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PORTER, JAMES, pasteur congrégationaliste et éducateur, né à Highgate, à Londres, le 16 mai 1812, décédé à Toronto, Ont., le 18 avril 1874.

James Porter fit ses études à Londres à University College et à Coward Theological School où il termina en 1836. La même année, il épousa Agnes Dryden dont il eut plusieurs enfants et il devint pasteur de l’Église indépendante (congrégationaliste) et servit tour à tour dans le Lancashire, le Dorsetshire et le Devonshire.

En 1843, le docteur Henry Wilkes*, de Montréal, directeur des missions du Canada-Est et du Canada-Ouest pour le compte de la Colonial Missionary Society (qui devint plus tard la Commonwealth Missionary Society), le fit venir à Sheffield, dans la plus vieille église de cette société au Nouveau-Brunswick. Après avoir passé neuf ans à Sheffield, il devint surintendant de l’Éducation pour la colonie. Un an et demi plus tard, en 1853, il quitta ce poste et fonda à Saint-Jean un journal, le Saint John Free Press. Lorsque celui-ci eut fait faillite en 1854, il se remit à prêcher, à faire des conférences et à écrire, tout particulièrement en faveur de la cause de la tempérance. Il fut pendant six mois pasteur intérimaire à l’église congrégationaliste de Windsor (Canada-Ouest), puis revint à Saint-Jean et hésita à nouveau entre le ministère et le travail séculier. En 1857, il fut appelé par l’église congrégationaliste de London (Canada-Ouest) et il alla s’y installer avec sa famille. Un an plus tard, en juin 1858, il succéda à George Anthony Barber au poste de surintendant des écoles publiques de la ville de Toronto. En tant que surintendant (fonctionnaire qu’on désigna plus tard sous le titre d’inspecteur), Porter devait examiner la candidature des professeurs éventuels, nommer et surveiller les maîtres. En outre, il devait superviser les programmes des écoles et décider de la construction et de l’entretien de celles-ci. Il conserva ce poste jusqu’à sa mort 16 ans plus tard et vit les effectifs placés sous sa surveillance passer de 35 professeurs et 2 500 élèves à 65 professeurs et 8 500 élèves. On apporta de nombreuses innovations aux programmes où furent introduits en particulier la musique, le dessin, la préparation militaire et les cours du soir. Il resta pasteur de l’Église congrégationaliste, célébrant le culte à l’église Zion de Toronto et à l’église Bond Street.

C’était un lettré fervent, à l’esprit « sain et juste », plein de délicatesse à l’égard de ses professeurs et de leur tâche et ayant une grande considération pour les responsabilités inhérentes à la fonction publique. Il s’attira l’estime et le respect de tous. Dans son éloge funèbre lui est rendu ce bel hommage : « C’était un lettré, un chrétien et un gentilhomme. »

Earl B. Eddy

Canadian Independent (London ; Toronto), XX (1874) : 352–354.— Harbinger (Montréal), II (1842) : 181.— Annual report of the inspector of public schools of the city of Toronto, 18711874.— Annual report of the local superintendent of the public schools of the city of Toronto, 18591870.— Middleton, Municipality of Toronto, I : 541–543.

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Earl B. Eddy, « PORTER, JAMES », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 31 juill. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/porter_james_10F.html.

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Auteur de l'article:   Earl B. Eddy
Titre de l'article:   PORTER, JAMES
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1972
Année de la révision:   1972
Date de consultation:   31 juillet 2014