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DESJARDINS, ALPHONSE (baptisé Charles-Alphonse), avocat, journaliste, homme politique et homme d’affaires, né le 6 mai 1841 à Terrebonne, Bas-Canada, fils d’Édouard Desjardins, huissier, et de Joséphine Panneton ; le 19 mai 1864, il épousa à Montréal Justine-Virginie Paré (1839–1879), fille du marchand Hubert Paré* et de Justine Vinet, et ils eurent sept enfants, dont trois moururent en bas âge, puis le 24 mai 1880, à Montréal, Hortense Barsalou (1857–1930), fille de l’encanteur et industriel Joseph Barsalou* et de Julie-Adèle Gravel, et de ce mariage naquirent 16 enfants, dont sept moururent en bas âge ; décédé le 4 juin 1912 à Terrebonne.

Alphonse Desjardins était issu d’une famille établie en Nouvelle-France dès le xviie siècle, et à Terrebonne depuis 1729 ; il avait donc des racines profondes dans cette localité où il fut élevé et où il finirait ses jours, après avoir passé sa vie active à Montréal. La famille de l’homme d’affaires Joseph Masson*, seigneur de Terrebonne, y jouissait d’une influence considérable et des liens nombreux l’unirent à celle de Desjardins : une sœur d’Alphonse et deux de ses filles épousèrent des Masson ; il fut lui-même un des administrateurs de la succession de Joseph Masson ; et il collabora étroitement avec Louis-Rodrigue Masson* dans les rangs du Parti conservateur.

Alphonse Desjardins fit ses études classiques au collège Masson de Terrebonne, où il eut comme compagnons Joseph-Adolphe Chapleau* et Louis-Olivier Taillon*, et les termina au séminaire de Nicolet en 1857–1858, où l’un de ses professeurs fut Louis-François Laflèche*, futur évêque de Trois-Rivières. Ce dernier contribua probablement à façonner les idées ultramontaines de son élève. En 1858, Desjardins s’inscrivit à l’école de droit du collège Sainte-Marie, à Montréal, et il fut admis au barreau en 1862. Il pratiqua le droit pendant six ans, tout en tâtant du journalisme, puis décida de se consacrer à cette dernière profession. En 1868, il devint un des rédacteurs et correspondant parlementaire de l’Ordre (Montréal), qu’il quitta en 1871. L’année suivante, il entra au Nouveau Monde (Montréal), dont il devint actionnaire et vice-président du bureau de direction et où il succéda, en 1873, à Cléophas Beausoleil* au poste de rédacteur en chef.

Desjardins faisait alors partie du noyau de jeunes laïques ultramontains que Mgr Ignace Bourget* avait rassemblé autour de lui pour défendre la cause de l’Église face à ce qui était perçu comme la menace libérale. Il avait appuyé le mouvement des zouaves qui avait permis l’envoi en 1868 d’un contingent à la défense des territoires pontificaux. En 1871, il avait organisé chez lui la célèbre réunion qui allait conduire à la rédaction du Programme catholique [V. François-Xavier-Anselme Trudel*] ; tout en accordant un appui ferme au Parti conservateur, les programmistes subordonnaient l’action des hommes politiques à la soumission aux directives de l’Église. La décision de Desjardins d’embrasser le journalisme et surtout d’entrer au Nouveau Monde exprimait son désir de servir par la plume la diffusion des idées ultramontaines. Ce quotidien avait été fondé en 1867 à l’initiative de Mgr Bourget, qui voulait se doter d’un organe religieux en cette période où le combat contre le libéralisme atteignait son point culminant. Sa constitution exigeait qu’une majorité des actionnaires et des administrateurs soient des ecclésiastiques, et elle prévoyait la présence d’un censeur religieux chargé de surveiller les rédacteurs afin d’assurer la conformité de leurs écrits avec les « principes catholiques ». L’arrivée de Desjardins coïncidait avec un renouvellement de l’équipe de rédaction, qui comprenait maintenant plusieurs des auteurs du Programme catholique ; il s’agissait de donner au journal un nouveau souffle, qualifié d’« esprit de 1872 ». Affirmant bien haut la primauté du spirituel sur le temporel, le Nouveau Monde engageait, sur un ton dogmatique, de nombreuses polémiques et cherchait à faire triompher les idées programmistes et les thèses ultramontaines, dénonçant les compromis et pourfendant le libéralisme et les libéraux. Dès 1874, une nouvelle carrière en politique et dans les affaires amena Desjardins à quitter son poste de rédacteur en chef ; il resta néanmoins attaché au Nouveau Monde à titre d’actionnaire important et d’éminence grise jusqu’en 1879, quand le journal fut vendu à Frédéric Houde*. Ainsi prenait fin la phase la plus militante de son engagement ultramontain. Desjardins resta néanmoins fidèle aux principes de sa jeunesse et, en 1893, au moment où il était maire de Montréal, il refusa de présider l’accueil officiel des marins d’une frégate italienne en visite dans sa ville, car ils représentaient un gouvernement « hostile au Saint-Père ». En 1872, il avait d’ailleurs été fait chevalier de l’ordre de Pie IX en reconnaissance de ses services envers l’Église.

