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LEVASSEUR, dit Lavigne, JEAN, « maître-menuisier de Paris », premier huissier du Conseil souverain, ne en 1622, fils de Noël Levasseur et de Geneviève Grange, inhumé à Québec le 31 août 1686. Grand-père du sculpteur Noël Levasseur*, il a été l’un des fondateurs de la Confrérie de Sainte-Anne, à l’église paroissiale de Québec.

En 1648, il épouse, à Paris, Marguerite Richard, fille d’un maître lapidaire et de Jeanne Bonnet. Il est probablement arrivé à Québec en 1651, avec le gouverneur Jean de Lauson. Le 13 août 1654, le père Jérôme Lalemant et les marguilliers de Notre-Dame confient à Jean Levasseur l’entretien de l’église paroissiale, notamment des croisées de l’édifice « en luy fournissant le papier et l’huile », moyennant le salaire quotidien de 30s.

En 1655, Louis d’Ailleboust lui octroie deux concessions : l’une en la censive de Québec, l’autre en la seigneurie de Coulonge. Trois ans plus tard, Louis d’Ailleboust lui octroie une autre concession, cette fois sur le versant nord de l’île d’Orléans.

Marguerite Richard a laissé des biens à Paris. Il s’agit d’une maison sise rue Guérin-Boisseau, quartier Saint-Nicolas-des-Champs, « où pend pour enseigne les image de Ste Barbe, Sainte Anne et Saint François ». À deux reprises, le 13 août 1658 et le 18 octobre 1660, elle autorise son mari à aller vendre cet immeuble. Il semble que le voyage de Jean Levasseur en France a eu lieu à l’automne de 1660, puisque, à Québec, le 31 octobre de cette année, Levasseur s’engage a payer, à l’acquit de Raymond Pagé, dit Carcy, la somme de 150# à « Nicolas Marsollet, en la ville de Rouen, en son domicile qui est au bas de la rue de la Vicomté, au logis du Sieur de la Marre, MP serrurier ». Cet acte d’obligation a été annulé, mais il est certain que Levasseur a fait le voyage en France avec son fils Louis, alors âgé de dix ans ; le 18 septembre 1662, Louis Levasseur est en pension à Montreuil-sous-Bois, chez Gilles de Beddé.

La fonction d’huissier du Conseil souverain, que Jean Levasseur assume bientôt, ne lui permet guère d’exercer assidûment son métier. Il devient en quelque sorte un intermédiaire entre les menuisiers et le gouvernement de la Nouvelle-France, et se livre à la spéculation immobilière – comme on peut le constater par quelques actes des notaires Duquet et Rageot.

Au contrat de mariage de sa fille Anne-Félicité avec Jean Hamel, 23 avril 1685, Jean Levasseur est dit absent à cause d’incommodité.

Gérard Morisset

AJQ, Greffe de Guillaume Audouart, 13 août 1654, 20 oct. 1655 ; Greffe de Pierre Duquet, 1663–84, passim ; Greffe de Gilles Rageot, 1666–1702, passim.— ASQ, Documents Faribault ; Séminaire, passim.— IOA, Dossiers Levasseur.— JR (Thwaites).-P.-G. Roy, Inv. concessions.— Marius Barbeau, Les Le Vasseur, maîtres menuisiers, sculpteurs et statuaires (Québec, circa 1648–1818), Les Archives de Folklore, III (1948) : 35–49.— D. Levack, La Confrérie de Sainte-Anne à Québec (Sainte-Anne-de-Beaupré, 1956).— Tanguay, Dictionnaire.

Bibliographie générale

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Gérard Morisset, « LEVASSEUR, dit Lavigne, JEAN », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 24 sept. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/levasseur_jean_1F.html.

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Auteur de l'article:   Gérard Morisset
Titre de l'article:   LEVASSEUR, dit Lavigne, JEAN
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1966
Année de la révision:   1966
Date de consultation:   24 septembre 2014