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PRINGLE, WILLIAM ALLEN, instituteur, fermier, apiculteur, libre penseur et pamphlétaire, né le 1er avril 1841 dans le canton de Richmond, Haut-Canada, second fils de Lockwood Pringle et de Sarah McNeill (McNeal) ; en 1869, il épousa Grace Agnes Pratt (décédée en 1872), puis le 2 juillet 1873 Emma Grace McLeod, et ils eurent une fille, Grace ; décédé le 22 juillet 1896 à Selby, Ontario.

William Allen Pringle (qui ne porta jamais que son second prénom) venait d’une famille réputée ; ses ancêtres, loyalistes, avaient servi dans les King’s Rangers avant de s’établir dans le Haut-Canada, près de Cataraqui (Kingston). Lockwood Pringle, comme bon nombre de ses aïeux, était fermier mais travaillait aussi pour l’Église ; autorisé à prêcher, il exerça cette fonction durant les années 1860 dans la région de Selby à titre de laïque méthodiste. Les Pringle s’intéressaient vivement à l’éducation, et Allen fréquenta l’école publique jusqu’à ce qu’il se qualifie comme instituteur à l’âge de 15 ans ; il exerça ce métier durant cinq ans. La tradition familiale rapporte que vers 1865 il se rendit à Hamilton où il entreprit des études de médecine, mais il ne les termina jamais. C’est dans cette ville qu’il fit la connaissance de celle qui allait devenir sa première femme, Grace Agnes Pratt, et qu’il se maria. Peut-être est-ce là aussi qu’il entra en contact avec les idées et les convictions qui allaient l’éloigner du méthodisme de son père et l’amener à entrer dans le mouvement de la libre pensée, auquel il allait consacrer une bonne partie de sa vie d’adulte.

En 1868, pendant qu’il vivait encore à Hamilton, Pringle acheta un bout de terre sur la bordure est de Selby, mais trois ans plus tard il était à la tête de la ferme paternelle, dans le canton de Richmond, du côté ouest du village. Il cultiverait cette propriété durant 25 ans. Quoique son exploitation ait été diversifiée, il était connu surtout en qualité d’apiculteur. Dès 1871, il militait au Richmond Farmers’ Club, dont il était secrétaire, et il participa par la suite à la fondation de la Bee-Keepers’ Association of Ontario. En 1893, il dirigea la section d’apiculture de l’Ontario à l’Exposition universelle de Chicago.

Quand, en 1885, David Allanson Jones* lança le Canadian Bee Journal à Beeton, en Ontario, Pringle en devint un correspondant assidu. Dans ce journal agricole, comme dans d’autres, il fit la démonstration de ses vastes connaissances pratiques en matière d’apiculture ; il y abordait différents sujets, tels les ruches, les essaims, les hausses, les reines, les ouvrières, les faux bourdons ainsi que les marchés. Il se servait à l’occasion de la tribune que lui offraient ces journaux pour propager sa foi en la théorie évolutionniste de Charles Darwin, « le plus grand de tous les naturalistes morts ou vivants que le monde ait jamais produit ». Tant dans ses écrits qu’à titre de président de la Bee-Keepers’ Association of Ontario, où il remplit deux mandats successifs (1890 et 1891), il fit, avec succès, une vigoureuse campagne pour faire adopter une loi afin d’enrayer la propagation de la loque qui menaçait les ruchers de l’Ontario. Pringle avait un tempérament de polémiste, et ses écrits lui valurent souvent des répliques cinglantes. Quand il émit l’opinion, fort répandue au xixe siècle, que « l’homme a ses aptitudes ; la femme a les siennes », une certaine Maud Morris rétorqua que c’étaient là les vues d’un « phrénologue de troisième ordre ». Pour Pringle, l’apiculture et la controverse allaient de pair, et il écrivait : « On dit proverbialement que les apiculteurs sont pour la plupart des enthousiastes, et l’enthousiasme pour presque n’importe quel sujet mène à l’extrémisme de la pensée et de la spéculation comme un canard se dirige tout naturellement vers l’étang. »