Aux élections fédérales de 1874, Desjardins décida de faire le saut en politique. Candidat conservateur indépendant dans la circonscription d’Hochelaga, en banlieue de Montréal, il fut élu sans opposition. Réélu aux quatre élections suivantes, il siégea 18 ans à la Chambre des communes. L’une des premières questions qui retint son attention fut celle des écoles du Nouveau-Brunswick. En 1875, il appuya fermement, mais sans succès, l’initiative du député John Costigan qui voulait faire rétablir les droits des écoles séparées catholiques, supprimés par le Parlement de cette province en 1871.

Desjardins fut aussi un acteur important des débats au sujet de Louis Riel*, qu’il avait connu par l’intermédiaire de Mme Masson, Marie-Geneviève-Sophie Raymond, dont Riel était le protégé. En 1874–1875, à l’occasion de l’étude de la loi d’amnistie pour les participants aux événements de la Rivière-Rouge (Manitoba), il s’opposa vigoureusement à la mesure de bannissement pour cinq ans imposée au chef métis et à son adjoint Ambroise-Dydime Lépine*. Selon l’historien Robert Rumilly*, il aurait même abrité Riel dans sa maison de Montréal. En mai 1874, celui-ci avait écrit de St Paul, au Minnesota, pour remercier Desjardins, ainsi que son épouse, son père et son frère Louis-Édouard « des marques d’attention qui [lui avaient] été prodiguées ». En 1885, à la suite de la condamnation à mort de Riel, Desjardins organisa les pressions de nombreux députés de la province de Québec auprès du premier ministre sir John Alexander Macdonald* afin que la sentence ne soit pas exécutée. Après la pendaison de Riel, il rompit publiquement avec son parti, à l’instar de plusieurs autres ultramontains, et choisit même de siéger sur les bancs de l’opposition. Il participa activement à l’organisation de la campagne d’assemblées publiques de protestation au Québec et prit notamment la parole à la célèbre assemblée du Champ-de-Mars, à Montréal, le 22 novembre 1885.

L’alliance des conservateurs nationaux avec les libéraux, que Desjardins avait tant combattus au Nouveau Monde et à diverses tribunes, était toutefois pour lui une source de malaise. Aux élections fédérales de 1887, le programme de réciprocité défendu par le Parti libéral lui fournit le prétexte pour revenir dans le giron du Parti conservateur, où il avait toujours été un ardent défenseur du protectionnisme. Fidèle aux principes du Programme catholique, il était très attaché à son parti, dont il devint l’un des chefs de file dans la région de Montréal. Identifié à l’aile ultramontaine, il était en même temps très près de Chapleau, son ami d’enfance, auquel il était associé dans diverses entreprises. Cette situation illustre la complexité des rapports entre les conservateurs du Québec. Les ultramontains, très unis quand il s’agissait de défendre certains principes religieux et nationaux, ne formaient pas le bloc homogène et isolé que l’on présente trop souvent. Ils collaboraient avec les autres collègues du parti en de nombreuses circonstances et il leur arrivait d’être eux-mêmes divisés dans des domaines ne relevant pas de la doctrine.

À la Chambre des communes, Desjardins, mettant à profit son expérience de journaliste et de correspondant parlementaire, présida pendant plusieurs années le comité des débats, qui supervisait la publication et la traduction des interventions des députés. Son association au monde des affaires l’amena aussi à intervenir souvent sur des questions touchant l’activité économique et à participer aux travaux du comité permanent du commerce et des banques.

