Henry Sneed (1848–1914), agriculteur et prédicateur, compta parmi les premiers Noirs à s’installer en Alberta. En 1911, il mena une vingtaine de familles afro-américaines, dont la sienne, depuis un Oklahoma de plus en plus ségrégationniste jusqu’à Emerson, au Manitoba, puis à ce qui deviendrait Amber Valley, au nord d’Edmonton. Le groupe de Sneed illustre la migration de nombreux Noirs victimes de la discrimination des agents d’immigration du ministère de l’Intérieur, qui tentèrent de les décourager d’entrer au Canada.
Titre original :  Amber Valley, AB Canada Post stamp. Issue date: January 22, 2021.

Provenance : Lien

SNEED, HENRY, agriculteur et prédicateur, né en juin 1848 au Texas ; il se maria et eut quatre fils, dont un mourut en bas âge ; au début des années 1900, il épousa Elizabeth Jefferson, de la nation des Cris (Moskégons), et ils eurent six enfants, dont un mourut en bas âge ; décédé le 18 juillet 1914 à Edmonton et inhumé au cimetière Jordan W. Murphy, Amber Valley, Alberta.

Première partie de vie

On sait peu de chose sur l’enfance de Henry Sneed. Les registres de recensement indiquent que son père vit le jour au Texas ou au Mississippi, et sa mère au Mississippi. Il vécut peut-être en esclavage pendant sa jeunesse au Texas. Henry habita quelque temps en Arkansas, où deux de ses fils naquirent. En 1898, il était installé dans l’Indian Territory – que l’on joignit à l’Oklahoma Territory pour former l’État de l’Oklahoma en 1907 –, où se rendirent de nombreux Noirs dans l’espoir d’y trouver la terre promise. Certaines archives indiquent qu’il était veuf (on ignore quand il perdit sa première femme) et qu’il s’était remarié au début des années 1900. Sneed et sa famille s’établirent à Clearview, l’une des quelque 50 villes entièrement noires dans les territoires. Il y pratiqua l’agriculture et devint prédicateur (on ne connait ni son statut officiel ni sa religion).

Les meilleures terres nouvelles de l’Ouest

Au début du xxe siècle, Sneed, à l’instar de nombreux Afro-Américains, conclut que l’Oklahoma ne correspondait pas à l’idéal qu’il avait imaginé. Le premier projet de loi du Sénat de l’État introduisit la ségrégation en 1907. Devant une discrimination raciale croissante, certaines familles noires, attirées par la promotion d’Ottawa pour ses provinces occidentales – avec son slogan The Last Best West (les meilleures terres nouvelles de l’Ouest) –, jetèrent leur dévolu sur les Prairies canadiennes. La campagne encourageait les Américains à migrer ; elle évoquait de manière rassurante les similitudes entre l’Ouest américain et l’Ouest canadien, tout en insistant sur le fait que le Canada disposait d’une grande quantité de terres propices à la culture du blé.

Des textes et des publicités figuraient dans les journaux partout aux États-Unis, y compris dans ceux que l’on faisait paraître et vendait dans les communautés noires. Le 6 janvier 1910, un article du Boley Progress, publié dans cette ville entièrement noire de l’Oklahoma à 20 milles à l’ouest de Clearview, souligne les ressemblances entre les deux régions ; il indique en outre que les habitants du Midwest « affluent en nombre croissant vers l’Ouest canadien, et apprennent que “God Save the King” et “My Country ’Tis of Thee” se chantent sur le même air ». Une publicité d’avril 1909, dans le même périodique, en rajoute en suggérant la prééminence de l’Ouest canadien : « Les 300 000 colons américains satisfaits qui s’installent dans l’Ouest canadien sont la meilleure preuve de la supériorité de ce pays. Ils s’enrichissent. »

Il semblait que les agriculteurs afro-américains seraient bien accueillis dans l’Ouest canadien. Le 15 avril 1908, par exemple, l’Edmonton Journal rapporta qu’un grand nombre d’entre eux étaient arrivés dans la ville et que « tout port[ait] à croire qu’ils fer[aient] d’assez bons colons ». Sneed partit dans le nord à l’été de 1910 afin de repérer des emplacements potentiels pour des propriétés agricoles. Nimrod Toles, résident lui aussi de Clearview, l’accompagnait probablement. Pendant son séjour en Alberta, Toles acquit une ferme, comme l’avait fait un autre Afro-Américain de lOklahoma, Jordan Washington Murphy, plus tôt dans l’année, et comme le ferait Sneed en 1911. Murphy voyagea peut-être avec Sneed et Toles, mais aucun document ne le prouve. Les trois hommes deviendraient des meneurs de leur communauté. Ils se rendraient toutefois vite compte qu’ils n’étaient pas les bienvenus.

