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MURRAY, ALEXANDER, officier, né probablement vers 1715 à Cringletie, dans le Peeblesshire, en Écosse, fils aîné d’Alexander Murray ; sa femme Marianne, qu’il épousa en 1749, lui donna trois enfants, dont le plus jeune s’appelait James Wolfe Murray. Il décéda le 19 mars 1762 à la Martinique.

Alexander Murray fut nommé enseigne dans le 17e régiment d’infanterie le 17 juillet 1739 et fut promu lieutenant dans le 6e régiment d’infanterie le 19 janvier 1740. Il se joignit au 45e régiment d’infanterie le 19 avril 1742 en tant que capitaine et fit partie du régiment qui débarqua à Gibraltar le 17 juin pour y tenir garnison.

Murray suivit son régiment à Louisbourg, île du Cap-Breton, en avril 1746. Quand celui-ci fut muté à Halifax en juillet 1749, il se trouvait en Angleterre mais dès le mois de décembre, il l’avait rejoint en Nouvelle-Écosse. Il demeura avec lui dans la colonie pendant près de dix ans au cours desquels il se construisit une maison à Halifax et hérita des propriétés familiales à Cringletie, à la mort de son père en septembre 1755. D’abord commandant au fort Sackville (au fond du bassin Bedford), il fut nommé commandant en septembre 1751 au fort Edward (Windsor, N.-É.) où il passa la majeure partie des sept années suivantes, à l’exception d’une tournée réclamée par son travail, à Halifax en 1753. Au printemps de 1755, il confisqua les bateaux appartenant aux Acadiens du bassin des Mines, qu’il soupçonnait de violer l’embargo que Charles Lawrence avait imposé sur les exportations de blé. Sur ordre de Lawrence, il confisqua leurs fusils en juin, de peur que ne soit entravé le plan de Robert Monckton* de s’emparer du fort Beauséjour (près de Sackville, N.-B.). Après que le gouverneur Lawrence et son conseil eurent décidé d’expulser les Acadiens de la Nouvelle-Écosse, Murray surveilla les déportations dans la région avoisinant le fort Edward. Au cours du mois d’octobre 1755, il expatria 1 100 personnes sur quatre navires.

Murray fut nommé major dans le 45e régiment le 1er octobre 1755. Celui-ci faisait partie de l’expédition de Jeffery Amherst* contre Louisbourg en juin 1758 et, au cours des premiers débarquements à l’anse de la Cormorandière (Kennington Cove), Murray était co-commandant des quatres compagnies de grenadiers qui formaient l’aile gauche des attaquants. Il commanda des compagnies de grenadiers durant tout le siège.

Il séjourna à Louisbourg jusqu’en mai 1759 alors que, promu au rang temporaire de lieutenant-colonel, il partit avec trois compagnies de « Grenadiers de Louisbourg » pour participer à l’expédition de Wolfe contre Québec. Durant le siège, il était à la tête des grenadiers qui s’attaquèrent en vain aux positions françaises près de la rivière Montmorency, le 31 juillet. Il commanda par la suite à l’île d’Orléans. Sous son commandement, les grenadiers de Louisbourg combattirent dans l’aile droite de l’armée anglaise lors de la bataille des plaines d’Abraham (le 13 septembre) et, selon une tradition familiale, on lui remit officiellement les clefs de la ville.

Après avoir passé l’hiver à Louisbourg, il fut affecté, le 25 février 1760, au 55e régiment et, au mois d’août, il campait avec lui à Staten Island, New York. Il faisait partie du 48e régiment quand celui-ci quitta New York à bord d’un vaisseau le 19 novembre 1761 pour participer à une campagne contre la Martinique. Il attrapa la fièvre jaune peu après son arrivée sur l’île, mais il semble s’en être tout à fait remis. Il mourut subitement le 19 mars 1762.

Murray, qui se plaisait à être qualifié de « bon soldat », était tenu en « haute estime » par Wolfe tandis qu’Amherst le considérait comme « un officier très utile et de grande valeur ». Quand la dissension parmi les officiers commença de s’aggraver durant le siège de Québec, Murray écrivit à sa femme : « Je ne me mêle pas de politique et ne suis associé à aucun parti, je m’entends bien avec tout le monde et je suis, dit-on, le préféré de tous ; on m’appelle le vieux soldat. » À travers les nombreuses lettres qu’il écrivit à sa femme et à sa famille alors qu’il séjournait dans différents postes, il apparaît comme un soldat de profession consciencieux, doué d’un sens aigu de l’observation, un père et un mari profondément religieux et affectueux.

John Humphreys

Un portrait de Murray se trouve dans Sherwood Foresters, Regimental Annual, 1924 (Londres, 1925).— PRO, Ind, 5 436, f.120 ; 5 438, ff.355–356 ; WO 1/1, ff.354v.–355 ; 1/5, ff.15, 209–210 ; 12/5 718, f.32 ; 12/6 470, f.22 ; 34/3, ff.17–19 ; 34/19, ff.17–18, 34–34v. ; 34/55, ff.114–114v.— Army list, 1740, 30.— Knox, Historical Journal (Doughty).— Letters of Colonel Alexander Murray, Sherwood Foresters, Regimental Annual, 1926 (Londres, 1927), 181–220 ; 1927 (Londres, 1928), 240–268.— Brebner, New Englands outpost.— Russell Gurney, History of the Northamptonshire regiment, 1742–1934 (Aldershot, Angl., 1935), 53s.— H. C. Wylly, History of the 1st & 2nd battalions the Sherwood Foresters, Nottinghamshire and Derbyshire regiment, 1740–1914 (2 vol., Londres, Frome, Angl., 1929), I : 5, 8s., 16, 20, 34, 40–42, 45s., 48.— Colonel Alexander Murray, Sherwood Foresters, Regimental Annual, 1925 (Londres, 1926), 117–122.

Bibliographie générale

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John Humphreys, « MURRAY, ALEXANDER (mort en 1762) », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 3, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 16 avril 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/murray_alexander_1762_3F.html.

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Auteur de l'article:   John Humphreys
Titre de l'article:   MURRAY, ALEXANDER (mort en 1762)
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 3
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1974
Année de la révision:   1974
Date de consultation:   16 avril 2014