La participation de Pringle aux associations et aux politiques agricoles s’intensifia dans les années 1890, soit au moment où, sous l’impulsion des Patrons of Industry [V. Caleb Alvord Mallory*], bon nombre de fermiers entraient en politique active. Dans la controverse à propos du rôle qu’ils devaient jouer en politique, Pringle penchait plutôt en faveur de ceux qui en étaient venus à douter que les libéraux et les conservateurs veuillent représenter fidèlement leurs intérêts. Les fermiers, affirmait-il, devaient voter pour des fermiers et, sans être membre des Patrons of Industry, il défendait ce regroupement contre ceux qui prétendaient que les agriculteurs n’avaient pas besoin d’une représentation directe. « Quelles que soient les erreurs que les Patrons ont pu commettre, écrivait-il le 1er mars 1895 dans le Napanee Express, et quelles que soient les erreurs de certains de leurs publicistes et porte-parole [...] leur programme est, dans l’ensemble, très bon, tout comme leurs objectifs, [qui sont de] combattre l’oppression et la corruption du gouvernement. » Sa rhétorique était celle du radicalisme agrarien et urbain de la fin du xixe siècle, car l’ennemi, pour lui, c’étaient « les monopoles, les cartels, les trafiqueurs, les protectionnistes ». Ces vues l’amenèrent, pendant la campagne électorale fédérale de 1896, à presser les électeurs de Lennox de rejeter sir Charles Tupper* et les conservateurs en faveur du candidat des libéraux et des Patrons of Industry, Edmund Switzer. « Vous savez, insistait-il, que je ne suis pas un politicailleur ni un manipulateur. Vous savez que je n’ai jamais cherché à me placer les pieds – que je ne prêche pas pour ma paroisse – que je n’ai aucun intérêt personnel particulier à vous tromper – que mon intérêt de producteur, de travailleur, de citoyen est [identique à] vos intérêts. » Comme il mourut avant le dépouillement du scrutin, il n’assista pas à la débâcle politique des Patrons et ne put, non plus, célébrer la victoire des libéraux de Wilfrid Laurier*.

Que Pringle ait terminé sa carrière en appuyant le mouvement politique des Patrons of Industry était passablement logique car, toute sa vie, il avait soutenu des idées non conventionnelles, voire radicales. Cependant, son anticonformisme se manifestait bien plus en matière de religion que de politique. C’était une espèce de philosophe de village qui, à compter des années 1870, et durant près de 20 ans, contribua de manière décisive à répandre les idées du mouvement de la libre pensée. Il joua son rôle avec entrain, pugnacité et une acuité intellectuelle remarquable. En 1875, Thomas Phillips Thompson*, journaliste radical de Toronto, écrivait que Pringle était « fermier de son métier [mais qu’il avait] plutôt l’allure d’un membre des professions libérales ou d’un homme d’affaires ». Il le décrivait ainsi : « C’est un homme grand, droit, beau [...] de belle prestance [qui] a l’air d’un intellectuel. Il a des manières franches et ouvertes. »

Il est difficile de retracer dans le détail les origines et les activités du mouvement canadien de la libre pensée. On sait cependant que les Canadiens anglais, comme leurs contemporains britanniques et américains, furent influencés et perturbés par les nouvelles thèses scientifiques de Darwin et par la réévaluation de l’autorité de la Bible que la critique des sources entraînait. « Pour répondre à l’épineuse question de l’origine de l’homme sur la terre, écrivait Pringle dans le Napanee Express en 1877, il y a la solution scientifique et l’explication théologique, deux théories aussi éloignées l’une de l’autre que possible. » Cet énoncé définissait la controverse, et nombre de ceux qui penchaient pour « la solution scientifique » adoptèrent une forme ou une autre d’hétérodoxie religieuse – par exemple, le spiritualisme, la théosophie, le christianisme libéral ou l’humanisme laïque. La libre pensée (ou rationalisme) fut l’une des réactions importantes à ce que l’on appelle communément la « crise victorienne de la foi ».

