DCB/DBC Mobile beta
+

Nouvelles du DBC/DCB

FR:UNDEF:public_sidebar_new_caption

FR:UNDEF:public_sidebar_updated_caption

Biographie du jour

LOFT, FREDERICK OGILVIE – Volume XVI (1931-1940)

Semaine de l’histoire du Canada 2017

La Confédération

Le gouvernement responsable

Sir John Alexander Macdonald

De la colonie de la Rivière-Rouge au Manitoba (1812–1870)

Sir Wilfrid Laurier

Sir George-Étienne Cartier

Sports et sportifs

Les Fenians

Les femmes dans le DBC/DCB

FR:UNDEF:public_special_conferences_1864_caption

FR:UNDEF:public_special_essays_caption

FR:UNDEF:public_special_acadians_caption

FR:UNDEF:public_special_explorers_caption

La guerre de 1812

Les premiers ministres du Canada en temps de guerre

La Première Guerre mondiale

En 1630, les ancêtres de Nathaniel Pettit quittèrent le comté d’Essex, en Angleterre, pour s’établir dans la région située autour de Boston. La famille se dispersa par la suite. Certains de ses membres s’installèrent au New Jersey où, dans le comté de Sussex, Nathaniel Pettit s’assura une sécurité financière et devint un personnage très en vue dans les milieux juridiques avant la Révolution américaine. Il possédait deux moulins de grande valeur et, en 1766, il fut nommé juge à la Cour des plaids communs du comté. Sa position s’accrut encore dans son milieu lorsqu’il fut élu, en 1768, l’un des deux députés de son comté au Parlement provincial. Cependant, sa réussite, au moment où l’on commençait à avoir peur et à se méfier des fonctionnaires nommés par la Grande-Bretagne, finit par se retourner contre lui.

Au début de la Révolution américaine, Pettit se montra favorable aux doléances des colonies ; en 1774, une réunion du comté le nomma membre d’un comité de dix personnes qui ferait opposition à l’imposition sans représentation et appuierait la suspension des importations en provenance de Grande-Bretagne. Pourtant, le 12 janvier 1776, Pettit fut traduit devant le comité de sécurité de la province pour avoir refusé de payer les impôts levés par le Congrès révolutionnaire. Condamné à une amende et dépouillé de sa charge judiciaire, Pettit s’empressa de déclarer ouvertement son loyalisme aux Britanniques. À l’approche de ses 53 ans, sa condition physique ne lui permit pas de se joindre à un corps de Loyalistes mais, à la fin de 1776, grâce à l’aide d’un ancien collègue du Parlement, Joseph Barton, il leva un bataillon de 500 hommes. Pettit, « estropié et infirme », demeura dans le comté de Sussex où son aide aux « amis du gouvernement [...] l’exposa au pire traitement » de la part des rebelles. Emprisonné du 4 avril 1777 au 28 mai 1778, il n’obtint sa liberté qu’au prix de lourdes amendes et d’importants engagements quant à sa conduite ultérieure. Pettit calculait « suivant une évaluation très raisonnable » qu’il perdait ainsi au delà de £1 000. En outre, lorsqu’il quitta les États-Unis, il dut vendre ses moulins et ses terres pour moins de la moitié de leur valeur. Même s’il avait plaidé sa cause « bien attestée » devant la commission chargée des revendications des Loyalistes, elle « fut traitée sans résultat ». Accompagné de plusieurs amis, Pettit quitta son foyer et arriva en 1787 dans la région de Niagara, qui faisait alors partie de la province de Québec, « pour solliciter un établissement où il pourrait profiter de la liberté et du confort que la constitution britannique assurait en abondance ». Il reçut une concession de 700 acres et, en 1794, une autre de 1 300 acres. Ses terres étaient situées dans les cantons de Saltfleet, de Grimsby (North Grimsby et South Grimsby), de Burford, d’Ancaster et d’Aldborough.

Nathaniel Pettit ne vécut pas assez longtemps pour accumuler beaucoup plus que les concessions qu’il avait reçues. En fait, entre 1800 et 1802, il en vendit de substantielles portions, la plupart à ses gendres. Dans son testament, il léguait le reste à ses cinq filles encore vivantes et £80 à son gendre Lawrence Lawrason, négociant prospère de London. À certains points de vue, le gouvernement britannique avait dédommagé Pettit de ses pertes ; toutefois, son âge avancé ne lui permit pas de regagner le prestige de son existence passée.

Bruce A. Parker

AO, MU 2100, 1798, no 1, Robert Hamilton à Nathaniel Pettit, 31 oct. 1797 ; RG 1, A-I-6 : 1010s. ; A-II-5, 1, Niagara District reports, 1800–1803 ; C-I-9, 1 ; C-IV, Ancaster Township ; Grimsby Township, concessions 1 and 2, lot 9 ; Saltfleet Township, concession 1, lot 9 ; concession 2, lots 5–6.— APC, MG 23, HII, 18 (photocopies) ; RG 1, L3, 418 : P misc., 1800–1856/95–96 ; RG 68, General index, 1651–1841 : ff.249–250, 402, 407, 410, 412, 535, 631.— Brant Land Registry Office (Brantford, Ontario), Abstract index to deeds, Burford Township : f.147 (mfm aux AO, GS 1822).— MTL, U.C., Court of Common Pleas, Nassau District, minutes.— Niagara North Land Registry Office (St Catharines, Ontario), Abstract index to deeds, Grimsby Township : ff.8, 18 (mfm aux AO, GS 1914).— Wentworth Land Registry Office (Hamilton, Ontario), Abstract index to deeds, Ancaster Township : ff.190, 235, 270 (mfm aux AO, GS 1395).— « Board of land office, District of Hesse », AO Report, 1905 : 132, 211.— « United Empire Loyalists : enquiry into losses and services », AO Report, 1904 : 982.— Corr. of Lieut. Governor Simcoe (Cruikshank), 1 : 10s. ; 4 : 347–349.— « Loyalist and pioneer families of West Lincoln, 1783–1833 », R. J. Powell, compil., Annals of the Forty ([Grimsby, Ontario]), no 7 (1956).— Pearl Wilson, « Nathaniel Pettit », OH, 32 (1937) : 192–202.

Bibliographie générale

FR:Citations

Bruce A. Parker, « PETTIT, NATHANIEL », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 5, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 24 nov. 2017, http://www.biographi.ca/fr/bio/pettit_nathaniel_5F.html.

Information à utiliser pour d'autres types de référence bibliographique

Permalien: http://www.biographi.ca/fr/bio/pettit_nathaniel_5F.html
Auteur de l'article:   Bruce A. Parker
Titre de l'article:   PETTIT, NATHANIEL
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 5
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1983
Année de la révision:   1983
Date de consultation:   24 novembre 2017