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OGENHERATARIHIENS (on trouve aussi Ogeratarihen (Cendre Chaude ou Poudre Chaude, en iroquois), Garonhiagué (Au-Ciel ou Céleste), Garohiaé), baptisé Louis, chef onneiout, d’après La Potherie [Le Roy*], capitaine agnier, d’après le père de Charlevoix*, né vers 1646 et tué en 1687.

Charlevoix et La Potherie ont prétendu qu’il avait été l’un des bourreaux du père de Brébeuf. Cendre Chaude est né trop tard pour qu’il ait pu en être ainsi.

Dans son village, Ogenheratarihiens avait épousé Marie Garhio (Garhi), une Indienne. En 1676, avec elle et toute sa famille, Cendre Chaude reçut le baptême à la mission Saint-François-Xavier du saut Saint-Louis, déménagée de la Prairie-de-la-Magdelaine. Il fut bientôt choisi comme quatrième chef du village et, pas plus tard qu’en 1683, il en devint le premier.

Grand orateur, Cendre Chaude lutta efficacement, à la mission, contre la luxure et l’ivrognerie. Il gagna un bon nombre d’Onneiouts à sa cause et étendit son influence jusqu’aux Cinq-Nations. En 1677, par exemple, il se joignit au beau-frère de Kateri Tekakouitha et à un Huron de Lorette pour une tournée apostolique chez les Agniers. Cette même année, il emmena Kateri de Gandaouagué (Fonda, N.Y.) à la mission Saint-François-Xavier.

En 1683, comme chef, il se déclara solidaire des Français alors qu’il fut question de guerre avec les Iroquois païens. Il alla même en ambassade chez l’ennemi. Par après, les Onneiouts l’invitèrent à aller gouverner leur canton et cela, sans renoncer à sa foi. Pour rester bon chrétien, il préféra demeurer à Saint-François-Xavier.

En 1684, contrairement aux autres chefs chrétiens, Cendre Chaude refusa de faire partie de l’expédition du gouverneur Le Febvre de La Barre à La Famine. Quand le gouverneur de Brisay* de Denonville prit les rênes du gouvernement, Cendre Chaude fut des premiers à se ranger sous son autorité. Dans sa campagne contre les Tsonnontouans, le 14 juillet 1687, Cendre Chaude et deux autres Iroquois chrétiens furent tués. « Peu de Missionnaires, écrivait le père de Charlevoix, ont gagné à Dieu autant d’Infidèles, que lui. »

Henri Béchard

La Potherie, Histoire, I : 347, 349s, 355.— Charlevoix, Histoire de la N.-F., I.— JR (Thwaites), LXI : 56–60 ; LXIII : 196.— Positio super virtutibus servae Dei, Catherinae Tekakwitha (Rome, 1940).— The Positio on the virtues of the servant of God, Katharine Tekakwitha (New York, 1940).— E. G. Devine, Historic Caughnawaga [...] (Montréal, 1922).— Eccles, Frontenac, 157–172, 181–185.— Lanctot, Histoire du Canada, II : 117–119, 138–140.

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Henri Béchard, « OGENHERATARIHIENS », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 29 juill. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/ogenheratarihiens_1F.html.

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Auteur de l'article:   Henri Béchard
Titre de l'article:   OGENHERATARIHIENS
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1966
Année de la révision:   1966
Date de consultation:   29 juillet 2014