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BLACK, HENRY, juge de la Cour de vice-amirauté, député, né à Québec le 18 décembre 1798, du mariage de James et Margaret Black, décédé à Cacouna, Qué., le 16 août 1873.

Après des études à l’académie du docteur Daniel Wilkie* à Québec, Henry Black se fit étudiant en droit, et fut admis au barreau le 20 mars 1820. Il exerça sa profession à Québec en société avec Andrew Stuart*. Nommé juge de la Cour de vice-amirauté le 28 septembre 1836, il remplaça le juge James Kerr* qui avait été destitué à la suite des accusations portées contre lui par la chambre d’Assemblée. Il devait présider ce tribunal pendant 37 ans et s’y faire une belle réputation d’impartialité, de loyauté, et d’exquise prévenance. Le 18 avril 1840, il fut nommé au Conseil spécial, tout en conservant son poste de juge. Il fut d’ailleurs confirmé dans ces fonctions à la vice-amirauté le 10 février 1841.

Le 29 mars de la même année, Henry Black fut élu député de la ville de Québec grâce à l’appui massif des fonctionnaires. Lors de la célèbre motion de John Neilson* condamnant l’Union le 23 juin 1841, et tout au cours du premier parlement de l’Union, il vota constamment de concert avec le parti bureaucrate. Il appuya l’option constitutionnelle du gouverneur Charles Theophilus Metcalfe*, le 2 décembre 1843, lors du vote qui suivit la démission des conseillers exécutifs partisans de la responsabilité ministérielle [V. Draper].

Même s’il reçut l’appui du journal le Canadien, Black décida de ne pas remettre son nom en candidature aux élections générales de 1844. Aussi, durant les quelque 30 ans qui suivirent, il semble avoir limité son activité presqu’exclusivement à son tribunal. Très versé dans le droit maritime, il jouissait d’une autorité incontestée. Il fut reçu compagnon de l’ordre du Bain et Harvard University lui décerna un doctorat honoris causa en droit. Après sa mort survenue à la suite d’une attaque d’érysipèle à Cacouna où il s’était rendu prendre des bains, l’Événement de Québec lui rendit cet hommage : « Il était profondément instruit, et sur aucun sujet on ne prenait son érudition en défaut. Les plus anciens avocats le consultaient et son avis faisait loi. Il était plein de bonté et d’intérêt pour les jeunes qui avaient recours à ses lumières. »

Jacques Monet

Le Canadien (Québec), 18 août 1873.— L’Événement (Québec), 16 août 1873.— La Minerve (Montréal), 20 août 1873.— P.-G. Roy, Fils de Québec, III : 96s. ; Les juges de la province de Québec, 57.— Cornell, Alignment of political groups.— Monet, Last cannon shot.— I. M. Abella, The « Sydenham Election » of 1841, CHR, XLVII (1966) : 326–343.— F.-J. Audet, Membres du Conseil spécial, BRH, VII (1901) : 82s.

Bibliographie générale

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Jacques Monet, « BLACK, HENRY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 1 sept. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/black_henry_10F.html.

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Auteur de l'article:   Jacques Monet
Titre de l'article:   BLACK, HENRY
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1972
Année de la révision:   1972
Date de consultation:   1 septembre 2014