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ATIRONTA (Aëoptahon), baptisé Jean-Baptiste, capitaine au village huron de Cahiagué (près de Hawkestone, en Ontario), le plus important village de la nation des Ahrendarrhonons (Pierres), mort en 1650.

En 1642, Atironta et son frère dirigèrent un groupe de guerriers contre les Iroquois. Son frère fut fait prisonnier, mais Atironta réussit à s’échapper. Il crut que sa foi en Dieu l’avait sauvé, car, avant de partir, il avait défié un démon menaçant qui était venu l’accuser, en rêve, d’être favorable aux chrétiens. À son retour, il reçut le baptême et on lui donna le nom de Jean-Baptiste. Il fut, à cette mission, le premier chrétien adulte en bonne santé. Pour marquer sa joie, il organisa un magnifique festin accompagné de discours.

Atironta prit part au conseil de paix de 1645 auquel assistaient, à Trois-Rivières, les Iroquois, les Hurons, les Algonquins et les Français. Cette réunion fit époque dans l’histoire des Indiens, car elle marqua la dernière tentative vraiment sérieuse de constituer une alliance pacifique en permettant aux Iroquois de participer au lucratif commerce des fourrures auquel se livraient les Hurons, les Algonquins et les Français. À la fin de ces assises, Atironta parla d’une voix ferme et résolue, se réjouissant de l’unité qui allait exister entre les nations et demandant aux Iroquois de « ne trahyr personne, pour nous autres sçachez que nous avons le cœur droit ».

Atironta passa l’hiver de 1645–1646 à l’Hôtel-Dieu de Québec avec les membres de sa famille. Sa femme, Catherine, et son petit garçon, Mathieu, reçurent le baptême en la chapelle de Québec le 23 décembre 1645. On les avait installés au banc du gouverneur. Catherine fit sa première communion à la messe de minuit, le jour de Noël ; la chorale était accompagnée de la musique d’un violon et d’une flûte allemande qui jouait faux. On tira un coup de canon à minuit et la messe commença. Des cierges éclairaient la chapelle, qui était chauffée par deux grandes marmites ; quelques heures plus tard le feu prit au plancher sous l’un de ces brasiers.

Lors d’une visite qu’il fit à Montréal en 1646, Atironta fut très impressionné par la qualité de la récolte de maïs de cet endroit et il conçut le projet de s’y établir avec sa famille. Les Jésuites espéraient que le prestige dont Atironta jouissait parmi les siens aurait pour effet d’attirer d’autres Hurons à Montréal. Les Jésuites étaient d’avis que si les Indiens, et notamment les Hurons, pouvaient apprendre à adopter le mode de vie européen, il serait plus facile de les convertir au christianisme et ils deviendraient ainsi des alliés plus précieux pour les Français, surtout à cette époque où une attaque iroquoise était imminente et la colonie de Montréal particulièrement vulnérable.

JR (Thwaites).

Bibliographie générale

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Elsie McLeod Jury, « ATIRONTA (mort en 1650) », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 11 déc. 2017, http://www.biographi.ca/fr/bio/atironta_1650_1F.html.

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Auteur de l'article:   Elsie McLeod Jury
Titre de l'article:   ATIRONTA (mort en 1650)
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1966
Année de la révision:   1986
Date de consultation:   11 décembre 2017