le Yorkshire, Angleterre, fils de Thomas Thompson (sur lequel on ne possède aucun renseignement si ce n’est qu’il vint lui aussi au Canada vers 1830) ; il épousa Rébecca Boyce et ils eurent trois enfants ; décédé le 12 octobre 1868 à Toronto, Ontario.

Thomas Thompson, qui était instituteur en Angleterre, arriva à York (Toronto) en 1830 et ouvrit une école privée. Peu après, il offrit son local aux méthodistes primitifs qui s’efforçaient de s’implanter dans la région, afin qu’ils l’utilisent comme lieu de réunion. Contrairement à bien des institutions, l’école prospéra et fut vendue plus tard à des immigrants désireux de s’établir de la même façon. Dans le secteur de l’éducation, les activités de Thompson durant toute sa vie eurent un caractère plus commercial que pédagogique ; au moment de son décès, il détenait l’hypothèque du Joseph Day’s Commercial College.

Comme la ville de York se développait et allait être érigée en municipalité, les possibilités qui s’offraient à Thompson dans le domaine des affaires l’incitèrent à se lancer dès 1833 dans la vente au détail. On estime qu’il fut le premier à ouvrir un magasin de bottes et de souliers dans cette ville ; son établissement étant connu des clients comme un magasin de chaussures bon marché, il en fit la réclame sous le nom de « Thomas Thompson’s Cheap Shoe Store ». Il fut sans conteste l’un des premiers marchands à établir un commerce sur la base d’un vaste approvisionnement, d’un chiffre élevé des ventes, d’une faible augmentation des prix et d’une large publicité.

Sa méthode s’avéra profitable et, après quelques années, il se fit « marchand général » ; il vendait, notamment, des articles de mercerie, des vêtements et des articles de modes. Il déménagea son commerce à plusieurs reprises, sans jamais s’éloigner du marché St Lawrence. Au cours de l’incendie qui dévasta Toronto en 1849, il subit de lourdes pertes mais il parvint en moins d’un an à rouvrir son magasin, déjà connu sous le nom de « The Mammoth House ». Thompson était « un homme maigre aux traits fermes, aux yeux enfoncés, portant de longs favoris et une large cravate noire ». Il acquit une réputation de commerçant intègre et astucieux en terminant les annonces de ses divers articles d’usage courant et de luxe par une condamnation des concurrents et un appel à la sagesse des clients éventuels : « Comme le soussigné est fortement opposé à la pratique des réclames tapageuses, si répandue de nos jours, il voudrait simplement inviter le public à venir se rendre compte par lui-même. » Son fils Thomas, devenu son associé en 1864, prit la direction du « Mammoth House » quand il mourut.

Il ne faut pas confondre Thomas Thompson avec un de ses homonymes qui fut sellier-bourrelier et occupa les postes de conseiller et d’échevin du quartier St Lawrence de 1861 à 1868.

Hugh A. Stevenson

York County Surrogate Court (Toronto), will of Thomas Thompson, no 1 079, 1868.— U.C. Land, Mercantile, and General Advertiser (Toronto), janv. 1835.— Commemorative biographical record, county York, 97.— Cyclopaedia of Canadian biog. (Rose, 1886), 804s.— Middleton, Municipality of Toronto, III.— Robertson’s landmarks of Toronto, I.

Bibliographie générale

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Hugh A. Stevenson, « THOMPSON, THOMAS », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 9, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 23 nov. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/thompson_thomas_9F.html.

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Auteur de l'article:   Hugh A. Stevenson
Titre de l'article:   THOMPSON, THOMAS
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 9
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1977
Année de la révision:   1977
Date de consultation:   23 novembre 2014