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CRAIGIE, WILLIAM, médecin et éducateur, baptisé le 11 mars 1799 à Belnaboth, dans la paroisse de Towie, Aberdeenshire, Écosse, fils de William Craigie et de May Ness ; il épousa Mary Campbell dont il eut neuf enfants ; décédé le 10 août 1863 à Hamilton, Haut-Canada.

William Craigie fit ses études aux Marischal et Aberdeen Colleges à Aberdeen, à l’University of Edinburgh et au Trinity College à Dublin. Licencié du Royal College of Surgeons d’Édimbourg en 1820, il ouvrit un cabinet médical à Midclova dans la paroisse de Kildrummy, Aberdeenshire, la même année. En 1828, il publia un article sur la trachéotomie dans l’Edinburgh Medical and Surgical Journal.

Craigie émigra au Haut-Canada en 1834 et s’établit à Ancaster. S’étant présenté avec succès devant le Medical Board of Upper Canada en avril 1835, il reçut l’autorisation de pratiquer la médecine. Peu après son arrivée, il se mit à œuvrer pour l’amélioration de l’enseignement et se joignit à d’autres pour fonder une école, l’Ancaster Literary Institution, qui ouvrit ses portes en 1837. Les fondateurs espéraient offrir un meilleur enseignement que celui qui se donnait dans les écoles publiques. Craigie, qui agissait comme secrétaire de l’établissement, entretint une correspondance avec le conseil de King’s College et, par la suite, avec le Committee of Commissioners on Education afin d’obtenir une aide financière pour l’école. Dans un mémoire adressé au comité nommé par le lieutenant-gouverneur, sir George Arthur*, avec mission de mener une enquête sur l’enseignement dans la province, il préconisa, en 1839, l’établissement d’une école normale pour la formation des enseignants, le financement de l’enseignement par la province et l’établissement d’écoles publiques primaires de village et d’écoles secondaires de district dotées d’un programme varié comprenant la lecture, l’écriture, l’arithmétique, les humanités, les langues modernes et les mathématiques. Il proposait également un traitement suffisant et une pension de retraite pour les enseignants, l’emploi de bons manuels canadiens, l’instruction religieuse non confessionnelle et un conseil central de l’éducation pour le Haut-Canada avec un sous-conseil dans chaque district municipal.

En 1845, il alla s’établir à Hamilton où il devint très vite un chef de file dans les milieux de l’enseignement, de la culture et des sciences. Membre d’un conseil d’administration scolaire, c’est en grande partie grâce à lui que s’ouvrit en 1853 l’école centrale de Hamilton, malgré la farouche opposition de William Munson Jarvis et du révérend John Gamble Geddes* qui préconisaient l’établissement d’écoles publiques dans chaque quartier. En 1850, Craigie mit sur pied la Hamilton Horticultural Society, rejeton du Mechanics’ Institute dont il était un des administrateurs. Il fut membre du Board of Arts and Manufactures du Haut-Canada et conseiller presbytéral de l’Église presbytérienne. Les relevés météorologiques qu’il tenait depuis son arrivée au Canada parurent dans des périodiques canadiens, et il prépara des rapports météorologiques mensuels pour le compte du Hamilton Spectator pendant bon nombre d’années. En 1854, il publia une liste des plantes indigènes de la région de Hamilton compilée grâce à son travail de pionnier accompli pour le compte de la Hamilton Scientific Association, dont il fut le premier secrétaire-archiviste.

Le docteur Craigie était populaire et respecté à la fois comme érudit et comme médecin. En 1861, il fut nommé arbitre médical pour la Canada Life Assurance Company. Il fut au nombre des médecins appelés au lit de mort de sir Allan Napier MacNab, tout juste un an avant sa propre mort en 1863. Une caricature de l’époque, intitulée A Grave Scene, a pour sujet les clergés anglican et catholique se disputant le corps de MacNab ; Craigie y est représenté vêtu du costume bizarre qu’il portait à la fin de sa vie et accompagné des deux chiens qui le suivaient partout.

Katharine Greenfield

William Craigie est l’auteur de Case in which tracheotomy was successfully performed, Edinburgh Medical and Surgical Journal, 29 (1828) : 83–85 ; Mean results for each month of eleven years, (1835 to 1845 inclusive), of a register of the thermometer and barometer, kept at Ancaster, C.W., British American Journal of Medical and Physical Science (Montréal), II (1846–1847) : 7–9 ; Meteorological observations at Hamilton, Canadian Journal, II (18531854) : 187s. ; et List of indigenous plants found in the neighbourhood of Hamilton, with the dates of their being found in flower and examined, Canadian Journal, III (1854–1855) : 222s.

      Documentary history of education in U.C. (Hodgins), III.— The late Dr. Craigie, Canadian Illustrated News (Hamilton, Ont.), II (1863) : 174s.— Hamilton Spectator, 19 juin 1909.— Morgan, Bibliotheca Canadensis.— Canniff, Medical profession in U. C.— Hamilton Assoc. for the Advancement of Literature, Science and Art, 100th anniversary, 1857–1957 (Hamilton, Ont., [1957]).— Hamilton Horticultural Soc., Centennial year book and garden guide, 1850–1950 (Hamilton, Ont., 1950).— J. G. Hodgins, The establishment of schools and colleges in Ontario, 1792–1910 (3 vol., Toronto, 1910), I.— J. H. Smith, The Central School jubilee re-union, August, 1903, an historical sketch (Hamilton, Ont., 1905).

Bibliographie générale

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Katharine Greenfield, « CRAIGIE, WILLIAM », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 9, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 21 sept. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/craigie_william_9F.html.

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Auteur de l'article:   Katharine Greenfield
Titre de l'article:   CRAIGIE, WILLIAM
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 9
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1977
Année de la révision:   1977
Date de consultation:   21 septembre 2014