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STARK, MARK YOUNG, ministre presbytérien, né le 9 novembre 1799 à Dunfermline, dans le comté de Fife, en Écosse, fils de Robert Stark et d’Elizabeth Young ; le 22 juin 1835, il épousa Agatha Georgiana Street et ils eurent trois fils et deux filles ; décédé le 24 janvier 1866 à Dundas, Haut-Canada.

Mark Young Stark perdit sa mère quand il était enfant et fut élevé par sa belle-mère, Mary Bannatyne, qui faisait partie d’une éminente famille de Glasgow. Après avoir étudié sous la direction d’un précepteur dans le comté d’Essex, en Angleterre, il s’inscrivit à l’University of Glasgow où il obtint, en 1821, une maîtrise ès arts. C’est aussi dans cette ville qu’il termina des études théologiques en 1824 et qu’il reçut du consistoire de l’Église d’Écosse l’autorisation de prêcher.

En raison du rigoureux système de patronage qui existait dans cette Église, Stark ne put obtenir une invitation à remplir un pastorat, malgré l’appui de personnalités comme le professeur Dugald Stewart et sir George Napier. Il fit de nombreux voyages sur le continent et apprit le français, l’allemand et l’italien. Il s’intéressa également à l’art et à la botanique ; immigré au Canada, il échangea des lettres avec le célèbre botaniste anglais sir William Hooker, et ce dernier lui fit chercher des spécimens rares.

Stark perdit l’espoir d’être nommé à un poste ecclésiastique en Écosse et il offrit ses services à la Glasgow Colonial Society, dirigée à l’époque par le révérend Robert Burns. Il reçut une nomination au Haut-Canada le 19 février 1833, mais sans l’aide financière habituellement fournie par la société. Avant son départ pour le Canada, il se vit offrir un bénéfice par l’Église d’Angleterre mais il déclina cette invitation, préférant exercer son ministère au sein de l’Église d’Écosse. Il fut nommé pasteur à Ancaster et Dundas et reçut les ordres le 26 septembre 1833.

Élu modérateur du synode de l’Église presbytérienne du Canada affiliée à l’Église d’Écosse, Stark présida le fameux « synode de la scission » qui fut tenu à Kingston en juillet 1844. Malgré la sympathie qu’il éprouvait pour la cause de l’Église libre en Écosse, il ne voyait pas, de prime abord, la nécessité d’une division semblable dans le synode qu’il dirigeait. Quand la rupture devint inévitable, toutefois, il s’associa de bon cœur à un groupe de personnes qui comprenait, notamment, Alexander Gale* de Hamilton, John Bayne*, de Galt, et George Brown* du Globe, et il contribua à la formation du synode de l’Église presbytérienne du Canada (Église libre). Élu premier modérateur du nouveau synode, il rédigea un long et vigoureux plaidoyer en faveur de la scission dans la première livraison de l’Ecclesiastical and Missionary Record, en août 1844.

Stark ne reçut pas l’appui entier des congrégations d’Ancaster et de Dundas – à ce dernier endroit, quatre des six anciens refusèrent de le suivre – et il dut finalement quitter les établissements religieux de ces localités. À Dundas, les partisans de l’Église libre construisirent l’église Knox, tandis qu’à Ancaster, on aménageait les locaux nécessaires aux cérémonies du culte. Pasteur aimable et consciencieux, Stark connut des succès auprès de ses fidèles, particulièrement à Dundas. Il demeura ministre de l’église Knox quand cette congrégation se sépara de celle d’Ancaster, en 1854, avec l’assentiment du consistoire de Hamilton.

Il remplit les fonctions de greffier au consistoire de Hamilton de 1841 à 1844 dans l’Église non divisée, et de 1844 à 1857 dans l’Église libre. Durant presque tout son pastorat, il s’occupa activement de découvrir et d’installer de nouveaux ministres. Doué d’une intelligence vive, il fut invité à faire partie du comité chargé d’assurer le développement du Knox College, fondé à Toronto en 1844.

L’Église presbytérienne unie et le synode de l’Église presbytérienne du Canada (Église libre) furent réunis en 1861. Stark se réjouit de l’événement, même s’il avait auparavant redouté le sectarisme sous-jacent au principe de la séparation de l’Église et de l’État et des contributions volontaires adopté par l’Église presbytérienne unie. Il fit en sorte que les fidèles de cette congrégation fussent bien accueillis à l’église Knox de Dundas.

Sa santé déclinant, Stark donna sa démission en 1863. Par décision spéciale, cependant, il demeura membre du synode et il continua d’assister ses paroissiens lorsque ses services furent requis, jusqu’à ce que son successeur, le révérend John McColl, fût installé.

Allan L. Farris

[M. Y. Stark], Sermons by the late Rev. Mark Y. Stark, A.M., formerly minister of Knox’s Church, Dundas, William Reid, édit. (Toronto, 1871).

Knox Presbyterian Church (Dundas, Ont.), Church session of the congregations at Dundas and Ancaster, in connection with the Synod of the Presbyterian Church of Can., records.— Presbyterian Church in Can. Archives (Toronto), Stark (Mark Young) papers.— Presbyterian Church of Can., minutes of the Synod, 1844–1861 ; Stark (Mark Young) papers.— UCA, Can. Presbyterian Church, minutes of the Synod, 1861–1866 ; Glasgow Colonial Soc., correspondence ; Presbyterian Church of Can. in Connexion with the Church of Scot., minutes of the Synod, 1833–1844.— Can. Presbyterian Church, Home and Foreign Record (Toronto), V (1865–1866) : 147–151.— Presbyterian Church of Can., Ecclesiastical and Missionary Record (Hamilton, Ont.), I (1844–1845) : 69.— I. S. Rennie, The Free Church and the relations of church and state in Canada, 1844–54 (thèse de m.a., University of Toronto, 1954).— G. Smellie, Memoir of the Rev. John Bayne, D.D., of Galt (Toronto, 1871).

Bibliographie générale

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Allan L. Farris, « STARK, MARK YOUNG », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 9, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 19 déc. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/stark_mark_young_9F.html.

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Auteur de l'article:   Allan L. Farris
Titre de l'article:   STARK, MARK YOUNG
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 9
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1977
Année de la révision:   1977
Date de consultation:   19 décembre 2014