En 1892, Desjardins fut nommé au Sénat, en remplacement de sir Alexandre Lacoste*, mais il fut bientôt arraché à cette semi-retraite par l’affaire des écoles du Manitoba qui, comme celle du Nouveau-Brunswick 20 ans plus tôt, mettait en cause une question pour lui fondamentale, celle des droits scolaires des minorités catholiques. Comme le premier ministre sir Mackenzie Bowell** avait promis de présenter un projet de loi réparatrice, Desjardins accepta de se joindre au cabinet fédéral. Le 15 janvier 1896, il fut nommé ministre de la Milice et de la Défense, poste qu’il occupa jusqu’à la démission de Bowell, le 27 avril. Le 1er mai, il se vit attribuer le département des Travaux publics dans le cabinet constitué par sir Charles Tupper. Il avait fait partie, avec sir Donald Alexander Smith et Arthur Rupert Dickey, de la délégation fédérale qui s’était rendue à Winnipeg en mars pour tenter une ultime démarche auprès du gouvernement manitobain. L’échec de leur mission ne laissait plus d’autre choix que la loi réparatrice, mais l’obstruction des libéraux en rendait l’adoption impossible avant la fin du mandat du gouvernement, et le premier ministre dut déclencher des élections en juin. Desjardins accepta alors de quitter son siège au Sénat pour se jeter dans la bataille électorale en posant sa candidature dans la circonscription de Richelieu. Une vague libérale ayant déferlé sur le Québec, il y subit une amère défaite qui mit fin à sa carrière politique. Il continua par la suite à jouer un rôle dans l’organisation conservatrice de la région de Montréal, mais ne chercha plus à briguer les suffrages.

Desjardins fit aussi une brève incursion en politique municipale. En 1893, appuyé notamment par les réformistes anglophones [V. George Washington Stephens*], il accepta de poser sa candidature à la mairie de Montréal. Son adversaire, le populiste et maire sortant James McShane, accepta de mauvaise grâce sa défaite et essaya, mais sans succès, de faire annuler les élections. Dans ses discours à titre de maire, Desjardins insista, dans la perspective réformiste, sur la nécessité de mieux contrôler les finances municipales ; il se fit aussi l’ardent promoteur de l’annexion des municipalités de banlieue et du développement du port. Le maire de Montréal avait cependant peu de pouvoirs, sauf celui de persuasion que lui conférait le prestige de sa fonction. Cette situation explique peut-être que Desjardins n’ait occupé ce poste que pendant un an et qu’il ne chercha pas à obtenir un nouveau mandat en 1894. Il fit plus tard partie du bureau de direction de l’Association des citoyens de Montréal, mise sur pied par les réformistes.

Parallèlement à sa carrière politique, Desjardins en poursuivit une autre dans le monde des affaires. On ne connaît pas les sources de sa fortune, mais ses deux mariages avec des filles de grands entrepreneurs canadiens-français ont probablement favorisé son entrée dans ce milieu. Il fut d’ailleurs pendant longtemps l’administrateur de l’important héritage que sa première épouse laissa à ses enfants. Il fit surtout sa marque en tant que président de la Banque Jacques-Cartier, fondée en 1861 par des marchands francophones, dont son beau-père Hubert Paré. En 1875, la banque connut de sérieuses difficultés à la suite de manipulations comptables de son caissier (directeur général) et de prêts risqués, et elle dut fermer ses portes pendant près de trois mois [V. Vite-Adélard Le Moyne* de Martigny] ; il lui fallut quelques années pour retrouver la rentabilité. Entré au conseil d’administration en 1876, Desjardins participa à sa réorganisation, et il était bien rétabli en 1879, au moment où il en devint le président, poste qu’il conserva pendant 20 ans. Sous sa direction, la banque amorça une phase d’expansion qui se poursuivit jusqu’à la fin du siècle. Elle recueillait les dépôts des épargnants canadiens-français et prêtait aux hommes d’affaires francophones.

À divers moments de sa carrière, Desjardins fut aussi associé à de nombreuses autres entreprises, notamment dans le secteur financier. Il fut ainsi vice-président de la Sovereign Fire Insurance Company, de la Compagnie d’assurance du Canada contre les accidents, de la Guardian Assurance Company Limited, de la Compagnie d’assurance agricole du Canada, et administrateur de la Compagnie nationale d’assurance. Il s’intéressa aussi aux transports à titre d’administrateur, puis de vice-président de la Compagnie de navigation du Richelieu et d’Ontario et de vice-président de la Compagnie du chemin de fer de Montréal et Occidental. En 1882, il dirigea avec Thomas McGreevy* et Joseph-Aldric Ouimet le syndicat financier qui, avec l’appui de Louis-Adélard Senécal*, fit l’acquisition de la section est du chemin de fer de Québec, Montréal, Ottawa et Occidental, mis en vente par le gouvernement Chapleau. Il fut un des premiers investisseurs dans les mines d’amiante des Cantons-de-l’Est, où il possédait des actions dans la Coleraine Mining Company. Il fut également actionnaire de l’Imperial Brush Manufacturing Company.