Fondée en 1873, la Toronto Free Thought Association fut l’un des premiers regroupements de rationalistes, et le noyau de la Canadian Secular Union, formée quatre ans plus tard pour réunir les rationalistes des diverses régions du pays. Parmi les premiers membres de l’organisme, on trouvait des réformateurs du travail, tels Alfred F. Jury* et Thomas Phillips Thompson, à Toronto, ainsi que Robert Chamblet Adams, leader du Pioneer Free Thought Club de Montréal. En 1888, parut pour la première fois, à Toronto, le magazine Secular Thought, dont le rédacteur en chef était Charles Watts. Fraîchement arrivé au pays, il avait été associé au célèbre agnostique anglais Charles Bradlaugh. Quand il retourna en Angleterre, en 1891, l’imprimeur et éditeur torontois James Spencer Ellis lui succéda ; il occuperait le poste de rédacteur en chef jusqu’à ce que la publication disparaisse, à la veille de la Première Guerre mondiale. Comme beaucoup d’autres organisations canadiennes-anglaises de la fin du xixe siècle – instituts d’artisans, sociétés de tempérance, clubs en faveur de l’impôt unique ou clubs inspirés par Edward Bellamy – les sociétés rationalistes faisaient à la fois de l’éducation et de l’agitation. Leurs réunions régulières apportaient une nourriture intellectuelle et sociale aux gens du peuple qui cherchaient à se perfectionner et, peut-être, à se faire connaître. Les membres de ces groupes étaient rarement des représentants identifiables des élites cultivées. C’étaient même ces élites, celles des Églises et des universités, ou celles de mouvements comme l’Impérial Federation League, qui étaient la cible du radicalisme (religieux et politique) de bon nombre de ces organisations.

Comme son nom l’indique, le mouvement de la libre pensée se composait de gens qui estimaient que la science avait réduit à néant les prétentions de la religion et que seule la raison pouvait expliquer la vie et fournir les moyens de faire progresser la société. La plus immédiate des conséquences pratiques de cette conviction était la séparation entre l’Église et l’État, et le fait que des principes laïques devaient guider la vie civile. Ces principes pouvaient se résumer en un humanisme selon lequel toutes les religions, de par leurs prétentions surnaturelles, étaient égales – voire également fausses. On devait maintenir les codes d’éthique communs à la plupart des religions, mais sur la base de justifications scientifiques plutôt que surnaturelles. On réalisait son salut ici-bas, non après la mort, et par des œuvres, non par la foi. The pithy creed of rationalism, composé par Adams, résume fort bien cette pensée :

Jehovah est au même rang que Jupiter
            La Bible est de la littérature hébraïque
            Confucius, Jésus, tous deux étaient des hommes
            Il y a un avenir au delà de notre vue.
            N’attendez pas de miracle
            Cherchez de chaque effet la cause naturelle.
            De l’homme sont issus tous les dieux et les credos
            N’attendez le salut que de vos actes.

Sous bien des rapports, Pringle était le représentant typique des autodidactes qui formaient le cœur du mouvement rationaliste. Le fait que son champ d’action ait été une petite localité n’était pas non plus tellement inhabituel. Disséminés dans le sud de l’Ontario et du Québec, les groupes de libres penseurs comptaient des partisans dans les petites villes comme dans les grandes. Comme d’autres groupes, ils diffusaient leurs doctrines par des journaux, des débats publics, des assemblées en plein air et autres manifestations qui, tels les congrès éducatifs de Chautauqua, dans l’état de New York, instruisaient tout en délassant. Le débat public au cours duquel Pringle se fit connaître donne une idée de la nature de la doctrine rationaliste et de son mode de diffusion.

À l’automne de 1874, Pringle et quelques-uns de ses associés invitèrent le célèbre conférencier libre penseur américain Benjamin Franklin Underwood à prononcer une série d’allocutions à l’hôtel de ville de Napanee. Underwood accepta, mais à l’annonce des thèmes de ses conférences – « Évolution versus création », entre autres – des gens exercèrent de fortes pressions sur le conseil municipal pour faire annuler l’autorisation de se servir de l’hôtel de ville. Ils eurent gain de cause, et Pringle dut trouver une autre salle, où un auditoire nombreux et enthousiaste, semble-t-il, alla entendre Underwood.

Pringle n’était pas disposé pour autant à laisser les choses ainsi, car selon lui (ce qui n’est guère surprenant) le conseil de Napanee, en revenant sur sa décision, avait rompu son contrat et porté atteinte aux libertés civiles. Il lui intenta donc une poursuite pour rupture de contrat qui se révéla à la fois coûteuse et décevante. En effet, le jugement que rendit finalement la Cour du banc de la reine de l’Ontario, en 1878, confirma les pires craintes des rationalistes. Le jugement affirmait qu’il n’y avait pas eu rupture de contrat puisque le groupe de Pringle avait eu l’intention de se servir de la salle à des fins illicites, soit attaquer le christianisme, qui faisait partie des lois du Canada. Comme Underwood avait pu prendre la parole ailleurs, faisait valoir le juge, la liberté d’expression n’avait pas été brimée. Cette décision ne fit que convaincre Pringle qu’il fallait intensifier la lutte en faveur d’une société laïque.

