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SPARLING, JOSEPH WALTER, ministre méthodiste et éducateur, né le 14 février 1843 dans le canton de Blanshard, Haut-Canada, fils de John Sparling et de Mary Williams ; en 1871, il épousa Susannah (Susan) Weir Kerr, de Toronto, et ils eurent quatre enfants, dont trois vécurent au delà de la petite enfance ; décédé le 16 juin 1912 à Winnipeg.

Joseph Walter Sparling était issu de méthodistes irlandais dont les ancêtres, réfugiés du Palatinat (Allemagne), s’étaient fixés dans le comté de Limerick (république d’Irlande) et étaient ensuite devenus des disciples de John Wesley. Marqués pour des générations par une foi robuste et par un sens développé de la famille et de la collectivité, ces gens jouèrent un rôle central dans l’émergence du méthodisme canadien et américain.

Après avoir fréquenté l’école secondaire à St Marys, dans le Haut-Canada, Sparling étudia au Victoria College de Cobourg. L’année 1871 fut déterminante pour lui : il épousa Susannah Weir Kerr, reçut une licence ès arts du Victoria College et une licence en théologie du Garrett Biblical Institute (affilié à la Northwestern University) à Evanston, dans l’Illinois ; en outre, il fut ordonné à Belleville, en Ontario, par le révérend William Morley Punshon*, président de la Conférence de l’Église méthodiste wesleyenne en Canada. Il obtint une maîtrise ès arts du Victoria College en 1874 et un doctorat en théologie de la Northwestern University en 1889. Il desservit plusieurs circonscriptions ecclésiastiques méthodistes, dont Montréal, Aylmer dans la province de Québec, Ottawa, Québec et Kingston. Dès l’abord, ses qualités de chef furent reconnues non seulement par ses fidèles, mais aussi par l’ensemble de l’Église. De 1874 à 1883, il fut secrétaire des finances de la Conférence générale de l’Église méthodiste. En 1888–1889, il occupa la présidence de la Conférence de Montréal.

En août 1888, le Wesley College de Winnipeg, voué à l’enseignement de la théologie et des arts libéraux, offrit à Sparling d’être son premier directeur. Le collège avait reçu en 1877 une charte qui prévoyait son affiliation à l’université de Manitoba, mais cette charte était restée lettre morte jusque vers 1885, soit au moment où la Conférence du Manitoba et du Nord-Ouest avait commencé à recueillir des fonds et à organiser l’établissement d’enseignement. Celui-ci ouvrit ses portes à l’automne de 1888 ; les cours se donnaient à l’église Grace. Sparling était si occupé qu’il dut attendre l’année suivante pour s’installer en permanence dans sa nouvelle fonction. Le Wesley College serait l’œuvre de sa vie. Il se révéla à tous points de vue un bâtisseur remarquable. Il enseignait toute la semaine, surtout la théologie pastorale et l’homilétique. Les fins de semaine, il parcourait la contrée, prêchant et exposant aux assemblées de fidèles les besoins du collège. Il favorisa ainsi l’éclosion d’une profonde loyauté envers l’établissement. Sa capacité d’amasser des fonds et de les administrer judicieusement devint aussi légendaire. En janvier 1896, on emménagea le collège dans un nouveau bâtiment, sur une butte de l’avenue Portage. À la mort de Sparling, le collège était libre de toute dette, avait une dotation de près de 250 000 $ et n’avait jamais eu de déficit. Le discernement avec lequel Sparling choisissait les membres du corps professoral – des hommes tels Robert Rutherford Cochrane, George John Blewett et Salem Goldworth Bland* – fut tout aussi important. Sous sa direction, les enseignants étaient des collaborateurs fidèles et enthousiastes. Comme le notait William Frederick Osborne, professeur d’anglais, il savait « encourager le talent et la compétence ».

Bien que le Wesley College ait été sa principale préoccupation, Sparling contribua largement aux autres œuvres de l’Église. Il fut un membre éminent du bureau d’éducation et du bureau des missions de l’Église méthodiste. En 1898, il occupa le poste de président de la Conférence du Manitoba et du Nord-Ouest. Il joua un rôle majeur dans la création de l’Alberta College d’Edmonton ainsi que de plusieurs églises, d’une mission urbaine et d’un camp de plein air à Gimli. Il soutenait avec ferveur le mouvement d’union des Églises. Actif jusqu’à la fin, il eut une crise d’apoplexie pendant une séance de la Conférence du Manitoba. Décédé trois jours plus tard, il fut inhumé au cimetière Elmwood à Winnipeg.

Pour ses contemporains, Joseph Walter Sparling était un leader-né ; il connaissait à fond la nature humaine et avait l’esprit pratique, du tact, un agréable sens de l’humour et une riche vie spirituelle. Il inspirait confiance. À l’époque, l’Ouest avait besoin d’hommes qui avaient ces qualités et qui voyaient loin. Dans une lettre envoyée après sa mort au conseil du Wesley College, le conseil de l’université de Manitoba évoqua « la confiance qu’il inspirait aux hommes publics », et souligna qu’il avait « une connaissance intime des besoins de la nouvelle contrée et un ardent désir de favoriser le progrès intellectuel et spirituel de toute la population ».

Gordon Harland

Un sermon sur la « connaissance de Dieu », publié par Joseph Walter Sparling, sous le titre Baccalaureate sermon [...] ([Winnipeg, 1902 ?]), dont un exemplaire est conservé à l’EUC-C, semble être la seule de ses publications qui subsiste encore.

Univ. of Winnipeg Arch., Wesley College, board of directors, minutes, 1886–1914.— Christian Guardian (Toronto), 19 juin, 3 juill. 1912.— Manitoba Free Press, 17 juin 1912.— Vox Wesleyana (Winnipeg), janv. 1897, nov. 1912.— A. G. Bedford, The University of Winnipeg : a history of the founding colleges (Toronto et Buffalo, N.Y., 1976).— G. H. Cornish, Cyclopædia of Methodism in Canada [...] (2 vol., Toronto et Halifax, 1881–1903).— Église méthodiste (Canada, Terre-Neuve, Bermudes), Manitoba Conference, Minutes (Toronto), 1912.— D. C. Masters, Protestant church colleges in Canada (Toronto, 1966).

General Bibliography

Cite This Article

Gordon Harland, “SPARLING, JOSEPH WALTER,” in Dictionary of Canadian Biography, vol. 14, University of Toronto/Université Laval, 2003–, accessed 22 avril 2024, http://www.biographi.ca/en/bio/sparling_joseph_walter_14E.html.

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Author of Article:   Gordon Harland
Title of Article:   SPARLING, JOSEPH WALTER
Publication Name:   Dictionary of Canadian Biography, vol. 14
Publisher:   University of Toronto/Université Laval
Year of publication:   1998
Year of revision:   1998
Access Date:   22 avril 2024