Desjardins se distingua en outre comme promoteur foncier et fut l’un des artisans de la création de la ville de Maisonneuve, où il résida lui-même pendant quelques années. Il commença à y investir en 1874, quand ce territoire faisait encore partie de la municipalité d’Hochelaga. Cette année-là, il fit l’acquisition, avec d’autres associés dont le sénateur François-Xavier-Anselme Trudel, d’un vaste terrain appelé domaine Mathieu dans le but d’y faire du développement urbain. Il accrut graduellement sa part de sorte qu’en 1890 lui et d’autres membres de sa famille en étaient devenus les seuls propriétaires. Le domaine fut loti et les lots graduellement vendus soit à des entreprises manufacturières, soit à des fins de construction résidentielle ; après la mort de Desjardins, la municipalité ferait l’acquisition d’une grande partie de ce qui restait pour constituer le vaste parc Maisonneuve. Desjardins appartenait, avec son beau-père Joseph Barsalou, au groupe de promoteurs qui cherchaient à faire ériger en municipalité distincte les terres qu’ils possédaient dans l’est d’Hochelaga. Ce fut chose faite en 1883, quand Hochelaga fut annexé à Montréal [V. Raymond Préfontaine*]. La ville de Maisonneuve fut alors créée et eut comme premier maire Joseph Barsalou ; le fils de Desjardins, Hubert, occupa le fauteuil de premier magistrat de 1894 à 1896 et de 1897 à 1901, et fut conseiller de 1902 à 1904. Avec l’appui de ses principaux promoteurs fonciers, Maisonneuve devint l’une des plus dynamiques municipalités de la banlieue de Montréal et une grande ville industrielle, avant d’être annexée en 1918. L’avenue Desjardins, qui traverse l’ancien domaine Mathieu, rappelle depuis cette époque le nom de ce grand promoteur. Desjardins fit en outre l’acquisition d’une dizaine d’immeubles dans divers quartiers de Montréal, dont il retirait des loyers.

Desjardins investit aussi dans le secteur manufacturier en mettant sur pied, en 1887, la Montreal Terra Cotta Lumber Company qui fabriquait des briques réfractaires. Il en fut le président tandis que son fils Hubert en était le directeur. Il installa l’entreprise sur ses propres terres, à Maisonneuve, où l’on extrayait l’argile utilisée comme matière première.

Homme d’affaires important et respecté à Montréal pendant le dernier quart du xixe siècle, Desjardins jouissait de l’estime de ses collègues francophones du monde des affaires ainsi qu’en témoigne son élection, en 1898 et 1899, à la présidence de la Chambre de commerce du district de Montréal, dont il était l’un des fondateurs. Il se fit leur porte-parole en défendant le dossier du développement du port de Montréal dans l’est de la ville. Par la suite, il continua à jouer un rôle actif dans les délibérations de la Chambre de commerce et de ses comités.

En 1899, Desjardins connut un important revers de fortune. La faillite de la Banque Ville-Marie [V. William Weir*] provoqua une panique chez les déposants, qui se ruèrent aux portes des établissements bancaires francophones de Montréal. La Banque Jacques-Cartier en subit les contrecoups. Elle était pourtant bien gérée et profitable, mais ses liquidités étaient insuffisantes pour faire face à un tel afflux de demandes. Elle dut donc fermer ses portes pendant quelques semaines ; elle fut alors réorganisée et, l’année suivante, adopta le nom de Banque provinciale du Canada. Mais, pour affronter l’orage, Desjardins avait donné des garanties personnelles et se retrouva avec une importante dette envers la banque. Faisant face à l’hostilité des autres administrateurs, il dut démissionner de la présidence et donner ses propriétés en nantissement. L’affaire prit un tour acrimonieux et mit plusieurs années à se régler.

Desjardins s’intéressa aussi à la vie intellectuelle. Il fut secrétaire de l’Institut canadien-français et président du Cercle littéraire à Montréal. Il recevait souvent chez lui les membres de la Société canadienne d’économie sociale de Montréal, dont il fut le trésorier de 1888 à 1897, puis le président de 1897 à 1899 et de 1907 à 1911. Il devint en outre un des administrateurs de l’université Laval à Montréal.