Tentatives pour décourager l’immigration afro-américaine

Le Canada voulait que des milliers d’agriculteurs américains s’établissent dans le nord, mais cela ne s’appliquait pas aux Afro-Américains. En l’absence d’une interdiction officielle basée sur la couleur, le département de l’Intérieur avait employé d’autres moyens pour dissuader cette population de migrer. Dès le 23 janvier 1899, Francis Pedley, surintendant de l’immigration auprès du ministre libéral Clifford Sifton*, informa John Sanderson Crawford, agent d’immigration à Kansas City, dans le Missouri, qu’« il n’était pas souhaitable que des immigrants nègres arrivent dans l’Ouest canadien ». En juin 1903, William Duncan Scott* – qui, plus tôt cette année-là, avait remplacé Pedley – reçut une demande de renseignements sur la volonté du ministère de l’Intérieur d’appuyer l’immigration afro-américaine au Canada. Il y répondit ainsi : « [L]es règlements fonciers canadiens n’empêchent pas les hommes de couleur d’acquérir des fermes, mais le gouvernement du Canada n’est pas particulièrement désireux d’encourager cette catégorie d’immigrants. » Les responsables de l’immigration tentaient de dissuader ces candidats à la migration : ils ne distribuaient pas le matériel promotionnel, faisaient circuler de l’information négative sur le climat canadien (on le qualifiait d’inhospitalier pour les Afro-Américains) et affirmaient que, selon le gouvernement, les colons noirs ne réussiraient pas dans l’Ouest canadien.

Lorsque Frank Oliver*, député libéral d’Edmonton, remplaça Sifton comme ministre de l’Intérieur en 1905, il commença à restreindre l’immigration. Les premières révisions législatives d’Oliver renforcèrent la capacité du gouvernement à refuser l’entrée au pays pour des raisons sanitaires ou financières. D’autres modifications à la Loi sur l’immigration en 1910 permirent à Ottawa d’exclure « toute race jugée inadaptée au climat ou aux exigences du Canada » ; cette politique visait en partie à contrer l’immigration noire.

Dans ce contexte, la venue de Murphy, Sneed et Toles, au printemps et à l’été de 1910, et le nombre croissant d’Afro-Américains en provenance de l’ouest des États-Unis constituaient une source d’inquiétude pour maints Canadiens blancs et responsables du gouvernement. En Alberta, certains crurent percevoir un afflux de migrants noirs et s’en plaignirent. Un Edmontonien qui se décrivait comme un Canadien ayant vécu 14 ans dans le sud des États-Unis, John K. Powell, écrivit une longue lettre à Oliver le 2 mars 1910 au sujet des Noirs qui s’installaient en Alberta. « Convaincu » que le Canada « se porterait mieux sans eux », Powell avertissait le député d’Edmonton que « le Canadien moyen ne sembl[ait] pas savoir que le nègre [pouvait] être vicieux ». Même si tous les immigrants afro-américains « étaient bons », ajouta le citoyen, il serait tout de même « malavisé […] de les accueillir, pour la simple raison qu’ils ne [pouvaient] pas être assimilés ». Le 12 avril, le Bureau de commerce d’Edmonton adopta une résolution à l’unanimité ; envoyée à Oliver et au premier ministre libéral sir Wilfrid Laurier, celle-ci demandait l’arrêt de la migration avant qu’elle ne conduise à un « problème nègre » dans l’Ouest canadien. Le mouvement de réaction négative se poursuivit en 1911 : le Bureau de commerce d’Edmonton fit alors circuler une pétition exigeant l’exclusion des migrants noirs du Canada. En l’espace de quelques semaines, on récolta 3 500 signatures. Les bureaux de commerce d’autres localités de l’Alberta, dont Strathcona, Morinville et fort Saskatchewan (Fort Saskatchewan), formulèrent des plaintes similaires.

