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REGNARD DUPLESSIS, MARIE-ANDRÉE – Volume III (1741-1770)

décédée à l’Hôtel-Dieu de Québec le 23 janvier 1760

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DUBREUIL, VICTOR, ferblantier, couvreur, dirigeant syndical et fonctionnaire, né le 14 octobre 1859 à Montréal ; décédé le 14 mars 1916 à Ottawa.

Victor Dubreuil s’engage très tôt dans l’action syndicale à Montréal. Excellent orateur, il compte parmi les fondateurs de l’Union des plombiers, probablement en 1889. Celle-ci comprend alors, semble-t-il, des ferblantiers couvreurs, les frontières entre les deux métiers n’étant pas encore bien définies. Dubreuil est délégué par son syndicat aux réunions du Conseil central des métiers et du travail de Montréal, dont il devient secrétaire en 1892, puis président deux ans plus tard. Cet organisme, qui coiffe les syndicats montréalais, joue à l’époque un rôle de premier plan en acheminant les revendications ouvrières vers le conseil municipal de la ville de Montréal et le gouvernement provincial. À titre de président, Dubreuil représente en 1894 le conseil central à la réunion annuelle du Congrès des métiers et du travail du Canada, où sont votées des propositions soumises par la suite aux gouvernements fédéral et provinciaux afin d’améliorer la condition ouvrière.

Dubreuil se fait surtout connaître comme défenseur des Chevaliers du travail, organisation syndicale dont il devient un des principaux dirigeants à la fin du xixe siècle. Sa présence à la direction des Chevaliers du travail survient à un moment où l’ordre connaît un déclin dans la métropole et au Canada ; ses effectifs s’effritent et l’assemblée de district coupe ses liens avec l’ordre aux États-Unis en 1896. À Montréal, les Chevaliers du travail subissent les attaques des syndicats internationaux, qui connaissent une forte progression à la fin du siècle et qui aspirent à dominer le mouvement syndical. Pour se défaire de l’influence des chevaliers, ils fondent en 1897 un conseil central rival du Conseil central des métiers et du travail de Montréal, le Conseil fédéré des métiers et du travail de Montréal. À partir de 1899, ils tentent également d’exclure les chevaliers du Congrès des métiers et du travail du Canada. Dubreuil est présent au congrès de 1900 comme délégué de l’assemblée de district de Montréal. Mais, en 1902, l’exclusion des chevaliers est chose faite.

À la fin du xixe siècle, un mouvement se crée parmi les dirigeants syndicaux montréalais en vue de présenter des candidats ouvriers et de fonder un parti ouvrier. Mais la direction du Conseil central des métiers et du travail de Montréal manifeste peu d’enthousiasme face à cette idée. À la veille des élections fédérales, au cours d’une assemblée de consultation en octobre 1900, Dubreuil n’émet que des réserves, en alléguant surtout un manque de fonds. Deux semaines plus tard, il est du nombre des orateurs qui donnent leur appui à la candidature de Joseph-Israël Tarte* du Parti libéral dans la circonscription ouvrière de Sainte-Marie, à Montréal.

À peu près au même moment, Dubreuil est engagé comme correspondant montréalais de la Gazette du travail, publication mensuelle du département fédéral du Travail qui vient d’être créé [V. Henry Albert Harper*]. Dubreuil combine alors cette tâche avec celle de surintendant des incinérateurs de la ville de Montréal, qu’il occupe depuis quelques années. En février 1901, il abandonne cette dernière fonction pour devenir agent d’équité salariale à temps plein au département du Travail, où il retrouve le syndicaliste Daniel John O’Donoghue*. Il doit alors déménager ses pénates à Ottawa. Un peu plus tard, il est aussi affecté comme conciliateur à l’occasion de certaines grèves. Ce sont les tâches qui l’occupent jusqu’à son décès en 1916.

Fait assez rare pour un fils de milieu ouvrier, Victor Dubreuil connaît beaucoup de succès à Montréal à titre de comédien amateur. Mettant à profit ses talents oratoires, il interprète, selon un journaliste, « de facon inimitable [...] les rôles les plus difficiles des drames et des comédies les plus recherchées du répertoire français ». Victor Dubreuil était marié et père d’au moins six enfants.

Jacques Rouillard

Le Monde ouvrier (Montréal), 18 mars 1916.— Montreal Daily Herald, 1er sept. 1894.— La Presse, 17 oct. 1900, 15, 16 mars 1916.— Canada, Parl., Doc. de la session, 1904, no 30 ; 1916, no 30.— La Gazette du travail (Ottawa), 16 (1915–1916) : 1035.— Jacques Rouillard, les Syndicats nationaux au Québec, de 1900 à 1930 (Québec, 1979), 67s., 148.

Bibliographie générale

FR:Citations

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Author of Article:   Jacques Rouillard
Title of Article:   DUBREUIL, VICTOR
Publication Name:   FR:UNDEF:public_citation_publication, vol. 14
Publication Details:   FR:UNDEF:public_citation_publisher, 1998
Year of publication:   1998
Year of revision:   1998
Access Date:   23 janvier 2021