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PYNNE (Pynn, Pyne, Pinn), WILLIAM, membre d’une des familles influentes de Harbour Grace et de Carbonear, à Terre-Neuve, à l’époque des guerres contre la France ; circa 1689–1713.

En 1677, John Pynne (le père de William ?) se disait le doyen des 22 habitants de Harbour Grace. Dans cette localité, il fut nommé percepteur de l’impôt proposé pour assurer l’entretien d’un gouverneur à Terre-Neuve et, comme Robert Pynne qui lui succéda, il fut accepté comme porte-parole des habitants de ce hameau dans leurs rapports avec le commodore du convoi annuel. William Pynne, et plus tard son fils William, assumaient le même rôle à Carbonear, où la population comptait 55 habitants en 1677.

Les résidents de ces deux établissements se défendirent fermement durant toute la période des guerres contre la France. À la fin de l’année 1696, Carbonear repoussa avec succès une attaque de Pierre Le Moyne d’Iberville. Lorsque les attaques reprirent en 1702, Robert et William Pynne père furent parmi ceux qui aménagèrent les fortifications de l’île Carbonear et qui, le 1er décembre 1702, adressèrent aux autorités une pétition réclamant des renforts. Le capitaine Michael Richards, qui commandait le fort William, à Saint-Jean, se plaignit de cette entorse aux règlements et laissa entendre qu’on avait cédé à la panique. Les habitants se dispersèrent, retournant dans leurs maisons, mais continuèrent d’entretenir leur place forte comme lieu de refuge en cas d’attaque. Elle leur fut d’un grand secours quand, en février 1704/1705, Testard de Montigny, à la tête d’un groupe d’Indiens faisant partie des forces d’Auger de Subercase qui assiégeaient le fort William, s’en prit aux établissements anglais de la baie de la Conception. William Pynne fut un de ceux qui se firent remarquer lors de la défense de l’île Carbonear, où l’ennemi fut repoussé mais non sans dommage pour la région. Vers le mois de novembre, la vie reprit un cours plus normal et William Pynne, avec d’autres, écrivit à l’évêque de Londres, le remerciant d’avoir envoyé à Saint-Jean un nouveau pasteur, le révérend Jacob Rice.

La chute de Saint-Jean, en décembre 1708, n’affecta pas directement les établissements anglais situés plus au nord. Mais, en 1709, une milice fut enfin créée sous les ordres de John Collins, gouverneur par intérim à Saint-Jean. On nomma huit gouverneurs régionaux ainsi que des officiers subalternes. William Pynne devint gouverneur de Carbonear, et son fils William, l’un de ses lieutenants. À Harbour Grace, Robert Pynne était un des deux capitaines au service du gouverneur, Henry Edwards. Cette organisation fut approuvée par Josias Crowe en 1711, et maintenue jusqu’à la fin de la guerre. La famille Pynne fut une des premières à organiser sur place la défense des établissements anglais éloignés et donna ainsi l’exemple aux habitants des autres localités.

D. B. Quinn

PRO, CSP, Col., 1677–80, 1702–03, 1704–05, 1708–09.— La Morandière., Hist. de la pêche française de la morue, I : 456–458.— Prowse, History of Nfld. (2e éd., 1896), 194, 245.— Rogers, Newfoundland.

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D. B. Quinn, « PYNNE, WILLIAM », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 2, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 18 avril 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/pynne_william_2F.html.

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Auteur de l'article:   D. B. Quinn
Titre de l'article:   PYNNE, WILLIAM
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 2
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1969
Année de la révision:   1969
Date de consultation:   18 avril 2014