Crawford s’efforça d’empêcher les Afro-Américains de se diriger vers le nord. À la fin du mois de mars, il évalua les motifs de leur migration dans une lettre à Scott : « Ces gens étaient auparavant des esclaves indiens et se sont métissés et sont de ce fait devenus des propriétaires aisés de terres indiennes. L’Oklahoma possède une loi Jim Crow sur les transports qui est offensante pour ces personnes et qui constitue la principale raison pour laquelle elles veulent partir. Je pense qu’elles sont largement conseillées par leurs prédicateurs qui ont visité le Canada et pris des dispositions pour leur déménagement. »

D’Emerson à l’Alberta

Le rôle de Sneed dans sa communauté vint confirmer l’opinion de Crawford, selon laquelle les prédicateurs aidaient les Noirs de l’Oklahoma à s’établir au Canada. Dans leurs récits familiaux, les petits-enfants de Sneed mentionnèrent qu’il fit la promotion de l’Alberta auprès des Noirs affranchis et d’autres personnes désireuses de quitter l’Oklahoma. Sneed s’assurait aussi que les familles étaient en assez bonne santé pour traverser la frontière et qu’elles possédaient des ressources financières suffisantes, deux conditions indispensables en vertu de la Loi sur l’immigration de 1910, qui exigeait des migrants qu’ils passent des examens médicaux et paient les frais requis aux autorités frontalières.

En mars 1911, Sneed, accompagné de 150 à 190 migrants (environ 20 familles, dont des membres de la sienne), quitta l’Oklahoma par train pour le Canada. Des journaux canadiens et américains relatèrent leur progression ; celle-ci suscitait un vif intérêt en raison des rumeurs qui prétendaient que le Canada avait commencé à empêcher l’entrée sur son territoire aux Noirs américains. Le 21 mars, l’Edmonton Bulletin d’Oliver fit cette affirmation : « Si une excuse plausible autre que la couleur de peau peut être utilisée pour retenir le groupe, elle le sera. »

Aucune interdiction n’était en vigueur, mais, le jour suivant l’arrivée de Sneed et de ses compagnons à Emerson, au Manitoba, Scott envoya une note à Oliver afin d’appuyer l’idée d’exclusion : « En ce qui concerne les critères pour les couleurs, le gouvernement les a déjà établis pour les races jaunes [...] Je ne vois pas en quoi les nègres sont plus désirables que les races jaunes, et, en l’absence de mesures draconiennes pour prévenir l’afflux menaçant, le gouvernement risque de recevoir […] des blâmes de régions de l’Alberta et de la Saskatchewan où les nègres se rendent. » La proposition de Scott correspondait au point de vue de ses agents d’immigration. Parmi eux, W. H. Rogers, qui remplaçait Crawford à Kansas City, disait ceci : « [T]ant que des lois prohibitives n’auront pas été adoptées, le seul moyen, ou presque, dont nous disposons pour freiner ce mouvement est de jouer sur la peur plutôt que sur la force d’opposition. Les nègres éprouvent une peur mortelle du cimetière, et nous devons leur montrer qu’un changement soudain d’une latitude sud vers une latitude presque arctique est synonyme de maladie et de mort. »

En l’espace de deux jours, les colons que Sneed conduisait vers le nord payèrent leurs droits d’immigration, passèrent des examens médicaux et se virent autorisés à traverser la frontière. Au total, les migrants apportèrent sept trains remplis de marchandises. Beaucoup de familles possédaient au moins 200 $ ; certaines avaient peut-être entre 1 000 $ et 3 000 $. Elles se dirigèrent ensuite vers la région de Pine Creek, au nord d’Edmonton. Le lendemain de leur départ d’Emerson, le Calgary Herald rapporta que Sneed, « l’organisateur » du groupe, « était plus que satisfait du résultat de l’inspection ». Le 25 mars 1911, un autre article décrivit Sneed comme un « patriarche barbu » qui s’enorgueillissait du passage réussi. Il dit à un journaliste : « Il n’y a rien qui cloche chez nous, monsieur. Malades ! Ha ! J’aimerais bien que vous me montriez où nous avons des gens malades. Nous allons occuper nos terres près d’Athabasca Landing dès que nos effets personnels arriveront. Nous avons tous nos outils, nos chevaux et nos chariots et nous allons tout de suite commencer à cultiver. Tous nos hommes ont cultivé [la terre] toute leur vie. » Le Calgary Herald attribua en outre à Sneed, surnommé Daddy Snaid, le mérite d’avoir « exploré les terres [à cet endroit] l’été précédent pour cette colonie » et estima qu’il était « un éclaireur avisé », affirmant que « c’était principalement grâce à ses ruses que le groupe avait traversé la frontière sans encombre ».

