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O’NEILL, JAMES EDWARD (Tip), joueur de baseball et restaurateur, né le 25 mai 1858 à Woodstock, Haut-Canada, fils de James O’Neill, aubergiste, et de Mary Jeffrey ; décédé célibataire le 31 décembre 1915 à Montréal et inhumé le 3 janvier 1916 à Woodstock.

James Edward O’Neill débuta au baseball organisé dans sa ville natale. Il joignit les grandes ligues américaines en 1883 et y joua pendant une dizaine de saisons. Il signa d’abord comme lanceur pour les Giants de New York, de la National League. Il termina la première saison avec une fiche de 5 victoires et de 12 défaites. En 1884, il se retrouva avec les Browns de Saint Louis de l’American Association. Il lança au cours de 17 rencontres en conservant une fiche de 11 victoires et 4 défaites, et une moyenne de points mérités de 2,68. Cette saison fut sa dernière en tant que lanceur, car il joua aussi au champ extérieur à l’occasion de 61 parties.

De 1885 à 1891, O’Neill garda une moyenne au bâton supérieure à 0,300 à chacune de ces saisons. La moyenne de toute sa carrière est de 0,326. En 1887, l’American Association introduisit un nouveau règlement concernant les moyennes au bâton. Les buts sur balles comptaient comme un coup sûr, et le frappeur n’était retiré qu’à la quatrième prise. Ces changements ne furent en vigueur que durant cette saison-là. O’Neill en profita pour établir un record, qui tient toujours, avec une moyenne de 0,492. Cependant, si l’on élimine les buts sur balles, sa moyenne descend à 0,435, soit la deuxième de tous les temps. Son surnom de « Tip » lui fut donné, selon un de ses coéquipiers de Saint Louis, Tom Loftus, « parce qu’il avait l’air d’effleurer simplement la balle lorsqu’il était au bâton. Avec sa stature de géant, il se tenait au marbre droit comme une flèche, semblait projeter son bâton et la balle [partait] comme un éclair. »

La saison de 1887 s’avéra exceptionnelle pour O’Neill. Il dominait sa ligue pour les points comptés, les coups sûrs, les doubles et les coups de circuit, et, évidemment, sa moyenne au bâton. En 1888, il remporta le championnat des frappeurs avec une moyenne de 0,335. Il aida son équipe à l’emporter dans quatre championnats consécutifs de la ligue entre 1885 et 1888. On organisa une série mondiale entre 1884 et 1890 en vue de déterminer quelle ligue, de l’American Association ou de la National League, était la meilleure. Saint Louis l’emporta sur les White Stockings de Chicago par quatre victoires contre deux en 1886, annula la série de 1885 contre Chicago (trois victoires, trois défaites et une partie nulle), et perdit les deux autres séries contre les Wolverines de Detroit en 1887 (cinq victoires et dix défaites), puis en 1888 contre les Giants de New York (quatre victoires et six défaites).

En 1890, O’Neill signa un contrat avec les Pirates de Chicago de la Players’ League. Cette ligue avait été créée par les joueurs qui s’élevaient contre les propriétaires des deux ligues majeures du temps. La Players’ League ne dura qu’une saison. O’Neill retourna avec les Browns de Saint Louis pour la saison de 1891. L’American Association se saborda au début de la saison de 1892. O’Neill passa alors aux Reds de Cincinnati, de la National League, et il prit sa retraite à la fin de cette saison.

Quelques années plus tard, O’Neill se trouvait à Montréal, où il aida à mettre sur pied les Royaux en 1898. Son frère George A. fut le président de cette équipe professionnelle de l’Eastern League à ses débuts. Tip continua de s’occuper de baseball à Montréal en agissant à titre d’arbitre ou en jouant au sein d’équipes comme les Montreal Reserves de la Ligue de baseball canadienne en 1907. O’Neill s’intéressa aussi aux affaires. À la mort de son frère en 1909, il devint propriétaire du Hoffman Café, rue Notre-Dame. Le 31 décembre 1915, il mourut d’une crise cardiaque en descendant d’un tramway au coin des rues de Bleury et Sainte-Catherine.

James Edward O’Neill détient un record du baseball majeur qui est plus ou moins reconnu, soit la meilleure moyenne au bâton au cours d’une saison. Malgré cela, il n’a jamais été cité au temple américain de la renommée du baseball, le National Baseball Hall of Fame and Museum, à Cooperstown. Il a été élu au Temple de la renommée du baseball canadien et musée en 1983 et au Temple de la renommée des sports du Canada en 1994.

Michel Vigneault

AO, F 977, St Mary’s Roman Catholic Church Cemetery (Woodstock, Ontario), sect. A, lots N35, Q30 ; RG 22-317, reg.5 : 342–343.— Daily Sentinel-Review (Woodstock), 3 janv. 1916.— Montreal Daily Star, 17 nov. 1904, 28 janv. 1907.— La Presse, 3 janv. 1916.— Toronto Star, 12 janv. 1994 : A 18.— Annuaire, Montréal, 1905–1910.— Total baseball, John Thorn et al., édit. (3e éd., New York, 1993).

Bibliographie générale

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Michel Vigneault, « O’NEILL, JAMES EDWARD », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 14, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 22 déc. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/o_neill_james_edward_14F.html.

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Auteur de l'article:   Michel Vigneault
Titre de l'article:   O’NEILL, JAMES EDWARD
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 14
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1998
Année de la révision:   1998
Date de consultation:   22 décembre 2014