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INKSTER, JOHN (surnommé Orkney Johnny), marchand, homme politique, né en 1799 dans les îles Orcades, Écosse, décédé le 30 juin 1874, à Kildonan, Man.

On ne sait rien de l’origine ni de la naissance de John Inkster. En 1819, il arriva dans le Rupert’s Land comme maçon au service de la Hudson’s Bay Company. Le 20 janvier 1826, dans la paroisse St John, il épousa Mary Sinclair, fille de l’agent principal William Sinclair. Ils eurent neuf enfants dont l’aîné, Colin*, devait devenir shérif de Winnipeg. John Inkster ne remplit pas jusqu’au bout son contrat avec la compagnie. En 1823 ou 1824, il s’était associé à l’un de ses oncles, John Inkster, qui était arrivé dans la région en 1797 et qui possédait des terres de part et d’autre de la rivière Rouge. John Inkster commença à exploiter des terres à l’ouest de la rivière ; mais s’il devint un homme riche et bien considéré, ce fut comme consignataire et comme un des premiers marchands indépendants de la colonie. Il fit le commerce de marchandises les plus variées allant du pemmican au « socs de charrue », des chemises aux balles et à la poudre. Sa clientèle était composée de nombreuses personnalités de la Rivière-Rouge, d’autres marchands comme son beau-frère James Sinclair*, de missionnaires, d’Indiens et de voyageurs. Son commerce s’étendait de Portage-la-Prairie jusqu’à York Factory et St Paul au Minnesota. Certains produits tels que le blé et les pommes de terre étaient de source locale ; d’autres étaient importés d’Édimbourg, de Londres ou de Hamilton (Canada-Ouest). La compagnie faisait ses transactions financières avec l’étranger et acheminait un certain nombre de ses marchandises par la baie d’Hudson ; d’autres venaient via St Paul. Après la mort d’Inkster, ses biens furent évalués approximativement à $20 000.

En 1856, les colons de la Rivière-Rouge décidèrent qu’un moulin à blé mu à la vapeur était indispensable pour améliorer le rendement obtenu jusque-là au moyen des moulins à vent et à eau. Inkster, qui possédait déjà un moulin à eau, devint président de la Steam Mill Company qui fit descendre en péniche les différentes parties d’un moulin à vapeur ; celui-ci devait être installé à Redwood (Kildonan Park) ainsi qu’une scierie attenante. Le moulin fut détruit par un incendie en 1860.

Il semble qu’Inkster ait été le premier maître de l’école créée en 1849 par les immigrants écossais de Kildonan. Il fréquentait la cathédrale St John et faisait office de marguillier. De 1850 à 1858, il fut juge du Lower District et juge de paix avec un salaire annuel de £5. En 1863, il devint vérificateur des comptes publics et travailla au sein de comités qui s’occupaient de la réglementation des importations d’alcool et du tracé des routes. Il s’occupait également d’affaires publiques telles que les services postaux et la construction et l’entretien des ponts. De 1857 à 1868 il assista à 54 réunions du Conseil d’Assiniboia dont il était membre. Il fut élu délégué anglophone à une assemblée convoquée par Louis Riel*, en novembre 1869, mais il ne put s’y rendre.

Il est intéressant de mentionner la maison imposante que John Inkster fit bâtir et dont il construisit lui-même en 1851 le soubassement en pierre. L’inondation de 1852 interrompit les travaux mais on les termina l’année suivante. Cette maison d’un étage, comprenant neuf pièces, fut construite en bois de chêne équarri qui venait de Baie-Saint-Paul (Man.) par flottage. À côté, un bâtiment beaucoup moins important tenait lieu de magasin et de bureau de poste. De nos jours, sa maison, Seven Oaks, est un musée.

Irene M. Spry

APC, FM 19, E7 (Papiers John Inkster), Account Books ; FM 19, E7, Papers.— PAM, John Inkster, Correspondence, 1860–1874 ; John Inkster, Papers, 1862–1873.— Surrogate Court for the Eastern Judicial District (Winnipeg), testament de John Inkster, 16 juill. 1874.— Begg’s Red River Journal (Morton), 165, 357, 396.— Canadian North-West (Oliver), I : passim.— J. W. Graham, Winnipeg architecture ; the Red River Settlement, 1851–1960 (Winnipeg, [1960]), 6.— W. J. Healy, Women of Red River ; being a book written down from the recollections of women surviving from the Red River era (Winnipeg, 1923), 46, 74, 86, 90–92, 95s., 200.— Martin Kavanagh, The Assiniboine basin ; a social study of the discovery, exploration and settlement of Manitoba (Brandon, Man., 1966), 197.

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Irene M. Spry, « INKSTER, JOHN », dans FR:UNDEF:public_citation_publication, vol. 10, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 21 déc. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/inkster_john_10F.html.

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Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1972
Année de la révision:   1972
Date de consultation:   21 décembre 2014