Pringle n’avait d’ailleurs pas attendu le jugement pour continuer sa campagne. En juillet 1875, Underwood retourna à Napanee pour quatre soirées consécutives de débat avec le révérend John Marples, ministre presbytérien de Bracebridge. Encore une fois, l’événement, où l’on discuta du darwinisme et de la création, de la raison et de la révélation, de l’humanité et de la divinité de Jésus, attira une foule de partisans des deux camps. Ce fut la cause du révérend qui fut le plus acclamée, mais les rationalistes ne se tirèrent sûrement pas mal d’affaire.

La joute se poursuivit à Toronto où, en octobre, Underwood et Marples s’affrontèrent de nouveau. Encore une fois, les auditoires furent nombreux et expressifs ; cette fois, les débats étaient présidés par un éventail de pasteurs de tendance libérale parmi lesquels se trouvait le révérend Daniel James Macdonnell, qu’on allait bientôt accuser d’hérésie à cause de ses positions sur la Confession de Westminster. D’autres événements suivirent la fructueuse visite d’Underwood. Celui dont on parla le plus fut, en 1880, la tournée du colonel Robert Green Ingersoll qui, en raison de son éloquence et de son sens du théâtre, était sûrement la vedette du mouvement américain de la libre pensée au xixe siècle. Son passage à Toronto, où il donna des conférences devant des salles combles sur ses sujets habituels – « les Dieux », « Erreurs de Moïse » et « Pourquoi je suis agnostique », suscita un mouvement d’opposition. Selon Pringle, « de pieux évangélistes » se mirent en bordure des rues qui menaient à la Grand Opera House, où Ingersoll devait prendre la parole, afin de distribuer un « manifeste de propagande sur les Évangiles » intitulé « A warning against the fallacies of Ingersoll ». L’archevêque catholique John Joseph Lynch* interdit à ses diocésains d’assister aux réunions des libres penseurs et fit même appel à la force policière de Toronto pour tenter de retrouver les indociles. « La position du clergé est des plus inconfortables en ce moment », nota Goldwin Smith* dans son journal, le Bystander. En quittant Toronto, le colonel Ingersoll se rendit à Montréal, à Ottawa, à Belleville et à Napanee, où l’apiculteur le plus en vue de l’endroit, Pringle, dut sans doute l’accueillir chaleureusement.

Furieux, et probablement enchanté aussi, de l’offensive du clergé contre Ingersoll, Pringle se mit à rédiger une longue réplique, qui parut sous le titre de Ingersoll in Canada [...] et qui révélait tant ses talents de polémiste que sa vaste connaissance des écrits rationalistes, de l’argumentation théologique et de la science populaire. Son message était simple et direct : la science darwinienne avait miné les enseignements traditionnels de la théologie, ce qui privait le christianisme de toute prétention convaincante à la vérité. « Retirez-en cette théologie désuète, soulignait-il, et il ne reste plus, dans le christianisme, rien dont il vaille la peine de parler, car la moralité que contient le christianisme ne lui appartient pas de droit. Elle est païenne [...] Il n’y a dans la Bible aucun précepte moral qui n’ait été enseigné avant que ce livre ne soit écrit. » Pringle croyait non seulement avoir écrasé les chrétiens qui s’appuyaient sur la tradition biblique, mais avoir circonvenu les modernistes qui avaient commencé d’affirmer que l’éthique, et non la théologie, était l’essence du christianisme.

Comme le journal méthodiste Christian Guardian avait dénoncé Ingersoll in Canada et refusé de publier une réplique de Pringle, celui-ci poursuivit la lutte en écrivant « Design » in nature [...]. Cette fois, il s’attaquait à l’argument du théologien anglais William Paley selon lequel on pouvait déduire l’existence de Dieu de l’évidence d’un dessein dans la nature. Non pas, affirmait le darwinien de Selby : « À partir des organismes inférieurs – les monères, qui sont de simples grains protoplasmiques de mucus ou de limon – jusqu’à l’homme, l’ascension est si graduelle qu’elle est quasi imperceptible, ce qui exclut une fois pour toutes l’idée de création spéciale ou de dessein. » Selon lui, le naturalisme scientifique avait balayé toutes les formes de surnaturalisme.

