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RHOADES (Rhode semble être l’orthographe hollandaise), JOHN, négociant de la Nouvelle-Angleterre qui fut pour beaucoup dans la conquête de l’Acadie par les Hollandais ; circa 1674–1676.

Habitant du Massachusetts pour qui la traite des fourrures sur les côtes du Maine et de l’Acadie n’avait aucun secret, non seulement Rhoades amena le capitaine Jurriaen Aernoutsz à attaquer les postes français de cette région, mais il prêta le serment d’allégeance à la Hollande et pilota l’expédition.

Rhoades faisait en outre partie du groupe qu’Aernoutsz chargea de consolider l’occupation hollandaise de cette région, et c’est probablement lui qui prit des dispositions pour obtenir à crédit, à Boston, les navires et les marchandises nécessaires. La petite troupe remonta la côte jusqu’en Acadie, où elle s’empara de plusieurs navires de commerce, venus de Nouvelle-Angleterre, et de leurs cargaisons. Alerté, le gouverneur Leverett dépêcha des vaisseaux armés contre Rhoades, que les autorités du Massachusetts considéraient comme le chef du groupe. Défaits dans un combat naval qui eut lieu dans la baie Française (baie de Fundy), Rhoades et ses compagnons furent faits prisonniers, emmenés à Boston et jugés pour piraterie. Tous, sauf deux, furent convaincus de piraterie ou de vol. Les deux chefs hollandais du groupe obtinrent leur pardon, mais Rhoades fut condamné à mort. Cependant, comme c’était pendant la guerre du roi Philippe, on remit son exécution à plus tard et il fut libéré au mois d’octobre 1675 à condition de ne plus jamais remettre les pieds au Massachusetts.

En septembre 1676, la Compagnie hollandaise des Antilles fit un effort tardif pour tirer parti de la conquête d’Aernoutsz en accordant à Rhoades une commission qui lui permettait de résider et de commercer en Acadie et en nommant Cornelis van Steenwijck, marchand hollandais de New York, gouverneur de l’Acadie. Rhoades voulut se servir de cette commission, mais il fut arrêté sur la rivière St. George par un des lieutenants du gouverneur Andros* pour avoir empiété sur le territoire du duc d’York. Emmené à New York, il fut relâché après un bref séjour en prison. Quant à Steenwijck, il n’exerça pas son autorité. Le traité de Ninègue (1678), qui mit fin à la guerre entre la France et la Hollande, ne mentionne même pas la conquête de l’Acadie par les Hollandais.

William I. Roberts, 3rd

Pour la bibliographie, V. celle de Jurriaen Aernoutsz.

Bibliographie générale

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William I. Roberts, 3rd, « RHOADES, JOHN », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 31 oct. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/rhoades_john_1F.html.

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Auteur de l'article:   William I. Roberts, 3rd
Titre de l'article:   RHOADES, JOHN
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1966
Année de la révision:   1966
Date de consultation:   31 octobre 2014