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LAMBLY, JOHN ROBERT, voilier et registraire, né le 25 janvier 1799 à Rochester, Angleterre, fils aîné du capitaine John Lambly, capitaine de port à Québec, et de Frances Richardson, décédé le 31 janvier 1863, à Leeds, Bas-Canada.

Les parents de John Robert Lambly s’étaient mariés à Québec, le 31 août 1797, et étaient allés s’établir à Rochester, avant de revenir à Québec, le 18 mai 1802. Malgré ses désirs d’être voilier, John Robert commença, à l’âge de 14 ans, des études de notariat. Les souhaits du jeune garçon furent finalement exaucés et, en 1816, il fut envoyé à Londres pour y faire son apprentissage de voilier. Les lettres écrites de Québec par son père contiennent de bons conseils à son fils : « écrire souvent en français, conserver un intérêt constant pour cette langue », fréquenter l’église et, surtout, lire la Bible et le Livre des prières. Selon toute apparence, John Robert termina son apprentissage au cours de l’automne de 1819 et revint à Québec au printemps de 1820. Un article paru dans la Gazette de Québec du 1er août 1820 et annonçant l’ouverture, le 12 juin 1820, d’une voilerie tenue par John Robert Lambly confirme qu’il se lança dans les affaires dès son retour d’Angleterre.

Lambly ne persévéra pas longtemps dans le métier de voilier. Il fut l’un des premiers colons du canton de Halifax, dans les Cantons de l’Est, où il s’établit, croit-on, en 1827. Il se peut qu’il n’ait pas apprécié autant qu’il l’avait pensé le métier de voilier. Il se peut également que la construction de la route Craig, reliant Québec à Richmond, l’ait encouragé à quitter Québec, d’autant plus que deux de ses futurs beaux-frères allaient s’établir dans cette région, sur la rive nord-est du lac William. Ces derniers s’installèrent avec leurs familles dans des clairières, comme le fit Lambly, qui épousa, le 23 avril 1828, Ann Mackie, de Québec. Sept enfants naquirent de cette union. La famille Lambly s’était donc établie dans la région avant que n’arrivent les Écossais d’Arran, en 1829.

Ann Lambly mourut le 30 mai 1843, et, le 15 janvier 1845, John Robert épousa Elizabeth Pierce Bailey, du canton d’Ireland, et ils eurent dix enfants. Entre temps, le gouvernement l’avait nommé, le 3 avril 1844, registraire du comté de Mégantic, et il avait déménagé avec sa famille à Leeds, où se trouvait le bureau du registraire. C’est ainsi qu’à 45 ans John Robert revenait à un métier s’apparentant à celui de notaire auquel il avait, semble-t-il, été quelque peu préparé auparavant.

Il fut registraire jusqu’en 1862, année où le siège du comté fut transféré à Inverness et où son fils William Harvard prit sa succession. John Robert fut aussi président de la Société d’agriculture du comté de Mégantic pendant de nombreuses années, ainsi que le premier maire de la municipalité de Mégantic, en 1854, et du canton de Leeds, en 1855.

Il semble que, dans le comté de Mégantic, le méthodisme wesleyen se soit manifesté pour la première fois, de manière organisée, dans le « circuit » de Leeds, où des prêches furent donnés dans différents endroits avant 1864. Robert Lambly fut un des prédicateurs locaux à Ireland, Saint-Ferdinand-d’Halifax (Halifax), Inverness et Saint-Sylvestre (Beaurivage) et il sillonna le comté pour le mouvement en faveur de la tempérance. En 1855, il devint grand worthy patriarch adjoint de la Society of Tempérance. Ses convictions religieuses se reflètent dans la carrière de ses enfants : deux de ses fils, Osborn Richardson et James Bankier, devinrent ministres et William Harvard acquit une réputation internationale comme défenseur de la prohibition.

John Robert Lambly mourut à Leeds, le 31 janvier 1863, après avoir contribué de façon remarquable au progrès du comté de Mégantic et des Cantons de l’Est.

Marion L. Phelps

ANQ-Q, État civil, Anglicans, Cathédral of the Holy Trinity (Québec), 23 avril 1828.— Archives privées, Harry Lambly (San Francisco), The Lamblys, lore and legend.— Christian Guardian (Toronto), 11 mars 1863.— Men of today in the Eastern Townships, V. E. Morrill, édit., E. G. Pierce, compil. (Sherbrooke, 1917), 22.— D. M. McKillop, Annals of Megantic County, Quebec (Lynn, Mass., 1902), 65.

Bibliographie générale

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Marion L. Phelps, « LAMBLY, JOHN ROBERT », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 9, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 16 sept. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/lambly_john_robert_9F.html.

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Auteur de l'article:   Marion L. Phelps
Titre de l'article:   LAMBLY, JOHN ROBERT
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 9
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1977
Année de la révision:   1977
Date de consultation:   16 septembre 2014