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BLANCHARD, HIRAM, avocat et homme politique, né à West River, N.-É., le 17 janvier 1820, fils de Jonathan Blanchard et de Sarah Goggins, décédé à Halifax le 17 décembre 1874.

Blanchard épousa en 1842 Eliza Cantrell, de Guysborough, dont il eut un fils qui mourut en bas âge et quatre filles. Son frère, Jotham Blanchard*, fut le fondateur et le directeur du journal Colonial Patriot.

Hiram descendait d’une famille de la Nouvelle-Angleterre. Il fit ses études à Pictou Academy puis, il étudia le droit chez William Frederick DesBarres*, à Guysborough. Il fut inscrit au barreau en novembre 1841, puis admis en avril 1843. Peu après son admission au barreau, il ouvrit un bureau à Port Hood et exerça sa profession dans le district du Cap-Breton ainsi que devant les tribunaux des comtés d’Antigonish et de Guysborough. En peu de temps, ses occupations se révélèrent fort lucratives et il acquit une grande réputation. Les juges, les autres avocats ainsi que les jurés l’estimaient pour sa franchise, son impartialité, la clarté de ses exposés et l’habileté de ses interrogatoires.

En 1860, Blanchard alla s’établir à Halifax et s’associa avec Jonathan McCully, qui était alors solliciteur général et membre de la commission des chemins de fer dans le gouvernement réformiste de Joseph Howe. Dans plusieurs procès, il eut pour adversaire James MacDonald*, futur ministre fédéral de la Justice puis juge en chef de la Nouvelle-Écosse. Un habitué de leurs joutes oratoires qui, lui aussi, devait être juge en chef, Charles James Townshend*, écrivit : « [...] c’était à la fois agréable et instructif d’assister à [leurs] passes d’armes professionnelles. Tous deux étaient des hommes d’honneur et de noble caractère, incapables de procédés indignes pour gagner leurs procès ». Quand McCully fut nommé juge en 1870, Blanchard prit Nicholas Hogan Meagher comme associé.

Blanchard avait toujours refusé de se porter candidat aux élections, mais il revint sur sa décision en 1859, peu de temps avant que William Young* ne laissât la politique pour devenir, en 1860, juge en chef de la Nouvelle-Écosse. Les querelles entre protestants et catholiques influencèrent les élections de 1859. Blanchard était presbytérien et il se présenta dans Inverness dont il était originaire. Cette circonscription électorale était en majorité catholique, mais Blanchard y fut élu comme réformiste sur la promesse « que les droits seraient les mêmes pour tous, qu’il n’y aurait pas de proscription ni de favoritisme ». Il fut réélu en 1863 et en 1867. Au parlement, il montra un intérêt tout particulier pour le traitement des malades mentaux et des sourds. Bien qu’il fût en faveur de la loi sur la gratuité scolaire, proposée par Charles Tupper*, Blanchard s’opposa à ce dernier parce qu’il voulait pour la direction des écoles un conseil de l’Instruction publique composé de membres du Conseil exécutif [V. Connolly].

Blanchard devint un partisan du projet de confédération et après l’entrée de la Nouvelle-Écosse dans la Confédération, il fut assermenté comme procureur général de la province et chef du gouvernement le 4 juillet 1867. Il succédait à Tupper. L’entrée de la Nouvelle-Écosse dans la Confédération fut l’enjeu des élections provinciales de septembre 1867 et elle provoqua la chute du gouvernement. Dans la nouvelle Assemblée, seuls Blanchard et Henry Gesner Pineo, représentant de Cumberland, appuyaient la Confédération et le gouvernement Blanchard dut se retirer le 7 novembre 1867. Réélu dans Inverness l’année suivante, Blanchard vit son mandat invalidé, parce qu’il avait été nommé conseiller juridique du gouvernement fédéral en Nouvelle-Écosse. Lors de l’élection partielle qui s’ensuivit, il fut défait par les adversaires de la Confédération. Il fut réélu en 1871 et resta chef de l’opposition de 1871 à 1874. À sa mort, le Morning Chronicle, journal libéral, le décrivit comme un avocat de « grande réputation, [...] un législateur fort utile, un homme bien au courant des affaires publiques et un travailleur infatigable ».

William B. Hamilton

Il y a des informations dispersées sur Blanchard aux APC, FM 24, B29 (Papiers Howe), 8 ; FM 26, A (Papiers Macdonald), 115, pp. 130–138 ; FM 26, A, 116, pp. 325–331 ; FM 26, F (Papiers Tupper), 1. Thomas Miller, Historical and genealogical record of the first settlers of Colchester County (Halifax, 1873), 254–258, donne la généalogie complète de la famille Blanchard. On trouve une courte notice biographique dans John Doull, Four attorney-generals, N.S. Hist. Soc. Coll., XXVII (1947) : 2–4. Voir aussi : J. M. Cameron, Political Pictonians ; the men of the Legislative Council, Senate, House of Commons, House of Assembly, 1767–1967 (Ottawa, [1967]) ; J. M. Longley, Sir Charles Tupper (Toronto, 1926) ; C. J. Townshend, The Honourable James McDonald, N.S. Hist. Soc. Coll., XX (1921) : 139–153. Le Morning Chronicle (Halifax), 1859–1874, contient plusieurs discours prononcés par Blanchard à l’Assemblée ; sa notice nécrologique se trouve dans le numéro du 18 déc. 1874.  [b. h. w.]

Bibliographie générale

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William B. Hamilton, « BLANCHARD, HIRAM », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 23 sept. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/blanchard_hiram_10F.html.

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Auteur de l'article:   William B. Hamilton
Titre de l'article:   BLANCHARD, HIRAM
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1972
Année de la révision:   1972
Date de consultation:   23 septembre 2014