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SEVESTRE, CHARLES, commis au magasin de Québec, procureur-syndic de la Communauté des Habitants, lieutenant particulier de la Sénéchaussée de Québec, fils de Charles Sevestre et de Marguerite Petitpas, décédé à Québec en 1657.

La famille Sevestre venait de Paris où Charles avait épousé, vers 1627, Marie Pichon, veuve de Philippe Gauthier de La Chenaye. On connaît quatre frères de Charles : Louis, qui était libraire ; Étienne, Ignace et Thomas qui arrivèrent probablement à Québec avec Charles, au plus tard en 1636. Ils emmenaient leur mère, qui était veuve. La Compagnie des Cent-Associés leur concéda des terrains à Québec, au printemps de 1639.

On ignore quelle fut la première occupation de Charles Sevestre ; on dit seulement de lui, en 1641, qu’il est un « habitant demeurant aud. Quebec ». Mais, en 1645, lors de la fondation de la Communauté des Habitants, Sevestre apparaît comme commis de magasin. Le 23 août 1648, dans une assemblée de tous les notables de la région de Québec, on l’élisait procureur-syndic de la même Communauté. C’est à ce titre qu’il fut appelé à mettre en marche, en 1649, les travaux de la première église de Trois-rivières. Le 8 mai 1651, on le mentionne comme juge-prévôt de la seigneurie de Lanson ; il était le premier à occuper cette charge. Au cours des années 1651 et 1652, il était au nombre des marguilliers de la paroisse de Québec. Enfin, de 1651 à sa mort, il fut le premier à occuper l’importante fonction de lieutenant particulier civil et criminel en la Sénéchaussée de Québec, créée par le gouverneur Jean de Lauson.

Charles Sevestre mourut à Québec et fut inhumé le 9 décembre 1657, sous son banc, dans l’église ; sa femme y fut aussi inhumée, le 4 mai 1661.

Il faut croire que sa tenue des livres, comme commis du magasin, n’était pas bien à point dans les derniers temps, puisque son gendre, Louis Rouer de Villeray, devenu titulaire de la même fonction par la grâce du gouverneur intérimaire Louis dAilleboust, fut tenu responsable de ses erreurs ou de sa mauvaise gestion ; il dut aller en France disculper son beau-père. Ce qui n’empêcha pas l’avocat Jean Peronne Dumesnil, venu en 1660 comme inquisiteur au compte de la Compagnie des Cent-Associés alors à l’agonie, de dégoiser contre Rouer et son beau-père, aussi bien que contre les plus respectables citoyens du Canada, y compris Mgr de Laval*.

Charles Sevestre fut le seul de sa famille à laisser des descendants au Canada, et seulement par ses filles, car les garçons moururent sans enfants.

Honorius Provost

ASQ, Documents Faribault, 78, 86, 89a, 94, 95, 158 ; Séminaire, VI : 5, 6a, 34.— JJ (Laverdière et Casgrain).— JR (Thwaites).— Jug. et délib.

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Honorius Provost, « SEVESTRE, CHARLES », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 23 oct. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/sevestre_charles_1F.html.

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Auteur de l'article:   Honorius Provost
Titre de l'article:   SEVESTRE, CHARLES
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1966
Année de la révision:   1966
Date de consultation:   23 octobre 2014