La carrière intense et diversifiée d’Alphonse Desjardins est particulièrement significative. Desjardins fit partie de cette génération de jeunes ultramontains qui, à partir de l’époque de la Confédération et pendant plus d’un quart de siècle, allait profondément marquer la vie politique du Québec et du Canada, et dont l’univers allait s’écrouler en 1896–1897, avec la prise du pouvoir par les libéraux à Ottawa puis à Québec. Il appartenait aussi à la nouvelle vague d’entrepreneurs francophones en émergence dans le monde des affaires montréalais au cours de la seconde moitié du xixe siècle. En ce domaine, il eut en particulier le mérite d’assurer l’essor d’une banque francophone qui, malgré les difficultés de 1899, poursuivit son développement au cours du siècle suivant et fut l’une des grandes institutions financières au service des Canadiens français. Sa carrière témoigne en outre des liens bien connus qui unissaient la politique et les affaires au xixe siècle, et montre que ce phénomène était tout autant présent chez les ultramontains. La vie d’Alphonse Desjardins illustre enfin le phénomène assez répandu de l’avocat qui ne pratiqua guère sa profession et pour qui le droit fut un tremplin vers d’autres carrières.

Paul-André Linteau

Nous tenons à remercier le professeur Ronald Rudin pour les informations qu’il nous a fournies sur les relations entre Alphonse Desjardins et la Banque Jacques-Cartier.  [p.-a. l.]

ANQ-M, CE1-1, 19 mai 1864, 24 mai 1880 ; CE6-24, 7 mai 1841.— Arch. de la Compagnie de Jésus, prov. du Canada français (Saint-Jérôme, Québec), Fonds Alphonse Desjardins ; Fonds Paul Desjardins.— Centre de recherche Lionel-Groulx (Outremont, Québec), P-19 (fonds Alphonse-Desjardins, sénateur).— Le Devoir, 5 juin 1912.— Gérard Bouchard, « Apogée et Déclin de l’idéologie ultramontaine à travers le journal le Nouveau-Monde (1867–1900) : étude sociologique de la connaissance » (mémoire de m.a., univ. Laval, 1968).— Canadian men and women of the time (Morgan ; 1898 et 1912).— CPG, 1874–1896.— J.-J. A. [Joseph Desjardins], le Sénateur Alphonse Desjardins, journaliste et homme public, 1841–1912(Montréal, 1944).— J.-C. Lamothe, Histoire de la corporation de la cité de Montréal depuis son origine jusqu’à nos jours [...] (Montréal, 1903), 315–317.— P.-A. Linteau, Maisonneuve ou Comment des promoteurs fabriquent une ville, 1883–1918(Montréal, 1981).— Gérard Masson, Alphonse Desjardins, journaliste et homme politique, 1841–1912 ;étude généalogique ([Outremont], 1982).— Fernande Roy, Progrès, Harmonie, Liberté : le libéralisme des milieux d’affaires francophones de Montréal au tournant du siècle (Montréal, 1988).— Ronald Rudin, Banking en français : les banques canadiennes-françaises de 1835 à 1925(Montréal, 1988), 58–60, 95–104.— Rumilly, Hist. de Montréal, 3.— [Télesphore Saint-Pierre], Histoire du commerce canadien-français de Montréal, 1535–1893(Montréal, 1894), 111.— Léon Trépanier, « Figures de maires », Cahiers des Dix, 23 (1958) : 260–283.— Pierre Trépanier, « la Société canadienne d’économie sociale de Montréal, 1888–1911 : sa fondation, ses buts et ses activités », CHR, 67 (1986) 343–367 ; « la Société canadienne d’économie sociale de Montréal (1888–1911) : ses membres, ses critiques et sa survie », Hist. sociale (Ottawa), 19 (1986) : 299–322.— Les Ultramontains canadiens-français, sous la dir. de Nive Voisine et Jean Hamelin (Montréal, 1985).— B. J. Young, Promoters and politicians : the north-shore railways in the history of Quebec, 1854–85(Toronto, 1978).

Bibliographie générale

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Paul-André Linteau, « DESJARDINS, ALPHONSE (1841-1912) », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 14, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 17 sept. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/desjardins_alphonse_1841_1912_14F.html.

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Auteur de l'article:   Paul-André Linteau
Titre de l'article:   DESJARDINS, ALPHONSE (1841-1912)
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 14
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1998
Année de la révision:   1998
Date de consultation:   17 septembre 2014