Bilan

Même si le nombre d’immigrants noirs au Canada ne s’élevait qu’à 1 000 environ au printemps de 1911, beaucoup de colons blancs en Alberta, ainsi que des membres du gouvernement canadien, craignaient manifestement que des milliers d’autres ne suivent bientôt. Le 2 juin, Oliver écouta les conseils de Scott et proscrivit l’immigration afro-américaine. Il soumit au cabinet une proposition visant à interdire à « tout immigrant appartenant à la race noire, jugée inadaptée au climat et aux exigences du Canada, d’entrer au Canada pendant un an ». Pour, peut-être, préserver l’appui populaire des libéraux dans l’ouest du Canada en cette année électorale, Laurier signa le décret excluant les migrants noirs le 12 août, pari politique qui risquait d’aliéner les votants de l’Est. Finalement, Laurier perdit les élections de 1911 au profit du Parti conservateur de Robert Laird Borden*.

Laurier annula l’interdiction de l’immigration noire à l’issue de son mandat. (L’avait-on même appliquée ? La question demeure.) Pour les Afro-Américains désireux de venir au Canada, cependant, le mal était fait. Le groupe de Henry Sneed constitue l’une des dernières grandes migrations de familles de l’Oklahoma. Le ministère de l’Intérieur exprima clairement sa position : que les Noirs puissent ou non immigrer légalement, ils n’étaient pas les bienvenus. Sneed accompagna néanmoins les immigrants noirs dans leur réussite à Amber Valley. (Un de ses descendants, Floyd Sneed, joua de la batterie dans le groupe de rock Three Dog Night.) Sneed mourut en 1914, quelques années seulement après avoir conduit son groupe vers le nord. La communauté qu’il avait aidé à fonder prospéra durant des décennies et favorisa l’épanouissement d’une dynamique culture canadienne noire en Alberta.

Rachel Wolters

Certaines sources pertinentes pour la rédaction de cette biographie ont été citées de manière erronée dans la littérature consacrée à l’immigration noire en Alberta. Les documents suivants, conservés à Bibliothèque et Arch. Canada (Ottawa), sont référérencés ici avec précision : le memorandum de William Duncan Scott à Frank Oliver, qui propose un décret en conseil visant à interdire l’admission des Noirs au Canada, se trouve dans le fonds RG76-I-A-1, vol. 193, dossier 72552, part. 4 (Fonds du ministère de l’Emploi et de l’Immigration, sous-fonds programme d’Immigration, […] immigration of Negroes from the United States to western Canada) ; la proposition d’Oliver se trouve dans le même dossier ; le décret interdisant l’immigration des Noirs porte le numéro 1911-1324 ; et, enfin, l’ordre qui lève l’interdiction porte le numéro 1911-2378.