Ces écrits démontrent avec quel zèle Pringle était prêt à défendre la cause rationaliste et combien il aimait les joutes intellectuelles, auxquelles il préférait se livrer par écrit, car il y était plus convaincant que sur les tribunes. En outre, ses brochures firent de lui l’un des chefs de file du mouvement canadien de la libre pensée. En 1882, il manifesta une connaissance étonnante de la controverse politique et religieuse qui régnait en Grande-Bretagne en publiant The Mail’s theology [...], où il défendait Bradlaugh contre l’attaque d’un journal torontois. Neuf ans plus tard, dans Bibles and religions out versus in the public schools, il argumenta avec force pour qu’on élimine l’enseignement religieux des écoles publiques. Enfin, en 1894, dans True religion versus creeds and dogmas [...], il démontra avec arguments à l’appui que le monde s’acheminait vers l’acceptation d’un credo humaniste supérieur à tous les dogmes religieux. Comme il l’écrivait (après avoir assisté en 1893 à l’Exposition universelle de Chicago, où il avait sans doute vu le Parlement des religions et son concurrent, le Congrès de l’évolution), les hommes pratiqueraient bientôt une « religion fondée sur des actes au lieu de souscrire à des credos ». En 1896, la Canadian Secular Union reconnut sa contribution à la cause de la libre pensée en l’élisant président. Il n’exerça cette fonction que peu de temps, car il mourut de pneumonie en juillet.

Jusque dans la mort, William Allen Pringle suscita la controverse. Le Napanee Beaver rapporta qu’après l’oraison funèbre, prononcée par James Spencer Ellis du Secular Thought, la chorale de l’église anglicane avait chanté Nearer My God to Thee. Cette déclaration amena le révérend Arthur Jarvis, rector de St Margaret, à nier publiquement, et avec force, que la chorale de son église avait chanté aux obsèques de cet « agnostique déclaré ». Qu’il fût redevenu limon ou monté en quelque paradis rationaliste, Pringle aurait sûrement été heureux de constater que sa mort, comme sa vie, avait causé un scandale dans la chrétienté canadienne.

Ramsay Cook

William Allen Pringle est l’auteur de : Ingersoll in Canada : a reply to Wendling, Archbishop Lynch, Bystander, and others (Toronto, 1880 ; 2e éd., 1880) ; « Design » in nature : replies to the Christian Guardian and Christian Advocate (Toronto, 1881) ; The Mail’s theology : being a reply to the Saturday sermons of the Toronto Mail, including a vindication of Chas. Bradlaugh, M.P., against the Mail’s aspersions (Napanee, Ontario, 1882) ; et Bibles and religions out versus in the public schools (Toronto, 1891). Un débat auquel il a participé a été publié sous le titre de True religion versus creeds and dogmas ; a discussion between two clergymen, a layman and Allen Pringle (Toronto, 1894). Enfin « The inauguration of Free Thought lectures in Canada in 1874 » a paru à titre posthume dans Secular Thought (Toronto), 34 (1908) : 33–36.

AN, MG 29, D61.— Pringle v. Town of Napanee, Upper Canada Queen’s Bench Reports (Toronto), 43 (1878) : 285–306.— Canadian Bee Journal (Beeton, Ontario, etc.), 3 févr. 1886, 8 févr. 1888, 1er, 15 juin 1892.— Christian Guardian, 14 avril 1880, 16 mars 1881.— Evening Telegram (Toronto), 16 avril 1880.— Napanee Beaver, 22 mars 1895, 31 juill., 14 août 1896.— Napanee Express, 9 nov. 1877, 1er mars 1895, 22 mai, 19 juin 1896.— National (Toronto), 19 nov. 1874, 15, 22, 25, 29 juill., 7 oct. 1875.— Toronto Daily Mail, 18 mars 1881.— Week, 18, 25 déc. 1884.— R. C. Adams, Pioneer pith ; the gist of lectures on rationalism (New York, 1889).— Cook, Regenerators.— S. P. Putnam, 400 years of freethought (New York, 1894).

Bibliographie générale

Comment écrire la référence bibliographique de cette biographie

Ramsay Cook, « PRINGLE, WILLIAM ALLEN », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 12, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 3 sept. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/pringle_william_allen_12F.html.

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Auteur de l'article:   Ramsay Cook
Titre de l'article:   PRINGLE, WILLIAM ALLEN
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 12
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1990
Année de la révision:   1990
Date de consultation:   3 septembre 2014