Ancestry.com, « Documents sur les lots de colonisation, Alberta, Canada, 1870 à 1930 », Henry Sneed, Jordan Washington Murphy ; « Listes et recensements d’amérindiens, Oklahoma et Territoire indien, États-Unis, 1851 à 1959 », Kizzie [Lizzie] Jefferson ; « Passages frontaliers des États-Unis au Canada, 1908 à 1935 », H. Sneed, Emmerson, Manitoba, 23 mars 1911 ; « Recensement fédéral des États-Unis de 1900 », Henry Sneed, Indian Territory, Creek Nation, Township 11 ; « Recensement fédéral des États-Unis de 1910 », Henry Sneed, Okla., Okfuskee, Lincoln ; « U.S., Native American enrollment cards for the Five Civilized Tribes, 1898–1914 », Lizzie Jefferson.— Find a Grave, « Jordan W. Murphy », memorial no.36001586 ; « Henry Sneed », memorial no.35997183 ; « Nimrod Toles », memorial no.36002677.— Bibliothèque et Arch. Canada, « Recensement du Canada, 1911 », Sneed Henery [Henry], Alberta, Victoria, 8 ; RG76-I-A-1, vol. 192, dossier 72552, part. 1 (Fonds du ministère de l’Emploi et de l’Immigration, sous-fonds programme d’Immigration, […] immigration of Negroes from the United States to western Canada) (lien, images 1553, 1565, 1710, 1728, 1746) ; RG76-I-A-1, vol. 193, dossier 72552, part. 3 (Fonds du ministère de l’Emploi et de l’Immigration, sous-fonds programme d’Immigration, […] immigration of Negroes from the United States to western Canada) (lien, images 259–601).— National Arch. (Fort Worth, Tex.), RG75 (Records of the Bureau of Indian Affairs), Enrollment cards, Dawes enrollment cards for Creek, freedmen (F), 1800–1917, Julius Sneed ; (Kansas City, Mo.), Applications for enrollment in the Five Civilized Tribes, Elvida and Mathew Sneed.— PAA, death records, Henry Sneed, Edmonton, 18 juill. 1914 (no 2229.R).— Boley Progress (Boley, Indian Territory [Okla.]), 16 mars 1906 ; 8 avril 1909 ; 24 mars, 22 déc. 1910.— Calgary Herald, 20–25, 27–28 mars, 15 avril 1911 ; 16 août 1974.— Edmonton Bull., 22–23, 25 mars, 5 juin 1911.— Edmonton Capital, 25 mars, 30 mai 1911.— Globe and Mail (Toronto), 23 févr. 2023.— Okemah Ledger (Okemah, Indian Territory [Okla.]), 30 mars 1911.— Oklahoma Guide (Guthrie, Okla.), 20 avril 1911.— Warren Sheaf (Warren, Minn.), 23 mars 1911.— Winnipeg Free Press, 23, 27–28 mars, 24, 30 mai 1911.— Winnipeg Tribune, 22 mars 1911.— East Athabasca Hist. Book Soc., Land of dreams : districts east of Athabasca : Golden Sunset (Tawatinaw), Parkhurst, Toles (Amber Valley), Rodger’s Chapter, Forest, Ferguson, Clover View (Athabasca, Alberta, 2009).— Dianna Everett, « Land openings », dans Oklahoma Hist. Soc., The encyclopedia of Oklahoma history and culture.— Forests, furrows, and faith : a history of Boyle and districts, Boyle and District Hist. Soc., compil. (Boyle, Alberta, 1982).— J. S. Hill, « Alberta’s Black settlers : a study of Canadian immigration policy and practice » (mémoire de m.a., Univ. of Alberta, Edmonton, 1981).— Valerie Knowles, Strangers at our gates : Canadian immigration and immigration policy, 1540–2006 (éd. rév., Toronto, 2007).— S.-J. Mathieu, North of the color line : migration and black resistance in Canada, 1870–1955 (Chapel Hill, N.C., 2010).— Larry O’Dell, « Clearview », dans The encyclopedia of Oklahoma history and culture.— Frank Oliver, ministre de l’Intérieur, The last best west […] (Ottawa, [1906]).— Robert Rogers, ministre de l’Intérieur, Canada west : the last best west (Ottawa, 1911).— R. B. Shepard, Deemed unsuitable : blacks from Oklahoma move to the Canadian prairies in search of equality in the early 20th century only to find racism in their new home (Toronto, 1997).— H. M. Troper, Only farmers need apply : official Canadian government encouragement of immigration from the United States, 1896–1911 (Toronto, 1972).— U.S. Senate, Senate documents (Washington), 1909–1910, no 469 (report of the immigration commission, « The immigration situation in Canada », 1910).— Rachel Wolters, « “We heard Canada was a free country” : African American migration in the Great Plains, 1890–1911 » (thèse de ph.d., Southern Ill. Univ., Carbondale, 2017).

Comment écrire la référence bibliographique de cette biographie

Rachel Wolters, « SNEED, HENRY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 14, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 3 févr. 2026, https://www.biographi.ca/fr/bio/sneed_henry_14F.html.

Information à utiliser pour d'autres types de référence bibliographique


Permalien: https://www.biographi.ca/fr/bio/sneed_henry_14F.html
Auteur de l'article:    Rachel Wolters
Titre de l'article:    SNEED, HENRY
Titre de la publication:    Dictionnaire biographique du Canada, vol. 14
Éditeur:    Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:    2026
Année de la révision:    2026
Date de consultation:    3 févr. 2026